10– CELUI QUI AIME A DÉJÀ FRANCHI LA MORT (S 89) Refrain : Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort, Rien ne pourra le sĂ©parer de l’amour du Dieu vivant ! 1-Si notre faim de ta Auteurs Dors, toi qui ne sais pas encore / Tout ce qui t’attend dehors / Quand la vie te jettera dans la gueule du loup / Quand tu reviens de l’école / En me posant des colles / Sur la vie ou tout autre sujet
 La rage au corps / La mort au cƓur / J’te veux encore / J’en vis et j’en meurs / / Tu m’jettes pis tu m’prends / Mais lĂ  c’est une fois de trop / Veux-tu boire tout mon sang / Me ronger jusqu’aux os?
 Dans mes nuits, je vois des murs de feu / Je traverse des ocĂ©ans de sang / Je croise le fer avec les anges de l’enfer / Et mes jours sont un long tunnel / Au bout duquel / Tu m’appelles / / Attends-m
 Gitan / Je rĂȘvais enfant / De vivre libre comme un gitan / / Je voyais des plages / De sable noir / OĂč couraient des chevaux sauvages / / Et je dessinais dans mes cahiers / Les sentiers secrets / De
 J’ai l’blues de vous / Mes amis disparus / / J’ai l’blues de vous / Mes amis disparus / Le blues de vous / Je vous cherche partout / Dans les bars, dans les rues / Dans ces lieux incongrus / OĂč nous 
 L’avion va se poser / Je n’reconnais pas / Les lumiĂšres de ma ville / Dans la nuit immobile / Prenez-moi dans vos bras / Je reviens de loin / Ne me demandez pas / De quel pays je viens / Devant les do
 J’ai mis du bois d’érable dans la cheminĂ©e / Qu’il est loin dĂ©jĂ  notre Ă©tĂ© / Et le jeu de Scrabble restĂ© sur la table / À la lettre oĂč tu l’as laissĂ© / / Peut-on aimer si fort qu’il n’en reste rien /
 Tant de fois j’ai tentĂ© / D’aller toucher les Ă©toiles / Que souvent en tombant / Je m’y suis fait mal / / Tant de fois j’ai pensĂ© / Avoir franchi les limites / Mais toujours une femme / M’a remis en 
 Aimer / Comme j’t’ai aimĂ©e / J’pensais pas qu’ça s’pouvait / J’savais pas qu’ça existait / / T’aimer / T’aimer comme j’t’ai aimĂ©e / Y a pas un homme au monde / MĂȘme sur le toit du monde / Qui t’aimer
 Il faut vivre avec celui qu’on aime / Avoir la force ou la faiblesse / De partir sans laisser d’adresse / Il faut vivre avec celui qu’on aime / En gardant de la tendresse / Pour ceux qu’on laisse / Po
 7- Heureux celui Ă  qui Dieu pardonne, toutes ses fautes, tous ses pĂ©chĂ©s. 6 NE CRAIGNEZ PAS - G 139 Ne craignez pas pour votre corps, Ne craignez pas devant la mort. Levez les yeux vers le Seigneur ; Criez vers lui sans perdre cƓur. 1 - Vous qui ployez sous le fardeau, Vous qui cherchez le vrai repos. 2 - Vous qui tombez sur le chemin, Le cƓur blessĂ© par ï»żParoles de la chanson Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort par Chansons de messe d'enterrement Refrain Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort. Rien ne pourra le sĂ©parer de l'amour du Dieu vivant. Si notre faim de la Parole Nourri nos corps brisĂ©s, Devant toi, Seigneur, Nous aurons le cƓur en paix. Si nous avons donnĂ© Ă  boire A celui qui a soif, Devant toi, Seigneur, Nous aurons le coeur en paix. Si notre soif de la lumiĂšre Nous a fait franchir la peur, Devant toi, Seigneur, Nous aurons le cƓur en paix. Si nous avons rĂ©chauffĂ© l'Ăąme De celui qui perdait cƓur, Devant toi, Seigneur, Nous aurons le coeur en paix. Si le dĂ©sir de ton visage Nous a fait crier ton nom, Devant toi, Seigneur, Nous aurons le cƓur en paix. Si nous avons rendu visite A celui qui Ă©tait seul, Devant toi, Seigneur, Nous aurons le coeur en paix. Si l'espĂ©rance de ta gloire Nous a fait tenir debout, Devant toi, Seigneur, Nous aurons le cƓur en paix. Si nous avons ouvert nos portes A celui qu'on rejetait, Devant toi, Seigneur, Nous aurons le coeur en paix. R Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort. Rien ne pourra le sĂ©parer de l’amour du Dieu vivant. 1- Si notre faim de ta Parole a nourri nos corps brisĂ©s, Devant toi, Seigneur, Nous aurons Pour le dernier adieu Accueille en ta tendresse Pierre Gauffriau Adieu l’ami, adieu mon frĂšre Jean-Claude Gianadda BaptisĂ© dans la lumiĂšre de JĂ©sus Michel Scouarnec Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort Michel Scouarnec Chercher avec toi Marie Jean-Claude Gianadda Dans la ville oĂč tu t’en vas Didier Rimaud Depuis l’aube oĂč sur la terre Claude Bernard Dieu vivant, rappelle-toi Didier Rimaud En toi j’ai mis ma confiance Charles-Eric Hauguel Entre les mains de notre PĂšre Philippe Robert Garde moi mon Seigneur CommunautĂ© de l’Emmanuel Grain de blĂ© Chemin Neuf Il restera de toi Michel Scouarnec Je veux te glorifier CommunautĂ© de l’Emmanuel Je viens vers toi les mains ouvertes Je vous ai choisis CommunautĂ© de l’Emmanuel Je vous salue Marie Les saints et les saintes de Dieu CommunautĂ© de l’Emmanuel L’hiver ne chasse pas le printemps Marie-Pierre Faure Mon Ăąme se repose en paix TaizĂ© N’aie pas peur Georges Lefebvre Ni la mort, ni la vie Gilles du Boullay Oui je me lĂšverai Lucien Deiss Plus prĂšs de toi mon Dieu CommunautĂ© de l’Emmanuel Quand s’éveilleront nos cƓurs Michel Scouarnec Que le Seigneur te reçoive prĂšs de lui Claude Bernard Sur le seuil de sa maison Tiens ma lampe allumĂ©e Jean-Claude Gianadda Toi notre ami oĂč donc vas-tu Jean Servel Trouver dans ma vie ta prĂ©sence Jean-Claude Gianadda Tu as Ă©tĂ© plongĂ© dans la mort de JĂ©sus Didier Rimaud Vers toi, j’élĂšve mon Ăąme CommunautĂ© de l’Emmanuel Vienne le jour des retrouvailles Michel Scouarnec D’autres chansons Adieu l’ami Patrick Richard Amazing grace Angels Robbie Williams Chercher avec toi Marie Jean-Claude Gianadda Deep River Gospel Evidemment France Gall I’ll walk with God Gospel Ils sont nombreux les bienheureux Robert Lebel Je m’envolerais Daniel Lavoie Juste un au revoir CĂ©liane Kumbaya my Lord Gospel La chanson de l’adieu Nana Mouskouri La fin du chemin Michel Delpech Marie, tendresse des pauvres Jean-NoĂ«l Klinguer May it be Enya My heart will go on CĂ©line Dion Oraison Hubert Bourel Over the rainbow Eva Cassidy Puisque tu pars Jean-Jacques Goldman Savoir Aimer Florent Pagny Sois dans la paix SolidĂ©o Sois tranquille Emmanuel Moire Tant de belles choses Françoise Hardy Time to say goodbye Andrea Bocelli Trouver dans ma vie ta prĂ©sence Jean-Claude Gianadda Va en paix CĂ©liane Vole CĂ©line Dion
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Ellessavent bien, parce que dĂ©jĂ , vendredi, avant que ne commence le grand Shabbat, celui de la fĂȘte de la PĂąque juive, Pessa'h, elles ont tout prĂ©parĂ© : les aromates, les parfums, tout est prĂȘt. Elles savent exactement ce qu’il faut faire, parce que c’est leur affaire. Elles savent soigner et embaumer les corps. Elles sont les gardiennes des rituels funĂšbres.

Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s LE STEEPLE-CHASE est une discipline impitoyable pour les chevaux et les jockeys. Le Grand Steeple-chase de Paris, disputĂ© dimanche 18 juin Ă  Auteuil, a connu une fin dramatique. Peu aprĂšs avoir franchi la ligne en vainqueur, Ubu III, montĂ© par Philippe Chevalier, s'est mis Ă  tituber, avant de s'Ă©crouler mort. Le cheval, qui appartenait Ă  la marquise de Moratalla, a Ă©tĂ© victime d'une rupture d'anĂ©vrisme. Avec 1 million de francs au propriĂ©taire du gagnant, le Grand Steeple-chase est la course d'obstacles la mieux dotĂ©e en Europe. Mais c'est Ă©galement la plus Ă©prouvante, avec un itinĂ©raire de 5 800 mĂštres et vingt-trois obstacles Ă  franchir. Seuls les spĂ©cialistes peuvent aller jusqu'au bout d'un tel parcours. Les chevaux destinĂ©s aux courses d'obstacles sont ĂągĂ©s de cinq ans minimum. En majoritĂ©, ce ne sont pas des pur-sang fragiles, mais des demi-sang dĂ©signĂ©s sur les programmes par les initiales AQPSA Autres que pur-sang anglais. Comme Ubu III, les demi-sang sont capables de sauter et de galoper des kilomĂštres durant sans reprendre leur souffle, d'aller jusqu'au bout de leur capacitĂ© thoracique. Aussi les appelle-t-on buveurs d'air », car ils ne s'arrĂȘtent que lorsqu'ils ne peuvent plus respirer... Souvent, le poteau est dĂ©jĂ  franchi. Fort heureusement, un cas extrĂȘme comme celui d'Ubu III reste exceptionnel. Ils rĂ©cupĂšrent gĂ©nĂ©ralement trĂšs vite. Ces sauteurs possĂšdent souvent moins de vitesse que les chevaux de plat, mais disposent d'une aptitude quasi hĂ©rĂ©ditaire Ă  franchir les obstacles. Des Ă©talons comme Cadoudal, tĂȘte de liste des reproducteurs, transmettent Ă  leurs produits une sorte de don innĂ©. Il suffit ensuite aux entraĂźneurs de les dresser avec patience par de longues sĂ©ances de gymnastique matinale. Ainsi, ils passent tout naturellement, en souplesse et sans apprĂ©hension, presque les yeux fermĂ©s », les gros obstacles d'Auteuil. Principalement le rail ditch and fence, le juge de paix » selon les jockeys un bond de 4 mĂštres de long et 1,60 mĂštre de haut. Quant Ă  la fameuse riviĂšre des Tribunes, elle mesure 2,85 mĂštres. Il fallait la franchir deux fois dans le Grand Steeple-chase de Paris. Il vous reste de cet article Ă  lire. La suite est rĂ©servĂ©e aux abonnĂ©s. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă  la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă  consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă  lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă  des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.
Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort (S 89)” by ChƓur Jubilemus/Bertrand Bayleă‚’èŽăăȘらAWAă§ă€‚è©ŠèŽă‚‚ćŻèƒœă€‚æ­Œè©žă‚„ăƒŠăƒŒă‚¶ăƒŒăźäœœăŁăŸă‚ȘăƒȘă‚žăƒŠăƒ«ăȘăƒ—ăƒŹă‚€ăƒȘă‚čトすăčおにス
Liste des chants pour les funĂ©railles Liturgie de l’accueil EntrĂ©e Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort S 89 Depuis l’aube oĂč sur la terre I 29 Dieu nous accueille en sa maison A 174 En toi, Seigneur mon espĂ©rance G 7 LumiĂšre des hommes G 128-2 Ô Seigneur, je viens vers toi E 116 Oui, je me lĂšverai G 48 Ouvre mes yeux, Seigneur G 79-1 Ouvre mes yeux, Seigneur G 79-3 Peuple de baptisĂ©s K 106 Seigneur JĂ©sus, tu es vivant J 16 Seigneur, rassemble-nous D 87 Si le PĂšre vous appelle T 154-1 Si l’espĂ©rance t’a fait marcher G 213 Souviens-toi de JĂ©sus-Christ I 45 Sur les routes de l’Alliance G 321 Tu es notre Dieu A 187 Tu nous guideras J 15 Rite de la lumiĂšre BaptisĂ© dans la lumiĂšre de JĂ©sus I 297 Dieu est amour D 116 LumiĂšre des hommes G 128-2 Ô Seigneur, je viens vers toi E 116 Peuple de baptisĂ© K 106 Toi qui es lumiĂšre E 131 PrĂ©paration pĂ©nitentielle Dans ton amour, pitiĂ© pour moi AL 220 Homme au milieu des hommes A 220-1 JĂ©sus, Berger de toute humanitĂ© G 310-1 JĂ©sus, Verbe de Dieu, kyrie eleison G 323-1 Kyrie de LĂ©cot Ô Seigneur, je viens vers toi E 116 Ô Seigneur, Toi qui sais pardonner AL 102 PrĂ©paration pĂ©nitentielle du rituel AL 158 Seigneur, j’accueille ton pardon G 25-52 Retour Liturgie de la Parole Psaumes 01-Garde mon Ăąme dans la paix Ps 4 02-Garde-moi, Seigneur, mon Dieu Ps 15 03-Le Seigneur est mon berger Ps 22 04-Le Seigneur est mon berger Ps 22 05-Le Seigneur me conduit Ps 22 06-Vers Toi, Seigneur, j’élĂšve mon Ăąme Ps 24 07-Dans ma misĂšre, je crie vers toi Ps 24 08-Guide nos pas, Seigneur Ps 24 09-Je lĂšve les yeux vers toi Ps 24 10-Le Seigneur est ma lumiĂšre Ps 24 11-Nous verrons la bontĂ© du Seigneur Ps 26 12-Seigneur, donne-leur le repos Ps 26 13-Mon espoir, c’est ta parole Ps 30 14-En tes mains, Seigneur Ps 30 15-Mes temps sont dans ta main Ps 30 16-Donne la paix, Seigneur Ps 33 17-Mon Ăąme a soif du Dieu vivant Ps 41 18-Conduis-nous, Seigneur JĂ©sus Ps 41 19-Seigneur, en ta demeure Ps 62 20-Ô Seigneur, prĂšs de toi Ps 62 21-Proche est le Seigneur Ps 85 22-Seigneur, ton amour soit sur nous Ps 102 23-BĂ©ni sois-tu, Seigneur Ps 102 24-Je marcherai en prĂ©sence Ps 114-115 25-Heureux les habitants Ps 121 26-Donne la paix, Seigneur Ps 121 27-Je mets mon espoir Ps 129 28-N’oublie pas Seigneur Ps 142 29-Écoute, Seigneur, ma priĂšre Ps 142 Acclamation avant l’Évangile AllĂ©luia au choix Gloire au Christ, Parole Ă©ternelle A 7 Gloire et louange Ă  Toi U 48 Pain de Dieu pour notre marche U 11-21 Parole Ă©ternelle du PĂšre U 13-94 Ta Parole est la lumiĂšre de mes pas U 11-19A Ta Parole est notre pain D 159-3 Ta Parole, Seigneur, est vĂ©ritĂ© Z 18 Refrains pour la PriĂšre Universelle Partitions des Refrains ci-dessous Dieu de tendresse, souviens-toi de nous. Écoute nos priĂšres, Seigneur, exauce-nous. En toi, notre cƓur espĂšre, Seigneur. Entends le cri des hommes monter vers Toi, Seigneur. Nos yeux levĂ©s vers Toi, Seigneur, espĂšrent ta bontĂ© Ô Christ ressuscitĂ©, exauce-nous. Par JĂ©sus-Christ, ton Serviteur, nous te prions, Seigneur. Seigneur, entends la priĂšre qui monte de nos cƓurs. SĂ»rs de ton amour et forts de notre foi, Seigneur nous te prions. Toi qui es lumiĂšre, toi qui es l’amour
 Tu es notre Dieu et nous sommes ton peuple
 Retour Liturgie de l’au-revoir Chants d’adieu Ami que Dieu appelle S 48 Celui que Dieu protĂšge S 11 Dans la ville oĂč tu t’en vas S 57-1 Donne-lui ta lumiĂšre S 46 Entre les mains de notre PĂšre SL 42-1 Entre tes mains P 160 La mort ne peut me garder S 21-2 Que le Seigneur te reçoive prĂšs de Lui S 43-41 Sur le seuil de sa maison SL 41-2 Tu as Ă©tĂ© plongĂ© dans la mort de JĂ©sus S 69-1 Chants pendant l’aspersion Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort S 89 En toi, Seigneur, mon espĂ©rance G 7 Ils sont nombreux les bienheureux W 72 Je mets mon espoir dans le Seigneur Z 129 JĂ©sus, me voici devant Toi P 510 Plus prĂšs de toi, mon Dieu P 35-27 Cantique de la Vierge Marie Z 170 Magnificat de TaizĂ© Chants Ă  Marie BĂ©ni sois-tu, Seigneur Soyez bĂ©ni V 24 Chercher avec toi, Marie V 282 CouronnĂ©e d’étoiles V 44-58 Je vous salue, Marie V 15 La premiĂšre en chemin V 565 Marie de la tendresse V 301 Marie, tendresse des pauvres V 231 Regina cĂŠli RĂ©jouis-toi, Marie V 144 Salve Regina Toi, Notre-Dame V 153 Vierge de lumiĂšre V 223 Vierge sainte, Dieu t’a choisie V 136 Chants de Communion s’il y a eucharistie Celui qui a mangĂ© D 140-2 C’est Toi, Seigneur, le pain rompu D 293 En mĂ©moire du Seigneur D 304-1 Le pain que tu nous donnes D 83 Pain vĂ©ritable D 103 Partageons le pain du Seigneur D 39-31 Pour que nos cƓurs D 308 Tu es le Dieu fidĂšle D 163
dansta belle maison paroles. nathalie baye et johnny rupture. PubliĂ© le 5 juin 2022. À toi l'honneur et la puissance, Dans ta prĂ©sence je veux rester. Le Seigneur te fait savoir qu'il te fera lui-mĂȘme une maison. 113 - DANS TA PRESENCE Dans Ta prĂ©sence, Tu me rafraĂźchis, C'est auprĂšs de Toi que je suis bĂ©ni.
M. George Massad et M. Renek Jorgenson vous invitent Ă  vous associer Ă  la cĂ©lĂ©bration de leur mariage, le 3 mai 2014... » La cĂ©rĂ©monie s'est dĂ©roulĂ©e Ă  San Francisco, aux États-Unis, oĂč le mariage homosexuel est autorisĂ© sur une partie du y a quelques semaines, la nouvelle du mariage de George, libanais originaire de ZahlĂ©, et de son partenaire amĂ©ricain de longue date a circulĂ© sur les rĂ©seaux sociaux – avec ou sans le consentement des principaux concernĂ©s –, George ayant postĂ© sur sa page Facebook des photos de la George n'est pas le premier homosexuel de nationalitĂ© libanaise Ă  avoir franchi le pas du mariage. En revanche, il est le premier Ă  avoir d'une maniĂšre ou d'une autre mĂ©diatisĂ© cette union, qui n'a pas d'ailleurs manquĂ© de soulever un tollĂ© sur les rĂ©seaux sociaux, alors qu'au Liban le dĂ©bat sur le mariage gay est loin d'ĂȘtre ouvert, du moins Ă  un niveau officiel. En effet, les homosexuelles au Liban – pays qui se vante d'ĂȘtre l'un des artisans de la Charte internationale des droits de l'homme – ont encore un long chemin Ă  parcourir pour se faire accepter et reconnaĂźtre en tant qu'individus ordinaires ayant simplement le droit d' n'en reste pas moins que de nombreux gays et lesbiennes, Ă  l'instar de leurs homologues dans les autres pays, Ă©prouvent ce dĂ©sir, voire ce besoin, de se caser ». Beaucoup d'entre eux l'ont dĂ©jĂ  fait et vivent Ă  l'Ă©tranger avec leur conjoint. La question du mariage homosexuel revĂȘt deux aspects, le dĂ©sir de reconnaissance, d'une part, et l'amour, d'autre part, explique Chawki Azouri, psychiatre et psychanalyste. Le dĂ©sir de reconnaissance est renforcĂ© par la sĂ©grĂ©gation sociale, idĂ©ologique et culturelle dont ont Ă©tĂ© frappĂ©s les homosexuels depuis des annĂ©es et dont en tĂ©moignent les modalitĂ©s d'exclusion et de condamnation qui continuent Ă  ĂȘtre pratiquĂ©es, notamment dans les pays de la rĂ©gion, comme en Arabie saoudite et en Iran Ă  titre d'exemple oĂč ils sont passibles de peine de mort. Longtemps victimes de lapidation, d'emprisonnement, de mort, etc., les homosexuels rĂ©clament donc aujourd'hui rĂ©paration, celle d'ĂȘtre reconnus dans leur diffĂ©rence sexuelle. » Pour mĂ©moire Liban L'ordre des mĂ©decins interdit la pratique du test de la honte » La notion du mariage revĂȘt deux dimensions sociale et amoureuse, poursuit Chawki Azouri. Deux ĂȘtres qui s'aiment ont cette certitude immĂ©diate que l'autre incarne leur vĂ©ritĂ©, ce qui les pousse Ă  envisager le mariage. Celui-ci vient ainsi sceller socialement l'Ă©tat amoureux entre ces deux personnes qui sont convaincues qu'ils sont faits l'un pour l'autre dĂ©finitivement. Pourquoi donc deux ĂȘtres qui s'aiment devraient tenir compte de leur diffĂ©rence sexuelle ? Dans Fragments d'un discours amoureux, Roland Barthes nous a appris que l'Ă©tat amoureux n'a pas de sexe. ConcrĂštement, cela veut dire que quand un homme aime une femme, il n'aime pas une femme sexuĂ©e diffĂ©remment de lui. Il aime un ĂȘtre. Et ces deux ĂȘtres qui s'estiment complĂ©mentaires veulent qu'on reconnaisse leur amour sur le plan social. » VisibilitĂ© vs invisibilitĂ©JoĂ«lle Haroun, ethno-psychologue et anthropologue, ne partage pas cet avis. Elle estime que la reconnaissance sociale que recherche la communautĂ© gay peut, bien au contraire, lui porter prĂ©judice, en la mettant en danger par rapport aux personnes extrĂ©mistes, d'autant qu'on a du mal Ă  accepter la diffĂ©rence, qu'elle soit religieuse, ethnique, sociale, sexuelle, matĂ©rielle, etc. ». On a tous le psychisme qui rĂ©agit comme le physique, ajoute-t-elle. Lorsqu'on attrape un virus ou une bactĂ©rie Ă  titre d'exemple, pour se dĂ©fendre, le corps rĂ©agit. Le mĂȘme principe s'applique Ă  la sociĂ©tĂ©. On est tolĂ©rant envers les autres "diffĂ©rents" tant que l'on n'est pas directement touchĂ©. Mais du moment oĂč cette diffĂ©rence "envahit" le cercle familial, social, gĂ©ographique ou autre, le rejet va se produire. »JoĂ«lle Haroun note ainsi que le fait d'Ă©voquer les bĂ©nĂ©fices, surtout sociaux, que peut offrir un mariage gay consiste Ă  entrer dans la visibilitĂ© ». Or, jusqu'Ă  aujourd'hui, les homosexuels, dans leur majoritĂ©, vivent dans l'invisibilitĂ©, justement parce qu'ils sont victimes d'intolĂ©rance, constate-t-elle. C'est Ă  ce niveau que se pose tout le dĂ©bat. Faut-il ĂȘtre visible ou rester dans l'invisibilitĂ© ? Il est Ă©vident que les sociĂ©tĂ©s prĂ©fĂšrent l'invisibilitĂ©, mais la communautĂ© gay recherche la visibilitĂ© pour se sentir moins ostracisĂ©e et harcelĂ©e. En rĂ©alitĂ©, ce n'est pas le cas. Dans les pays oĂč le mariage gay a Ă©tĂ© lĂ©galisĂ©, les homosexuels sont de plus en plus victimes de harcĂšlement et de rejet. C'est ce qui se passe, Ă  titre d'exemple, en Afrique du Sud oĂč depuis la promulgation de la loi, les agressions contre les homosexuels se sont multipliĂ©es. » Le mariage gay est une arme Ă  double tranchant », insiste encore JoĂ«lle Haroun. De nombreux homosexuels prĂ©fĂšrent ne pas rentrer dans cette visibilitĂ© pour ne pas courir de risques, fait-elle remarquer. Ce qui n'est pas totalement faux. En effet, les parents peuvent mettre un enfant Ă  la porte, un employĂ© peut perdre son emploi, etc. Dans certains milieux, cette visibilitĂ© ne dĂ©range pas, comme dans le monde du show-business ou dans le monde intellectuel, mais ce sont des cercles minoritaires. Donc, ceux qui rĂ©clament le mariage sont mal dans leur peau et pensent qu'en ayant une reconnaissance lĂ©gale, ils se sentiront mieux. Ce n'est qu'une fausse croyance, parce qu'avec ou sans le mariage, ce mal-ĂȘtre persistera. » Dans l'AntiquitĂ©, les Grecs avaient encouragĂ© les relations homosexuelles chez les garçons Ă  l'adolescence, pour leur faire dĂ©couvrir cette orientation sexuelle avant le mariage, rappelle JoĂ«lle Haroun. Ils ont mĂȘme interdit les relations sexuelles avec les femmes au moment de l'adolescence, celles-ci ne devant avoir lieu qu'Ă  une Ă©tape suivante, plus Ă©voluĂ©e et plus mature. Je pense que c'est le seul peuple au monde qui a institutionnalisĂ© l'homosexualitĂ© dĂšs l'adolescence. Plus tard, avec le changement des sociĂ©tĂ©s et l'avĂšnement du christianisme et des autres religions, les choses ont changĂ©. Tout ce qui reprĂ©sentait le corps et le plaisir a Ă©tĂ© complĂštement Ă©crasĂ© et les choses se faisaient en cachette. Ce sont donc les religions en gĂ©nĂ©ral qui ont instaurĂ© cette invisibilitĂ©. »Et JoĂ«lle Haroun d'avancer Il faut savoir garder une distance entre la visibilitĂ© et l'invisibilitĂ©, d'autant que la visibilitĂ© extrĂȘme de la diffĂ©rence mĂšne Ă  l'intolĂ©rance. Cela ne veut pas dire qu'il faut ĂȘtre en uniforme. Il faut ĂȘtre discret et garder un juste milieu entre une visibilitĂ© normale et une invisibilitĂ©. » Pour mĂ©moire La SociĂ©tĂ© libanaise de psychiatrie, l'homosexualitĂ© et les thĂ©rapies rĂ©paratrices »... PerpĂ©tuer une histoire d'amour...Quid des enfants ? Le fait de vouloir avoir des enfants s'inscrit dans la mĂȘme logique qui pousse un couple amoureux Ă  se marier, affirme Chawki Azouri. L'enfant vient ainsi perpĂ©tuer cette histoire d'amour. Il en est une concrĂ©tisation. Évidemment, l'amour ne dure pas Ă©ternellement, mais Ă  l'instant mĂȘme oĂč l'Ă©tat amoureux est Ă  son essor, le dĂ©sir de reconnaissance sociale est trĂšs important. À l'instar des couples hĂ©tĂ©rosexuels qui s'aiment et qui ont le dĂ©sir fĂ©roce d'avoir un enfant qui soit le fruit de cet amour, il n'y a aucune raison de priver un couple homosexuel qui, anatomiquement, n'a pas la possibilitĂ© de se faire un enfant d'en adopter un afin de perpĂ©tuer dans le cycle d'une vie l'amour des parents. Bien que nous n'ayons pas assez de recul sur la question, nous savons, en tant que psychanalystes, que les enfants Ă©levĂ©s par des couples homosexuels n'ont pas plus de problĂšmes que ceux Ă©levĂ©s par des hĂ©tĂ©rosexuels. »JoĂ«lle Haroun est d'un tout autre avis. Dans toutes les religions, le mariage a pour but ultime la procrĂ©ation, note-t-elle. Or l'homosexualitĂ© est, dans ce contexte, l'antimariage par excellence, d'autant que les couples homosexuels sont des couples stĂ©riles. Ils essaient de dĂ©tourner cette stĂ©rilitĂ© physique par une autre loi, celle de l'adoption ou le recours Ă  une mĂšre porteuse. C'est comme s'ils cherchaient Ă  vivre comme tout le monde. De toute maniĂšre, ils sont obligĂ©s de passer par le corps d'une femme, sachant que les lesbiennes ont une possibilitĂ© de grossesse rĂ©elle grĂące Ă  la procrĂ©ation mĂ©dicalement assistĂ©e. Dans tous les cas, le fait de voir un enfant grandir au sein d'un couple homosexuel me paraĂźt invraisemblable. Le modĂšle de deux parents d'un mĂȘme sexe est une distorsion grave du psychisme de l'enfant. »Une opinion que Chawki Azouri dĂ©sapprouve La fonction paternelle ou maternelle n'a aucune relation avec le sexe anatomique de celui qui l'occupe. Dans beaucoup de couples hĂ©tĂ©rosexuels, c'est la femme qui fait office de loi, au moment oĂč le mari est effacĂ©. Donc, ce n'est pas tant une question anatomique que de fonctions. Le pĂšre a la fonction d'introduire l'enfant au social, au langage, Ă  l'interdit, au dĂ©tachement. La mĂšre a une fonction presque inverse. Pour Ă©lever un enfant, ces fonctions peuvent ĂȘtre remplies autant par deux femmes que par deux hommes. Ainsi la fille d'un couple d'homosexuels ne va pas s'identifier Ă  une anatomie, mais Ă  une fonction. Si l'un des deux hommes remplit ainsi la fonction maternelle, elle va s'identifier Ă  lui et acquĂ©rir la fonction maternelle. »Et Chawki Azouri de conclure La reconnaissance sociale est importante. Lorsque la sociĂ©tĂ© reconnaĂźtra ce qu'elle pense ĂȘtre anormal, tout rentrera dans la normalitĂ©. Cela s'applique Ă  l'homosexualitĂ©. Les gens rejettent la diffĂ©rence momentanĂ©ment. Il faut donner Ă  chaque chose son temps. » Lire aussiAcquitter une transsexuelle, une dĂ©cision qui peut faire jurisprudence... Au Liban, les homosexuels sont encore loin d'ĂȘtre tolĂ©rĂ©s Au Liban, comme au niveau mondial, les jeunes de plus en plus touchĂ©s par le sida La vie tourmentĂ©e de l'homosexuel libanais M. George Massad et M. Renek Jorgenson vous invitent Ă  vous associer Ă  la cĂ©lĂ©bration de leur mariage, le 3 mai 2014... » La cĂ©rĂ©monie s'est dĂ©roulĂ©e Ă  San Francisco, aux États-Unis, oĂč le mariage homosexuel est autorisĂ© sur une partie du y a quelques semaines, la nouvelle du mariage de George, libanais originaire de ZahlĂ©, et de son partenaire amĂ©ricain de...
Onest chez mon frĂšre, celui qui jamais nous envie, Celui qui aime la terre, l'eau, qui a les enfants pour amis, Lui il sait se taire, on Ă©coute ce qu'il dit, Car jamais, jamais, jamais de sa bouche n'apparaĂźt le mĂ©pris. L'humour est son petit frĂšre, l'amour son aĂźnĂ©, Son nom reprĂ©sente la terre: il s'appelle YAKAMONEYE! Refrain Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la ne pourra le sĂ©parer de l'amour du Dieu notre faim de la ParoleNourri nos corps brisĂ©s,Devant toi, Seigneur,Nous aurons le cƓur en nous avons donnĂ© Ă  boireA celui qui a soif,Devant toi, Seigneur,Nous aurons le coeur en notre soif de la lumiĂšreNous a fait franchir la peur,Devant toi, Seigneur,Nous aurons le cƓur en nous avons rĂ©chauffĂ© l'ĂąmeDe celui qui perdait cƓur,Devant toi, Seigneur,Nous aurons le coeur en le dĂ©sir de ton visageNous a fait crier ton nom,Devant toi, Seigneur,Nous aurons le cƓur en nous avons rendu visiteA celui qui Ă©tait seul,Devant toi, Seigneur,Nous aurons le coeur en l'espĂ©rance de ta gloireNous a fait tenir debout,Devant toi, Seigneur,Nous aurons le cƓur en nous avons ouvert nos portesA celui qu'on rejetait,Devant toi, Seigneur,Nous aurons le coeur en paix. Enfranchissant la barre des 100.000 euros, Kristofer rayonne. On l’aura compris, son inscription Ă  N’oubliez pas les paroles n’est pas le fruit du hasard. Du reste, face Ă  Nagui, il accepte de dĂ©voiler en partie son leitmotiv. PassionnĂ© par la musique depuis son plus jeune Ăąge, il rĂȘve de reprendre des cours de piano et pourquoi
DEFUNTS – OBSEQUES Partitions Voir Celui_qui_aime_a_dĂ©jĂ _franchi_la_mort_S89 Cette partition est protĂ©gĂ©e, veuillez vous connecter. RĂ©fĂ©rences de la partition Cote SECLI S89 T M Jo Akepsimos Ed Chantons en Ă©glise Paroles Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort, Rien ne pourra le sĂ©parer de l’amour du Dieu vivant ! 1. Si notre faim de ta Parole a nourri nos corps brisĂ©s, Devant toi, Seigneur, nous aurons le cƓur en paix. Ce contenu est diffusĂ© Ă  des fins pĂ©dagogiques. Veuillez vous identifier pour avoir accĂšs Ă  la suite contenu. Merci de nous aider Ă  protĂ©ger la crĂ©ation artistique!

chantscatholiques pour les funĂ©railles en lien avec la parole. Comment embellir la messe d'enterrement par la musique et les chants ? Chant en lien avec la Parole. AprĂšs l’HomĂ©lie,

Comment allez-vous ? s’enquiĂšrent avec sollicitude nos amis, et j’hĂ©site Ă  leur faire une rĂ©ponse qui pourrait sembler emphatique, Nous allons entre la vie et la mort »  Et c’est pourtant la seule appropriĂ©e, depuis la mort de Brieuc notre pensĂ©e ne le quitte plus, nous n’avons d’intĂ©rĂȘt que pour lui, nous lui consacrons toute notre Ă©nergie, tous nos instants disponibles. Mort, il envahit notre vie. C’est ce qu’on appelle en clinique je crois le phĂ©nomĂšne du membre fantĂŽme un amputĂ© de la jambe aura des dĂ©mangeaisons d’orteils, ou souffrira d’arthrose au genou, pourtant manquants. Le membre absent proteste de sa prĂ©sence, il harcĂšle la conscience ou le schĂ©ma corporel de son porteur, il fourmille. Curieusement, cette prĂ©sence lancinante ou spectrale ne concerne pas pas encore ? mes rĂȘves ; plus mallĂ©ables, ils devraient pourtant moins rĂ©sister Ă  cette poussĂ©e du fantĂŽme que les perceptions de la veille, eh bien non dans les miens, toujours abondants, la mort de Brieuc ne s’est pas faufilĂ©e, ou du moins pas directement. Je revis par exemple mon enfance Ă  Melun, je parcours la ville qui s’est transformĂ©e d’étrange façon, j’y remarque une concentration inhabituelle de boutiques d’obsĂšques et de marbriers, pourquoi ? La raison m’en Ă©chappe complĂštement. Le mĂȘme rĂȘve saute de lĂ  Ă  la maison de nos amis D., Ă  la campagne pour franchir le seuil de leur imposante demeure, il faut dĂ©sormais traverser une enfilade de tombes qui encombrent la façade et l’entrĂ©e principale, quel disgracieux entassement de marbres, de croix et d’inscriptions funĂ©raires, Ă  quoi donc ont pensĂ© nos amis ? Ou encore la Croix-rouge collecte du sang, d’un seul coup on en manque gravement, il faut rassembler beaucoup de donneurs – pour la Syrie, pour quelle cause Ă©trangĂšre ? Ce n’est pas dit mais l’urgence est impĂ©rative et ne se discute pas
, on donne son sang ». Bizarre comme le nĂ©gatif pĂ©nĂštre le rĂȘve par litote, obliquement ; la nuit derniĂšre, c’étaient des titre de journaux, barrĂ©s de noir qui annonçaient une catastrophe nulle part lisible en clair, je n’arrive pas dans le rĂȘve Ă  dĂ©chiffrer la une, je la survole du regard en m’étonnant de loin devant tout ce noir », qu’est-il arrivĂ© ? La mort respecte le rĂȘve, ou le rĂȘve tient quelques temps encore la mort en respect, lui oppose un cordon sanitaire tant que tu dormiras, semble me signifier le rĂȘve, je te mettrai Ă  l’abri de ça. VĂ©rification de la thĂšse du rĂȘve gardien du sommeil », ou de l’affirmation princeps de la Traumdeutung, le rĂȘve-rĂ©alisation-du-dĂ©sir ? ThĂ©orie qui m’a toujours parue forcĂ©e, invĂ©rifiable. Si comme le prĂ©tend Freud nos rĂȘves Ă©pousaient nos dĂ©sirs, Brieuc devrait pousser la porte de la chambre, s’entretenir familiĂšrement avec nous ou jouer avec ses enfants dans la piĂšce, notre vie se dĂ©doublerait, on le pleurerait le jour mais la nuit nous le rendrait pour quelques heures, comme avant. Le rĂȘve qui enregistre si mal la rĂ©alitĂ© n’est donc pas non plus un film de fiction, ou de fantaisie. Il ne me propose pas de rembobiner l’histoire, d’effacer l’accident et de tout remonter, en enfonçant quelque fictive commande Replay ; l’imaginaire du dormeur n’a pas cette complaisance. Comme dans les contes d’Aladin, le bon gĂ©nie ne peut pas tout faire, ou encore il y a une hiĂ©rarchie entre les pouvoirs des fĂ©es. Mes rĂȘves accueillent a minima le trauma, ils le suggĂšrent Ă  petites touches comme on prĂ©vient un grand malade ou une personne ĂągĂ©e, avec mĂ©nagement. Ça, la rĂ©alisation-du-dĂ©sir ? A d’autres ! De jour autant que de nuit, nous vivons donc d’un compromis entre la vie et la mort ». Comme le dit François Truffaut dans La Chambre verte, son dernier film que je viens d’acheter en DVD pour le revoir – film didactique, plein de dĂ©fauts mais nĂ©anmoins assez touchant – il arrive un moment dans l’existence oĂč nous connaissons plus de morts que de vivants. Avec le deuil, cette majoritĂ© des morts enregistre un grand bond, un seul ĂȘtre vous manque et tout est dĂ©peuplĂ© » Lamartine, nous n’avons plus de goĂ»t Ă  la frĂ©quentation de nos voisins, de nos amis Ă  moins qu’ils ne nous parlent de l’unique objet de nos pensĂ©es ou de notre dĂ©sir. DĂ©jĂ  nous avons endurĂ© quelques soirĂ©es oĂč pour bien faire, et nous changer les idĂ©es », ceux-ci nous proposent un dĂźner ou une conversation de salon au cours desquels on nous assure que la vie continue. Cette phrase dans des bouches bien intentionnĂ©es fait un mal qu’on ne soupçonne pas, non elle ne continue pas, elle ne doit en aucune façon continuer, tout a basculĂ©, foutez-nous la paix avec vos lamentables histoires de vivants ! L’histoire de celle Ă  qui l’on vient de voler sa tĂ©lĂ©vision, elle nous bassine un bon quart d’heure de cette perte vraiment majeure, ou cet autre avec ses Jeux olympiques, il est apparemment scotchĂ© Ă  Sotchi, et celui qui nous dĂ©taille la recette il en raffole de la confiture de poivrons
, vous voulez vraiment d’oĂč nous sommes nous intĂ©resser Ă  ça ? Nous tournons un peu aux pestifĂ©rĂ©s et je comprends que la sociĂ©tĂ© se referme devant nous, on n’aime pas les fanatiques ou les maniaques d’une seule idĂ©e. Qu’exigeons-nous de nos parents, de nos amis ? Qu’ils nous parlent de Brieuc, ou du chagrin de perdre un ĂȘtre cher, de ce que cet arrachement fait Ă  l’ñme, Ă  la lumiĂšre du jour, aux rĂȘves ou Ă  nos dĂ©sirs
 Mais pas plus que l’inconscient ou les formations de compromis du rĂȘve, cette vie comme on dit courante ne dispose de mots pour la perte d’un mort ; le vivant n’aime pas ou ne peut fixer celle-ci, l’examiner – Ni le soleil ni la mort ne se peuvent regarder en face », merci La Rochefoucauld de cette forte maxime que je me suis beaucoup rĂ©pĂ©tĂ©e ces jours-ci et dont Peter Sloterdijk a fait le titre d’un livre d’entretiens sur son Ɠuvre, un de ses meilleurs que je recommande en passant. La plupart des amis bavardent donc Ă  cĂŽtĂ©, et comment les blĂąmer ? Inversement, notre deuil rĂ©veille ici ou lĂ  la douleur jamais enfouie d’une mort Ă©trangĂšre ; la corde vibrante de notre chagrin en fait rĂ©sonner Ă  distance une autre, subitement accordĂ©e. Un parfait inconnu m’écrit un mail de dix pages par lequel il me devient plus intime Ă  moi que moi-mĂȘme », il trouve des mots qui nous bouleversent, et qui surtout nous soulagent car – nous exigeons de ne pas ĂȘtre seuls Ă  porter l’insupportable, Ă  fixer l’irregardable. Et vous, comment rĂ©agiriez-vous ? C’est de cela et cela seul, chers amis, que nous aimerions nous entretenir avec vous. S’entre-tenir, quel mot puissant ! Je ne les ai pas comptĂ©s mais nous avons dĂ» recevoir deux Ă  trois-cents messages de condolĂ©ances, certains assez formels, d’autres trĂšs touchants qui nous assuraient de la proximitĂ© de leurs auteurs, de leur Ă©troite sympathie. Que de en pensĂ©es avec vous », nous partageons votre peine », nous nous tenons Ă  vos cĂŽtĂ©s » !
 Mes amis je vous crois et vous remercie, mais combien de correspondants ont poursuivi cette union par voie de tĂ©lĂ©phones, de SMS ou de mails ? Moins d’une vingtaine. Par quel bout prendre le deuil des autres, comment articuler ou dĂ©velopper son empathie que je crois nĂ©anmoins rĂ©elle ? Il est vrai que nous-mĂȘmes entendons vivre avec notre chagrin, que nous nous isolons dĂ©libĂ©rĂ©ment ; et pourtant nous n’en pouvons plus d’ĂȘtre deux, l’issue du deuil passe par un plus large partage. La douleur de la perte est-elle un cadeau empoisonnĂ© fait aux amis, aux parents ? Je ne crois pas, bien au contraire. Vous ne pouvez pas nous comprendre ? Si, vous pouvez. Question de tempo, de ponctuation ou de vitesse dans cette vie qu’on dit justement courante. Foncez un peu moins en avant, ralentissez ; ne vous laissez pas trop vite distraire ; ne vous contentez plus des informations l’annonce d’une mort est capitale – et aprĂšs ?, ne vous fiez plus aux paroles en l’air, recentrez-vous sur la relation. Et essayez de mĂ©diter sur votre propre chĂ©tive existence. TrĂšs peu d’information Ă  vrai dire depuis trois semaines nous touchent. L’Ukraine, la Syrie, les pfuitt ! Vraiment, littĂ©ralement, nous avons dĂ©sormais un pied dans la tombe, nous traversons les jours en boitant ou en regardant ailleurs, entre la vie et la mort, passionnĂ©ment. C’est triste ? Oui et non, c’est captivant. Brieuc nous prend un temps fou. Depuis qu’avant nous il a franchi les portes de bronze et de glace derriĂšre lesquelles il se tient dĂ©sormais, nous savons que nous ne pouvons le rejoindre et pourtant nous demeurons avec lui ; ou nous sommes par lui, de ce cĂŽtĂ©-ci, trĂšs occupĂ©s. Absurdement ou stupidement affairĂ©s Ă  lui donner nos pensĂ©es, nos phrases, tout ce sang » qui le maintient mentalement dans la chaleur de nos vies. Membre fantĂŽme absent et pourtant tellement sensible. Fourmillante prĂ©sence ! Nous nourrissons le mort de cette transfusion qui nous dĂ©vitalise. MaĂŻakovski avant son suicide a laissĂ© un dernier billet La barque de l’amour s’est brisĂ©e contre la vie courante ». Dans notre amour de Brieuc nous vivions embarquĂ©s ; avec cette mort, quelle voie d’eau dans notre barque ! Mes amis, vous n’y ĂȘtes pas ; aidez-nous, car ce sera long, Ă  colmater, Ă  pomper
 A retracer la juste dĂ©marcation entre la mort et la vie. Daniel Bougnoux ThĂšmes associĂ©s CELUIQUI AIME A DÉJÀ FRANCHI LA MORT (S 89) REFRAIN : Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort Rien ne pourra le sĂ©parer de l’amour du Dieu vivant. 1 – Si notre faim de ta Parole 2Ăšme dim. de l’Avent C Lc 3,1-6 L’épisode du jeune JĂ©sus au Temple a clos les rĂ©cits de l’enfance Lc 1-2. Et comme pour ces derniers, les Ă©pisodes, ouvrant le ministĂšre de JĂ©sus, sont introduits par la mention de Jean le baptiste. L’an quinze 3,1-2 3,1 L’an quinze du rĂšgne de l’empereur TibĂšre, Ponce Pilate Ă©tant gouverneur de la JudĂ©e, HĂ©rode Ă©tant alors au pouvoir en GalilĂ©e, son frĂšre Philippe dans le pays d’IturĂ©e et de Traconitide, Lysanias en AbilĂšne, 2 les grands prĂȘtres Ă©tant Hanne et CaĂŻphe, la parole de Dieu fut adressĂ©e dans le dĂ©sert Ă  Jean, le fils de Zacharie. Au temps de
 L’évangĂ©liste Luc ouvre une nouvelle page de son Ă©vangile par un sommaire historique. Pour la naissance de Jean le baptiste, il avait dĂ©jĂ  mentionnĂ© HĂ©rode le Grand 37-4 av. et pour celle de JĂ©sus, l’empereur Auguste 27 av. – 14 apr. ainsi que le gouverneur Quirinius 6-9 apr. Cependant, ces indications chronologiques servaient davantage son discours. À l’enfant Jean est associĂ© le prince de JudĂ©e, mais pour JĂ©sus, Luc mentionne des noms liĂ©s Ă  l’empire, confĂ©rant Ă  l’avĂšnement du Christ une dimension plus universelle. Cette fois, Luc paraĂźt plus prĂ©cis en citant les successeurs des prĂ©cĂ©dents. L’an 15 de l’empereur TibĂšre 14-37, successeur d’Auguste, correspond Ă  l’an 28 de notre Ăšre. L’ensemble de ces nouvelles indications permet aussi Ă  Luc de placer les acteurs qui joueront un rĂŽle actif dans la mort du baptiste et lors du procĂšs de JĂ©sus. HĂ©rode Antipas 4 av. – 39 apr. et Philippe, son frĂšre, 4 av. – 34 apr. seront mentionnĂ©s lors l’emprisonnement de Jean 3,19. Et nous retrouverons, lors du procĂšs de JĂ©sus 23,1sq Ponce Pilate prĂ©fet de JudĂ©e 26-37 et les grands-prĂȘtres dont CaĂŻphe Grand-prĂȘtre en 18-37, gendre de l’influent Hanne Grand-prĂȘtre de 6-15 . Seul Lysanias1 29-37 Ă©chappe Ă  la rĂšgle. Luc reprend, en cela, le procĂ©dĂ© du rĂ©dacteur du livre de l’Exode lorsque vint l’avĂšnement de la sortie d’Égypte. Ex 1,8 Un nouveau roi vint au pouvoir en Égypte. Il n’avait pas connu Joseph. Et plus tard 4,29 Au pays de Madiane, le Seigneur dit Ă  MoĂŻse Va, retourne en Égypte, car ils sont morts, tous ceux qui en voulaient Ă  ta vie. » Le temps d’HĂ©rode le grand et de l’empereur Auguste est terminĂ©, ouvrant un nouveau chapitre. Dans ces premiers versets, la gĂ©ographie compte tout autant. L’ensemble de l’ancien et grand royaume d’IsraĂ«l davidique est convoquĂ© depuis la Rome de TibĂšre jusqu’à l’AbilĂšne de Syrie et le GalilĂ©e. Pourtant, au milieu de ce monde, et des grands de ce monde, la Parole de Dieu n’advint ni aux empereurs, ni aux princes hĂ©rodiens, pas mĂȘme aux grands-prĂȘtres, mais Ă  Jean, au dĂ©sert et non en un palais, ni au Temple. GĂ©ographie de l’évangile de Luc La Parole de Dieu vient La parole de Dieu fut adressĂ©e à’ 3,2. Cette parole de Dieu est ainsi prĂ©sentĂ©e comme le premier sujet et actrice dĂ©cisive de l’histoire. Or celle-ci ne s’adresse Ă  aucun ces puissants prĂ©citĂ©s. Comme, hier, Dieu choisit ces moins-que-rien’ pour porter son message. Ces versets introductifs Ă©voquent ceux des livres des prophĂštes qui sont, trĂšs souvent, introduits par un sommaire historique Jr 1,1 La parole du Seigneur lui fut adressĂ©e au temps de Josias, fils d’Amone, roi de Juda, la treiziĂšme annĂ©e de son 1, 1 Parole du Seigneur adressĂ©e Ă  OsĂ©e, fils de BeĂ©ri, au temps d’Ozias, de Yotam, d’Acaz, d’ÉzĂ©kias, rois de Juda, et au temps de JĂ©roboam, fils de Joas, roi d’ mĂȘme pour d’autres livres des prophĂštes Jl 1,1 Mi 1,1 ; So 1,1 ; Ag 1,1 ; Za 1,1. Luc prĂ©sente donc le ministĂšre de Jean Ă  la maniĂšre d’une introduction aux livres prophĂ©tiques. Ces derniers annoncent, gĂ©nĂ©ralement, le jugement de Dieu sur une situation de dĂ©tresse ou de dĂ©liquescence avant l’intervention divine au jour grand et redoutable Ml 3,23. Le retour du prophĂ©tisme, dĂ©jĂ  introduit avec les rĂ©cits d’annonciation, devient maintenant effectif. Il annonce l’avĂšnement du Messie et du Jugement divin. Jean devient ainsi, sous la plume de Luc, dĂ©jĂ , le prophĂšte des temps derniers. 3, 3 Il parcourut toute la rĂ©gion du Jourdain, en proclamant un baptĂȘme de conversion pour le pardon des pĂ©chĂ©s, 4 comme il est Ă©crit dans le livre des oracles d’IsaĂŻe, le prophĂšte Voix de celui qui crie dans le dĂ©sert PrĂ©parez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. 5 Tout ravin sera comblĂ©, toute montagne et toute colline seront abaissĂ©es ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; 6 et tout ĂȘtre vivant verra le salut de Dieu. Jean au Jourdain Le podcast possĂšde un dossier sur Jean le baptiste. Cf. Jean, le baptiste de l’histoire aux Ă©vangiles Podcast. La version Ă©crite PDF est offerte aux abonnĂ©s Ă  la newsletter et aux contributeurs. Le ministĂšre de Jean se dĂ©roule dans la rĂ©gion du Jourdain. Le choix n’est pas anodin et cela Ă  plusieurs titres. PremiĂšrement, cette riviĂšre reprĂ©sente la porte d’entrĂ©e des douze tribus, franchie Ă  pieds secs Jos 3,1, vers la terre promise, selon le livre de JosuĂ© Jos 1,2 sv.. Le Jourdain rappelle la promesse faite Ă  MoĂŻse et aux hĂ©breux d’une rĂ©gion oĂč coulent le miel et le lait et libĂ©rĂ©e de toute servitude Ex 3,8. Cependant, le Jourdain reprĂ©sente aussi ce lieu que le prophĂšte Elie franchit Ă  son tour avant d’ĂȘtre enlevĂ© auprĂšs de Dieu 2R 2,8. Or, le prophĂšte Elie est celui dont, selon Malachie, le retour est attendu Ă  la fin des temps. Dans la bouche de Jean rĂ©sonne aussi les mĂȘmes paroles aux accents de pardon Ml 3, 1 Voici que j’envoie mon messager pour qu’il prĂ©pare le chemin devant moi ; [
] 23 Voici que je vais vous envoyer Élie le prophĂšte, avant que vienne le jour du Seigneur, jour grand et redoutable. 24 Il ramĂšnera le cƓur des pĂšres vers leurs fils, et le cƓur des fils vers leurs pĂšres, pour que je ne vienne pas frapper d’anathĂšme le pays ! Enfin, le Jourdain est, au temps du baptiste, une rĂ©gion frontaliĂšre allant de la JudĂ©e Ă  la GalilĂ©e, et longeant la Samarie. Comme si la proclamation de Jean devait aussi rĂ©sonner tant en JudĂ©e qu’en DĂ©capole, PĂ©rĂ©e et autres contrĂ©es. Mais, surtout, ce baptĂȘme de conversion appelant au Pardon, se situe en marge du Temple, lieu cultuel unique des sacrifices de rĂ©paration et de la fĂȘte des Expiations des pĂ©chĂ©s. L’annonce de la naissance du baptiste, ainsi que sa circoncision, nous avait dĂ©jĂ  prĂ©parĂ© Ă  cette rupture d’avec le Temple et, surtout, la classe sacerdotale. Ce baptĂȘme correspond Ă  une plongĂ©e dans l’eau vive du Jourdain prĂ©parant les croyants Ă  accueillir d’un cƓur purifiĂ© ce rĂšgne de Dieu espĂ©rĂ©. Le prophĂšte ÉzĂ©chiel, en son temps, annonçait ce renouvellement de l’Alliance en ces termes Éz 36 , 24 Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre. 25 Je rĂ©pandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiĂ©s ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai. 26 Je vous donnerai un cƓur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’îterai de votre chair le cƓur de pierre, je vous donnerai un cƓur de chair. 27 Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes prĂ©ceptes et leur soyez fidĂšles. 28 Vous habiterez le pays que j’ai donnĂ© Ă  vos pĂšres vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. Dans le dĂ©sert, prĂ©parez le chemin du Seigneur Les premiĂšres paroles de Jean reprennent une citation du prophĂšte IsaĂŻe Is 40,3-5. Ces versets sont situĂ©s dans la partie du livre d’IsaĂŻe, appelĂ©e le livre de la consolation, dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©e par le prophĂšte SymĂ©on devant l’enfant JĂ©sus 2,35. En ces versets, IsaĂŻe espĂ©rait, avec le retour des juifs exilĂ©s Ă  Babylone, la venue de la gloire du Seigneur 40,5 en son Temple, au cƓur de JĂ©rusalem 40,2. Cependant, Luc a omis ces versets et Ă  prĂ©fĂ©rer une formule plus gĂ©nĂ©rale, et plus universelle, pour annoncer tout ĂȘtre vivant verra le salut de Dieu. Or ce salut – dĂ©jĂ  admirĂ© par SymĂ©on 2,30, et ce sauveur annoncĂ© par les anges 2,11, se montrera bientĂŽt, et cela, une fois encore, de maniĂšre inattendue. Les traductions nous livrent ces premiers mots Voix de celui qui crie dans le dĂ©sert PrĂ©parez le chemin du Seigneur. » Pour autant, la ponctuation Ă©tant absente des manuscrits grecs, nous pouvons aussi lire Voix de celui qui crie dans le dĂ©sert PrĂ©parez le chemin du Seigneur. » Ainsi est, d’ailleurs, traduit le mĂȘme verset chez IsaĂŻe Is 40,3. Car c’est bien au dĂ©sert, que Dieu manifestera sa fidĂ©litĂ© et sa totale confiance en JĂ©sus, par la venue de l’Esprit Saint 4,2. C’est aussi au dĂ©sert 4,42 ; 5,16 que JĂ©sus se retire pour prier. C’est au dĂ©sert que Luc place Ă©galement la multiplication des pains 9,12 et la recherche d’une brebis perdue 15,4. Ce dĂ©sert-lĂ  n’est pas seulement un lieu gĂ©ographique. Il reprĂ©sente ce chemin de rĂ©vĂ©lation de Dieu et de conversion du peuple, comme autrefois MoĂŻse et les fils d’IsraĂ«l, errant depuis l’Égypte, avant d’entrer en terre promise par le Jourdain. sinotre faim de ta parole a nourri nos cƓurs brisĂ©s devant toi seigneur, nous aurons le cƓur en paix celui qui aime Ă  dĂ©jĂ  franchi la mort rien ne pourra le sĂ©parer de Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort Caecilia 3/2014 Commentaires de chants © Union Sainte CĂ©cile - Strasbourg Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort S 89- LAD 733 Texte M. Scouarnec - Musique J. Akepsimas En te prĂ©sentant, Seigneur, cette offrande pour le salut de ton serviteur N. nous faisons appel Ă  ton amour N. a toujours vu en ton Fils un Sauveur plein de bontĂ© Fais qu’il trouve maintenant en lui, le juge dont il n’a rien Ă  craindre ». Cette priĂšre sur les offrandes est tirĂ©e de la messe des funĂ©railles, hors temps pascal. uste aprĂšs avoir prĂ©sentĂ© le pain et le vin, l’Église en priĂšre offre son dĂ©funt dans l’offrande eucharistique, et elle exprime sa foi pour l’un des siens. Une foi enracinĂ©e radicalement dans l’amour. Amour invoquĂ©, amour manifestĂ© par la vie publique du Seigneur, amour qui se manifestera au moment ultime de la RĂ©surrection des morts. Cette priĂšre ne fait que redire ce que le psaume 85 84 rĂ©vĂšle Ă  travers le verset 11 Amour et VĂ©ritĂ© se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent ». J Michel Scouarnec, prĂȘtre du diocĂšse de Quimper, en Ă©crivant le texte de ce chant pour des funĂ©railles, rĂ©sume toute cette richesse biblique et liturgique. Le refrain associe la pratique de l’amour humain c’est-Ă -dire la justice en lien avec le mystĂšre de la PĂąque. Ce mystĂšre de la PĂąque est lui-mĂȘme associĂ© Ă  la certitude de demeurer dans l’Amour de Dieu. Ainsi la pratique de l’amour fraternel, du partage cordial devient lieu oĂč se manifeste dĂ©jĂ  la vie Ă©ternelle, oĂč la RĂ©surrection est dĂ©jĂ  mystĂ©rieusement Ă  l’Ɠuvre. Puis les couplets vont dĂ©ployer ce que reprĂ©sente cette pratique de l’amour humain. À l’instar des commandements du Christ selon saint Marc 12, 29-31 on y parle de la pratique de l’amour envers Dieu couplets 1 Ă  4, et de la pratique de l’amour envers le prochain couplets 5 Ă  9. Tous les couplets se concluent par une formule litanique confessant la foi d’ĂȘtre dans la Paix, devant le Seigneur. Avec la progression des couplets 1 Ă  4, nous avons la synthĂšse des Ă©lĂ©ments des rĂ©cits de la Transfiguration, mais Ă  l’envers parole de Dieu, lumiĂšre de Dieu, visage de Dieu, gloire de Dieu. La pratique de l’amour envers Dieu se cristallise dans le mystĂšre de la Transfiguration, et elle conduit avec certitude d’ĂȘtre devant Dieu dans la paix. La pratique de la Justice envers Dieu nous fait embrasser la Paix comme dirait le psaume 84 85 ! Avec la progression des couplets 5 Ă  9, nous avons une synthĂšse biblique de l’enseignement de JĂ©sus sur son Retour et le Jugement Dernier, selon saint Matthieu 25, 31- 46 aimer son frĂšre, donner Ă  boire, rĂ©chauffer l’ñme, rendre visite, ouvrir sa porte. Cela rĂ©sume la cĂ©lĂšbre citation de saint Jean de la Croix au soir de notre vie, nous serons jugĂ©s sur l’amour ». La pratique de la Justice envers les hommes nous fait Ă©galement embrasser la Paix ! Quant Ă  la musique, Jo Akepsimas Ă©crit dans un style choral, dont la structure mĂ©lodique et harmonique est trĂšs classique. Le refrain avec sa lenteur qu’il convient de vraiment respecter, donne cette ambiance de quiĂ©tude au chant, qui est le propre d’une Ăąme apaisĂ©e. Si les couplets sont un peu plus rapides, ils sont harmoniquement plus riches, conduisant Ă  la mise en valeur de la formule litanique qui les conclue. insi le refrain avec sa lenteur, et les couplets avec leur harmonie rendent audible cette foi de la communautĂ© chrĂ©tienne, que dans l’Amour nous embrasserons la Paix en Dieu. A Emmanuel BOHLER flashez avec votre smartphone et Ă©coutez
Écoutezdes chansons intĂ©grales de Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort de Various Artists sur votre tĂ©lĂ©phone, ordinateur et systĂšme audio personnel avec Napster. Extrait de l'album « Musiques et chants pour les funĂ©railles » de Ensemble Vocal de la maison des Etudiants Catholiques de Lyon sur Napster
Quelques paroles de JĂ©sus Édition Vevey 1946, rééditĂ©e partiellement en sĂ©rie 314 de 25 minibrochures Table des matiĂšres Introduction 1er Jour — Une invitation misĂ©ricordieuse 2° Jour — Une consolante assurance 3° Jour — La puissance de la priĂšre 4° Jour — Les voies de Dieu 5° Jour — La gloire du PĂšre 6° Jour — Tendre sollicitude 7° Jour — Le bon Berger 8° Jour — Le vrai consolateur 9° Jour — Le juge misĂ©ricordieux 10° Jour — La plus Ă©tonnante des relations 11° Jour — L’ami des orphelins 12° Jour — La victoire sur le monde 13° Jour — Le petit troupeau 14° Jour — La grĂące Ă  la portĂ©e de tous 15° Jour — Une douce servitude 16° Jour — L’amour de Dieu 17° Jour — Le rĂ©sumĂ© de l’Évangile 18° Jour — Le grand calme 19° Jour — Un legs 20° Jour — Le pouvoir suprĂȘme 21° Jour — L’office de l’Esprit 22° Jour — Une heureuse transformation 23° Jour — Une priĂšre toute puissante 24° Jour — Un gage immuable 25 - Jour — JĂ©sus toujours prĂ©sent 26° Jour — La rĂ©surrection et la vie 27° Jour — Encore un peu de temps 28° Jour — Une contemplation bienheureuse 29° Jour — Plusieurs demeures 30° Jour — Le royaume de l’Étoile du matin 31° Jour — La servitude et l’attente Épilogue — Le jour de Dieu 2 Pierre 311-14 Introduction Des pommes d’or incrustĂ©es d’argent, c’est la parole dite Ă  propos » Proverbes 2511. Si cela est vrai de paroles prononcĂ©es par des lĂšvres non inspirĂ©es, de quelle incomparable valeur ne doivent pas ĂȘtre les paroles de Celui qui est la vĂ©ritĂ© mĂȘme, les paroles de JĂ©sus » ! Ce sont quelques-unes de ces paroles que nous rappelons dans les pages suivantes et que nous vous invitons Ă  considĂ©rer pour la consolation et la paix de vos cƓurs. Notre dĂ©sir est que par ces simples rĂ©flexions le lecteur soit mis en contact avec Celui qui est la Source de toutes bĂ©nĂ©dictions et qui a dit lui-mĂȘme Les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie » Jean 663. Sachons mieux Ă©couter cette voix qui nous parle des cieux et puissions-nous dire comme le psalmiste Que tes paroles ont Ă©tĂ© douces Ă  mon palais, plus que le miel Ă  ma bouche ». — Tes tĂ©moignages me sont un hĂ©ritage Ă  toujours, car ils sont la joie de mon cƓur » Ps. 119103, 111. Lecteur, cherche Ă  rendre vivante en toi, par la mĂ©ditation de ces paroles, et de tant d’autres qui remplissent les Évangiles, cette vĂ©ritĂ© simple et saisissante C’est JĂ©sus qui me parle ». Rien assurĂ©ment ne te sera plus doux, soit en posant le soir la tĂȘte sur ton oreiller, soit en vaquant Ă  tes occupations journaliĂšres, soit Ă  l’heure de l’épreuve, que de possĂ©der dans ton cƓur une parole de JĂ©sus ». 1er Jour — Une invitation misĂ©ricordieuse Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Venez Ă  moi, vous tous qui vous fatiguez et qui ĂȘtes chargĂ©s, et moi, je vous donnerai du repos » Matt. 1128. Oh ! prĂ©cieuse parole du Sauveur sur laquelle l’ñme peut se reposer en toute confiance et oĂč elle trouve une paix Ă©ternelle ! Et cette paix ne nous est pas promise seulement pour les demeures cĂ©lestes ; non, nous pouvons la goĂ»ter dĂšs Ă  prĂ©sent. En attendant le repos de la gloire, nous pouvons jouir du repos de la grĂące. Pendant que l’ombre du grand rocher s’étend sur notre terre aride, nous pressentons dĂ©jĂ  les splendides clartĂ©s de la citĂ© de Dieu. Sans doute, la mer de verre parfaitement unie ne se trouve que devant le trĂŽne de Dieu ; mais il y a dĂ©jĂ  un abri sur cette terre pour ceux qui sont battus par la tempĂȘte Nous qui avons cru, nous entrons dans ce repos. Lecteur, as-tu trouvĂ© la douce paix acquise au prix du sang de JĂ©sus ? AprĂšs avoir longtemps errĂ© de cĂŽtĂ© et d’autre, cherchant du repos et n’en trouvant point, cet appel de ton Sauveur Venez Ă  moi », rĂ©sonne-t-il Ă  ton oreille comme la plus suave harmonie ? Toute autre paix est dangereuse, factice ou mensongĂšre. L’aigle captif ronge la cage dorĂ©e qui le retient
 ; pauvre compensation Ă  sa libertĂ© perdue ! les aspirations immortelles de l’ñme ne peuvent ĂȘtre satisfaites par rien moins que par la possession de la grĂące de Dieu et de l’amour de JĂ©sus. Et quelle largeur, quelle plĂ©nitude dans cette invitation ! Si nous avions dĂ» remplir une seule condition avant d’entrer dans l’arche du salut, nous aurions Ă©tĂ© ballottĂ©s par l’orage pendant toute l’éternitĂ© ; mais tous sont Ă©galement appelĂ©s, tous seront Ă©galement les bienvenus, la paix de Dieu est offerte Ă  chacun sans argent et sans aucun prix. La porte de la grĂące est ouverte pour le faible, pour le pĂ©cheur travaillĂ© par le sentiment de ses iniquitĂ©s, pour l’ñme chargĂ©e du poids de l’affliction. Retourne donc en ton repos, ĂŽ mon Ăąme ! que cette douce parole de JĂ©sus te donne du courage pour supporter les Ă©preuves de la terre. À son ombre tu es en sĂ»retĂ© pour le temps, en sĂ»retĂ© pour l’éternitĂ© ! Tu auras encore Ă  endurer bien des secousses, bien des craintes, bien des Ă©garements autant de consĂ©quences de ta corruption intĂ©rieure ; mais ces fluctuations ne seront plus que comme celles qui rident la surface de l’OcĂ©an. Au-dessous des vagues il y aura un calme inaltĂ©rable Tu garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car Il se confie en toi » És. 263. Si l’avant-goĂ»t de ce repos est dĂ©jĂ  si prĂ©cieux, que sera donc ce repos mĂȘme dans toute l’éternitĂ© ? Ô ravissante perspective ! lorsque nous entrerons dans le bonheur ineffable du Paradis, nous verrons disparaĂźtre derriĂšre nous le songe fugitif de notre vie terrestre ; notre foi sera changĂ©e en vue, notre espĂ©rance en rĂ©alitĂ© ; il n’existera plus en nous de penchant au mal ; rien ne viendra troubler la sĂ©rĂ©nitĂ© Ă©ternelle de l’ñme, et le cƓur trouvera pour jamais dans la jouissance du Dieu infini un repos parfait et Ă©ternel ! Je vous ai dit ces choses afin qu’en moi vous ayez la paix » Jean 1633. 2° Jour — Une consolante assurance Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Votre PĂšre cĂ©leste sait que vous avez besoin de toutes ces choses » Matt. 632. Quoique cette parole ait Ă©tĂ© prononcĂ©e par JĂ©sus Ă  l’occasion des biens temporels de ses disciples, elle s’applique indistinctement aux vicissitudes de tout genre que l’enfant de Dieu peut rencontrer sur sa route. Qu’elle est propre, en effet, Ă  adoucir toute dĂ©ception, Ă  imposer silence Ă  tout murmure, Ă  inspirer une soumission humble et confiante, cette pensĂ©e Mon PĂšre cĂ©leste sait que j’ai besoin de toutes ces choses ! » OĂč un enfant pourrait-il se trouver plus en sĂ»retĂ© que dans les bras de son pĂšre ? OĂč le fidĂšle pourrait-il ĂȘtre mieux que dans ceux de Dieu ? Nous sommes de mauvais juges de ce qui nous convient le mieux, mais Dieu nous est un guide infailliblement sage. Si dans un moment d’orgueilleuse prĂ©somption, nous Ă©tions tentĂ©s de dire avec dĂ©pit et amertume Toutes ces choses sont contre moi », oh ! qu’alors cette parole de JĂ©sus vienne rĂ©primer l’indigne rĂ©volte de notre cƓur, et souvenons-nous que la sagesse parfaite du PĂšre et son amour nous ont donnĂ© l’assurance que nous avions besoin de ces choses ». Mon Ăąme, n’y a-t-il rien qui trouble en ce moment ta paix ? Ce que la Providence dispense Ă  ton Ă©gard te semble-t-il obscur ? Ta force spirituelle t’a-t-elle abandonnĂ©e ? Ceux de qui tu attendais des consolations se sont-ils Ă©loignĂ©s de toi ? Ton kikajon s’est-il dessĂ©chĂ© comme l’herbe ? S’il en est ainsi, Ă©cris sur chacune de tes Ă©preuves Votre PĂšre cĂ©leste sait que vous avez besoin de toutes ces choses ». Pourquoi ce tendre PĂšre a-t-il accru ton fardeau ? parce que tu en avais besoin ! Pourquoi a-t-il rĂ©duit en poudre tes idoles ? encore parce que tu en avais besoin. Elles usurpaient la place de Dieu dans ton cƓur et il a dĂ» les enlever. Pourquoi a-t-il contrariĂ© tes plans terrestres et anĂ©anti tes plus chĂšres espĂ©rances ? parce que cela aussi t’était nĂ©cessaire. Dans le sentier que tu avais choisi se trouvait une Ă©pine cachĂ©e, tandis que dans la voie opposĂ©e se trouvait une bĂ©nĂ©diction spirituelle Il t’a prĂ©venue par toutes sortes de biens. Cherche donc Ă  l’avenir, ĂŽ mon Ăąme, Ă  te confier avec plus de simplicitĂ© et de confiance enfantines en la volontĂ© de ton PĂšre cĂ©leste. Tu n’es pas abandonnĂ©e Ă  toi-mĂȘme, tu n’as pas Ă  affronter seule et sans ami les tempĂȘtes de cet aride dĂ©sert. Tes Maras » comme tes Élims » [Exode 1523 et suiv.] sont voulus de lui. Une colonne de nuĂ©e marche devant toi. Suis-la dans les jours de soleil comme dans les jours d’orage. Dieu peut te conduire par des chemins que tu ne connais pas », mais il ne te conduit, sois-en certain, que lĂ  oĂč il t’est bon d’aller. Un amour inexprimable dirige toutes tes voies. BĂ©ni soit son nom ! » s’écriait un fidĂšle dans l’épreuve, il a rendu mes pieds semblables Ă  ceux des biches, et m’a fait tenir debout sur des lieux Ă©levĂ©s ». Et quel est Celui qui nous adresse cette douce parole Votre PĂšre cĂ©leste sait que vous avez besoin de toutes ces choses » ? C’est Celui qui a Ă©prouvĂ© lui-mĂȘme durant sa vie de tribulations le prix de cette assurance, qui a reconnu que de la crĂšche de BethlĂ©hem Ă  la croix du Calvaire il ne se trouvait pas une Ă©pine de trop dans la longue suite d’épreuves que lui, l’homme de douleur, a voulu endurer. Il n’était pas une goutte de cette coupe amĂšre qui n’eĂ»t Ă©tĂ© prĂ©parĂ©e par son PĂšre ; aussi que disait-il ? La coupe que tu m’as donnĂ©e ne la boirai-je pas ? ». Oh ! si en cette heure d’agonie inexprimable JĂ©sus a trouvĂ© sa consolation dans la pensĂ©e que la main de son PĂšre avait allumĂ© la fournaise ardente, quelle consolation immense ne doit pas trouver Ă  son tour, dans cette mĂȘme vĂ©ritĂ©, son peuple affligĂ© et dĂ©faillant ! Quoi ! il y aurait, ĂŽ mon Ăąme, une goutte de trop dans ton calice ? une Ă©preuve inutile, une douleur superflue dans ta vie ? ArriĂšre de toi ce secret athĂ©isme ! il t’a donnĂ© son Fils ! il a voulu s’appeler ton PĂšre » ! Quelle que soit l’épreuve sous laquelle tu gĂ©misses Ă  cette heure, que la parole d’un Sauveur misĂ©ricordieux soit comme l’huile jetĂ©e sur la mer en courroux » ; qu’elle sĂšche tes larmes rebelles ; ton PĂšre », ton PĂšre lui-mĂȘme, sait que tu as besoin de toutes ces choses-lĂ  ». Ta parole est bien affinĂ©e, et ton serviteur l’aime » Ps. 119140. 3° Jour — La puissance de la priĂšre Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le PĂšre soit glorifiĂ© dans le Fils » Jean 1413. Oh ! Sauveur bien-aimĂ©, c’est toi qui as donnĂ© Ă  ton peuple un libre accĂšs au sanctuaire de la priĂšre ! Sans toi, nous n’eussions jamais pu y pĂ©nĂ©trer. Ce sont tes mĂ©rites expiatoires qui nous en ont d’abord ouvert les portes ; c’est ton intercession dans le ciel qui les laisse encore ouvertes pour nous. Quelle immense Ă©tendue Ă  cette promesse Tout ce que vous demanderez ! » C’est la rĂ©ponse anticipĂ©e Ă  tout ce dont un pauvre pĂ©cheur a besoin, Ă  tout ce qu’il peut attendre d’un Sauveur tout-puissant ! En outre, Il nous engage Ă  demander en son nom ». Quel amour ! Celui qui sollicite une faveur dans le monde est heureux de pouvoir se rĂ©clamer du nom d’un protecteur influent ; eh bien, JĂ©sus nous donne son nom comme pouvant nous ouvrir le cƓur de Dieu. De mĂȘme que David aimait le pauvre impotent de la maison de SaĂŒl, pour l’amour de Jonathan, ainsi le PĂšre cĂ©leste, grĂące Ă  nos rapports avec le vrai Jonathan » don de l’Éternel, se plaĂźt Ă  nous donner infiniment plus que tout ce que nous demandons et mĂȘme pensons ». Lecteur, connaissez-vous le bonheur immense qu’il y a Ă  confier au Sauveur tous ses besoins et toutes ses peines, toutes ses douleurs et tous ses fardeaux ? Il est l’Admirable », le Conseiller ». Sa sympathie si exquise et si tendre peut pĂ©nĂ©trer jusqu’aux profondeurs les plus intimes de vos peines. Ces peines peuvent ĂȘtre grandes, mais les bras Ă©ternels de sa misĂ©ricorde vous entourent. Pensez Ă  lui en ce moment mĂȘme comme au Souverain Sacrificateur qui se charge d’offrir Ă  son PĂšre et Ă  votre PĂšre vos plus faibles aspirations, vos plus douloureux soupirs. La rĂ©ponse Ă  vos priĂšres pourra tarder ; vos supplications sembleront peut-ĂȘtre voltiger autour du trĂŽne de la grĂące, sans pouvoir jamais arriver jusqu’à lui, car le Dieu de misĂ©ricorde fait quelquefois attendre ses enfants. Il le fait pour Ă©prouver leur foi et leur persĂ©vĂ©rance, pour les former aussi Ă  plus de soumission et de patience. Il aime Ă  les voir surmonter tout obstacle, espĂ©rer contre toute espĂ©rance, ne pas se laisser dĂ©courager par un apparent oubli de sa part. Mais il viendra bientĂŽt, et la source de la grĂące et de l’amour jaillira enfin pour eux. Il leur fera entendre, au moment qu’il a choisi lui-mĂȘme pour cela, ces consolantes paroles Qu’il te soit fait comme tu as cru ». CƓur affligĂ©, remets donc ta cause Ă  ton RĂ©dempteur ; ne crains pas de le lasser par ton importunitĂ© ; encore une fois, il prend plaisir Ă  t’entendre, et son PĂšre met sa gloire Ă  bĂ©nir. Ces paroles mĂ©morables prononcĂ©es Ă  BĂ©thanie seront toujours vraies, toujours irrĂ©vocables Je sais que tu m’entends toujours ». Oui, JĂ©sus est Ă  la droite de Dieu pour ĂȘtre ton intercesseur et ton avocat. Celui qui a fait les promesses est fidĂšle et Il est puissant pour les accomplir. Qui est-ce qui nous sĂ©parera de l’amour du Christ ? » J’ai attendu l’Éternel ; mon Ăąme l’a attendu et j’ai eu mon attente en sa parole » Ps. 1305. 4° Jour — Les voies de Dieu Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le sauras dans la suite » Jean 137. Oh ! jour bienheureux que celui oĂč toutes choses seront manifestĂ©es, oĂč tant de mystĂšres seront rĂ©vĂ©lĂ©s Ă  la lumiĂšre de l’éternitĂ© et oĂč se dĂ©roulera Ă  nos yeux le plan merveilleux d’une sagesse souveraine et d’un amour ineffable ! Ici-bas ce que le Seigneur permet Ă  notre Ă©gard nous Ă©tonne ; nous ne pouvons sonder ses voies. Mais bientĂŽt le mystĂšre de Dieu sera accompli », les sceaux fermĂ©s seront ouverts et expliquĂ©s. Oui, le jour vient oĂč tout nuage sera dissipĂ©, oĂč l’ombre fera place Ă  la lumiĂšre parfaite. Demeure donc en paix, ĂŽ croyant ! le propos divin te semble obscur peut-ĂȘtre ; tu n’y peux discerner aucun reflet lumineux ; tu ne peux distinguer la lumiĂšre au travers des tĂ©nĂšbres ; mais voici, le jour vient oĂč tout sera dĂ©voilĂ©. Prends patience encore un peu de temps. Le petit enfant se fie Ă  ce que lui dit son pĂšre, et quand arrive pour lui l’ñge de raison, bien des choses qui paraissaient Ă©tranges Ă  sa jeune intelligence lui sont expliquĂ©es tout naturellement. Tant que tu demeures sur cette terre, tu n’es qu’un enfant ; mais dans l’éternitĂ©, ton Ăąme immortelle atteindra la stature de l’homme fait. LĂ , toutes les voies de Dieu seront mises au grand jour ; toute obscuritĂ© disparaĂźtra, perdus que nous serons dans les flots de la gloire magnifique ! » Mais hĂ©las ! combien souvent, au lieu de faire taire nos dĂ©sirs, comme un enfant sevrĂ© auprĂšs de sa mĂšre, ne recherchons-nous pas des choses trop grandes et trop Ă©levĂ©es pour nous ! Ps. 1311, 2. Non contents de savoir que tout ce qui nous arrive est voulu par notre PĂšre, nous cherchons prĂ©somptueusement Ă  dĂ©couvrir le comment et le pourquoi. Or, s’il est difficile d’apprĂ©cier Ă  leur juste valeur les Ɠuvres incomplĂštes et inachevĂ©es de l’homme, si le peintre et le sculpteur tremblent de voir leurs travaux jugĂ©s quand ils ne sont encore qu’à l’état d’ébauche, combien plus ne devons-nous pas craindre de juger tĂ©mĂ©rairement les Ɠuvres de Dieu ! Combien au contraire ne glorifierions-nous pas le Seigneur en acceptant sa volontĂ© avec une humble soumission, une confiance illimitĂ©e, et en attendant patiemment l’accomplissement de cette promesse Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le sauras dans la suite » ! Oui, n’en doutons pas, dans la suite les lumiĂšres et les ombres du tableau inachevĂ© seront fondues en un tout harmonieux. Et en contemplant l’édifice des voies de Dieu Ă  notre Ă©gard, nous trouverons que chaque pierre occupe la place qui lui convient, que chaque dĂ©tail de l’Ɠuvre ajoute Ă  l’ensemble et Ă  la symĂ©trie du monument entier. Ce que je fais ». Et qui nous adresse cette parole ? C’est Celui qui est mort et qui vit maintenant pour nous ! Oh ! Sauveur bien-aimĂ© ! tu fais beaucoup de choses que nos cƓurs aveugles voudraient repousser, des choses terribles que nous n’attendions point » ; mais voici quelque lourdes ou sĂ©vĂšres en apparence que soient les Ă©preuves que tu voudras nous imposer, nous ne les regarderons dĂ©sormais que comme une preuve de ton inexprimable et inaltĂ©rable amour. L’éternitĂ© nous dĂ©voilera que nous avions besoin de toutes ces choses qu’Il a permises envers nous ; nous verrons que rien d’autre, que rien de moins n’eĂ»t pu ĂȘtre fait pour nous que ce que tu as fait ! Et lorsque du ciel nous jetterons un regard en arriĂšre sur notre vie terrestre, nous ne pourrons que nous Ă©crier avec admiration et reconnaissance La parole de l’Éternel est droite, et toute son Ɠuvre est avec vĂ©ritĂ© » Ps. 334. 5° Jour — La gloire du PĂšre Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit En ceci mon PĂšre est glorifiĂ©, que vous portiez beaucoup de fruit » Jean 158. En contemplant l’ocĂ©an sans bornes de cette misĂ©ricorde dont chaque vague vous crie Dieu est amour ! » ne vous ĂȘtes-vous jamais demandĂ© Que pourrais-je faire pour Celui qui a tant fait pour moi ? » Lui offrir un Ă©quivalent ? je ne le puis ! l’obĂ©issance la plus parfaite ne pourrait ajouter un iota Ă  la gloire inaccessible de Dieu, — pas plus qu’un flambeau ne saurait ajouter Ă  l’éclat du soleil en plein midi, ou qu’une goutte d’eau n’ajouterait Ă  l’OcĂ©an. Et cependant, ĂŽ merveille ! tout indigne que je suis, je peux offrir un sacrifice que celui qui aime les cƓurs contrits et brisĂ©s ne mĂ©prisera point En ceci mon PĂšre est glorifiĂ©, que vous portiez beaucoup de fruit ». Lecteurs ! portez-vous des fruits dans la vigne du Seigneur ? Cherchez-vous Ă  faire de votre vie un acte permanent de consĂ©cration Ă  la gloire de Dieu ? La lui offrez-vous sans cesse en oblation, en retour de l’amour gratuit qu’il vous a tĂ©moignĂ© ? Peut-ĂȘtre ne pouvez-vous pas porter des fruits visibles aux yeux du monde. Votre position et les circonstances dans lesquelles vous vous trouvez vous interdisent peut-ĂȘtre de rendre des services Ă©clatants Ă  l’Ɠuvre du Seigneur, ou de vous distinguer par votre zĂšle, votre activitĂ©, vos gĂ©nĂ©reux efforts ; mais qu’importe ? Les fruits inconnus et ignorĂ©s des hommes, ceux qui mĂ»rissent dans la retraite, sont souvent ceux que Dieu estime le plus. Un esprit paisible et modeste, la patience et la soumission, la douceur et l’humilitĂ© ; une volontĂ© qui abdique entiĂšrement pour se laisser conduire par celle de Dieu, lui disant toujours Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » ; un cƓur exempt d’égoĂŻsme, dĂ©bonnaire, plein de support ; une bontĂ© sans ostentation voilĂ  quelques-uns des fruits auxquels votre PĂšre prend plaisir, et par lesquels vous pouvez le glorifier. Peut-ĂȘtre vous trouvez-vous maintenant dans l’épreuve, la maladie ou le deuil ; vous ĂȘtes appelĂ©s Ă  passer par quelque fournaise ardente. Eh bien, lĂ  aussi vous pouvez glorifier Dieu. Jamais le PĂšre n’est mieux glorifiĂ© sur la terre que lorsque du milieu de la fournaise ses enfants font monter vers lui les soupirs de l’amour et de la foi, et qu’ils s’écrient Que le Seigneur fasse ce qui lui semblera bon ! » Oui, Ăąmes affligĂ©es, vous pouvez glorifier Dieu, et vous pouvez le faire plus parfaitement mĂȘme que ne le font les anges ; car habitant un monde oĂč l’épreuve est inconnue, ils ne peuvent glorifier Dieu qu’en se prosternant devant son trĂŽne, tandis que vous, vous pouvez le glorifier dans vos Ă©preuves d’abord, par votre soumission Ă  sa volontĂ©, et bientĂŽt par la couronne » que vous attendez avec espĂ©rance et que vous jetterez Ă  ses pieds. Ah ! s’il vous Ă©prouve sĂ©vĂšrement, si le divin cultivateur taille sa vigne, Ă©monde ses sarments les plus riches, et retranche ses plus beaux rameaux, rappelez-vous dans quel but il agit ainsi Il les nettoie », nous dit le Seigneur JĂ©sus, afin qu’ils portent plus de fruit », et c’est en ceci », ajoute-t-il, que mon PĂšre est glorifiĂ© ». Puissions-nous tous nous remettre entiĂšrement entre ses mains, disant avec un complet abandon PĂšre, glorifie-toi toi-mĂȘme », soit que tu donnes, soit que tu reprennes, soit que tu remplisses ma coupe ou que tu la vides, que je ne veuille jamais que ce que tu veux ! — Les anges mĂȘmes ne possĂšdent pas d’honneur et de privilĂšge plus grand que celui de glorifier le Dieu devant lequel ils s’inclinent nuit et jour. Quel bonheur que d’ĂȘtre appelĂ©s Ă  le glorifier par notre vie ici-bas ! Quel bonheur surtout que d’ĂȘtre en communion d’esprit avec le Seigneur JĂ©sus lui-mĂȘme, qui a pu dire en vĂ©ritĂ© PĂšre, je t’ai glorifiĂ© sur la terre ! » Je vous ai dit ces choses afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit accomplie » Jean 1511. 6° Jour — Tendre sollicitude Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Les cheveux mĂȘme de votre tĂȘte sont tous comptĂ©s » Matt. 1030. Quelle parole que celle-lĂ  ! Quoi ? Dieu prend garde Ă  tout ce qui vous concerne, il compte vos cheveux mĂȘmes ! Rien ne peut arriver par hasard ou par accident. Rien ne peut Ă©chapper Ă  son regard ; la chute de la feuille dans la forĂȘt, le vol de l’insecte Ă©phĂ©mĂšre, les anges qui parcourent le ciel, les mondes qui gravitent dans l’espace, tout est Ă©galement vu de Dieu. L’homme appelle les choses de la terre grandes » ou petites », selon son apprĂ©ciation bornĂ©e ; mais Dieu ne connaĂźt pas de telles distinctions. Et qu’il est surtout consolant de penser Ă  sa tendre sollicitude envers son peuple, auquel il mesure lui-mĂȘme sa part de joies et de douleurs ! Douceurs ou amertumes, tout nous est Ă©galement dispensĂ© par notre PĂšre. Pas une nuit de misĂšre » qui ne soit ordonnĂ©e » de lui Job 73, pas une douleur, pas une larme qui ne lui soit connue. Ce que nous appelons des voies tĂ©nĂ©breuses ne sont que les manifestations de sa fidĂ©litĂ© immuable. L’homme peut se tromper ; ses voies sont tortueuses, mais la voie du Dieu fort est parfaite. Il met mes larmes dans ses vaisseaux ; ses bras misĂ©ricordieux s’étendent sur moi et m’enveloppent ; il me garde comme la prunelle de son Ɠil » ; il me porte comme un homme porte son fils ». Lorsque je cherche Ă  lire dans l’avenir, je n’y entrevois peut-ĂȘtre qu’incertitude, mystĂšre ou Ă©preuve ; mais qu’importe ? j’ai mis en Dieu ma confiance, je sais que tout ce qui me concerne est voulu de lui. Les dangers qui me menacent, il peut m’en dĂ©livrer, les labyrinthes de difficultĂ©s oĂč je m’égare s’expliqueront un jour, grĂące Ă  sa misĂ©ricordieuse providence Il garde les pieds de ses bien-aimĂ©s ». Il ne tombera pas un cheveu de leur tĂȘte sans sa permission. TantĂŽt il nous conduit par des chemins obscurs, tantĂŽt par des voies douloureuses, le plus souvent par des sentiers dĂ©tournĂ©s que nous n’aurions pas choisis nous-mĂȘmes ; mais il nous conduit toujours avec sagesse et compassion, et quelque fatigante, pĂ©nible et raboteuse que soit la route par laquelle il nous fait passer, soyons assurĂ©s qu’elle est bonne, — bien plus, qu’elle est la seule bonne, la seule qui pĂ»t s’accorder avec une volontĂ© pleine d’amour et de sagesse. Rien, disait un chrĂ©tien distinguĂ©, n’affermit l’ñme au milieu des vicissitudes et du bruit des choses prĂ©sentes comme de jeter un regard au-dessus et un autre au-delĂ  de ces choses au-dessus, c’est-Ă -dire Ă  la main sĂ»re et paternelle qui dirige tout ; au-delĂ , c’est-Ă -dire au but glorieux et rĂ©jouissant vers lequel cette mĂȘme main nous conduit ». Le grand Conseiller, dit un autre auteur chrĂ©tien [Thomas Brooks], s’enveloppe de nuĂ©es et d’obscuritĂ©, nous appelant Ă  le suivre, au moindre signe, Ă  travers ces nuages, et nous promettant de l’autre cĂŽtĂ© de l’horizon un soleil Ă©ternel et sans ombre de changement ». Oui, c’est de cet autre cĂŽtĂ© », ĂŽ JĂ©sus, que nous saurons comment les vents, si rudes en apparence, de la vie, ont poussĂ© nos barques vers le port dĂ©sirĂ©. Je puis donc te remettre mon Ăąme en toute confiance comme Ă  mon CrĂ©ateur. Tu t’es donnĂ© toi-mĂȘme pour moi ! Cette preuve si immense de ton amour me garantit que tu me donneras toutes les autres bĂ©nĂ©dictions dont je pourrai avoir besoin. — Oh ! quelle douce pensĂ©e ! Quoi ? mes Ă©preuves sont toutes comptĂ©es par Celui qui s’appelle l’Homme de douleurs ! mes pleurs sont connus de Celui qui rĂ©pandit premiĂšrement ses larmes, puis son sang pour moi ! Il ne m’imposera pas de fardeau inutile, il n’exigera pas de sacrifices superflus. Non, de mĂȘme qu’il n’y a pas eu une goutte de trop dans la coupe de ses propres souffrances, de mĂȘme il n’y en aura pas une de trop dans le calice de chacun de ses bien-aimĂ©s Voici, qu’il me tue, j’espĂ©rerai en lui » Job 1315 Car Lui-mĂȘme a dit Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point » HĂ©b. 135. Il est bon pour moi que j’aie Ă©tĂ© affligĂ© » Ps. 11971. 7° Jour — Le bon Berger Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Je suis le bon berger ; et je connais les miens, et je suis connu des miens » Jean 1014. Quelles douces paroles ! les brebis qui connaissent la voix du bon Berger peuvent rendre tĂ©moignage Ă  sa vĂ©ritĂ© et Ă  sa fidĂ©litĂ©. Que serait pour nous l’éternitĂ©, si, quittant son trĂŽne de lumiĂšre et de gloire, il n’avait daignĂ© descendre dans cette sombre vallĂ©e de malĂ©diction, et n’avait donnĂ© sa vie en rançon pour plusieurs ? Qui pourrait dire l’amour qu’il porte Ă  chacune des brebis de son troupeau ? Quelle patience et quelle ardeur infatigables ne met-il pas Ă  chercher celle qui est perdue dans le dĂ©sert, ne s’accordant aucun repos jusqu’à ce qu’il l’ait trouvĂ©e ! Écoutez la voix de son amour qui vous dit aujourd’hui encore Je suis le bon Berger ». Son Ɠil suit toujours avec la mĂȘme sollicitude l’ñme perdue et coupable. Son cƓur est toujours plein d’amour, et ni les gloires cĂ©lestes, ni les cantiques des anges ne sauraient lui faire oublier une seule de ses brebis ; sa voix est toujours aussi pleine de charme, et de ses lĂšvres sortent, avec la mĂȘme grĂące que lorsqu’il les prononçait pour la premiĂšre fois, ces paroles ineffables Je connais mes brebis ». Oui, JĂ©sus connaĂźt chacune d’elles par son nom, quelque faible, quelque lasse, quelque malade qu’elle soit. Ô douce pensĂ©e ! Il me suit de son regard compatissant, jour aprĂšs jour, Ă  travers le dĂ©sert ; il me mĂšne dans des parcs herbeux ; il connaĂźt mes besoins, mes Ă©preuves, mes douleurs et mes perplexitĂ©s ; il me guide Ă  travers les chemins arides, les ruisseaux, les sentiers semĂ©s de ronces et d’épines. Il marche devant ses brebis » ; il ne les rudoie pas, mais les conduit doucement, et les voies par lesquelles il les fait passer, il les a lui-mĂȘme parcourues. Lui aussi a bu du torrent dans le chemin » ; il a souffert, et ayant Ă©tĂ© tentĂ© lui-mĂȘme en toutes choses, il est Ă  mĂȘme de secourir ceux qui sont tentĂ©s ». Il semble nous dire Ne craignez pas ; je ne puis vous Ă©garer ; suivez-moi Ă  travers les plaines dessĂ©chĂ©es et les sombres dĂ©serts, aussi bien que dans les gras pĂąturages ou le long des eaux tranquilles. Vous vous demandez peut-ĂȘtre pourquoi, au lieu de vous mener dans la fraĂźche vallĂ©e Ă©maillĂ©e de mille fleurs et inondĂ©e des rayons du soleil, j’ai choisi pour vous quelque mont escarpĂ© et solitaire, quelque site triste et douloureux ? mais ne craignez pas ; si je vous conduis par un chemin que vous ne connaissez pas, moi je le connais, et c’est moi qui l’ai choisi. Suivez-moi ! » Et mes brebis me connaissent ! » ajoute le Seigneur JĂ©sus. Lecteur ! ton expĂ©rience personnelle est-elle en accord avec ces derniĂšres paroles ? Connais-tu vĂ©ritablement JĂ©sus dans toute la gloire de sa personne, dans la plĂ©nitude de sa grande Ɠuvre, dans l’inĂ©puisable amour et la tendre sympathie qu’il t’a tĂ©moignĂ©e et qu’il te tĂ©moigne encore Ă  toi-mĂȘme ? Des voyageurs, en parcourant la Palestine, ont remarquĂ© que les brebis de ces contrĂ©es ne se contentent pas de suivre leur berger, mais que tout en paissant le long du chemin, elles cherchent d’un regard anxieux Ă  s’assurer qu’il n’est pas loin d’elles. — Est-ce lĂ  ton attitude, ĂŽ chrĂ©tien ? Regardes-tu constamment Ă  JĂ©sus ? Dans toutes tes voies connais-le et il dirigera tes sentiers ». Laisse-le pourvoir Ă  ton avenir. — Que cette parole Le Seigneur est mon berger, je ne manquerai de rien », soit ton mot d’ordre, durant ton voyage Ă  travers le dĂ©sert, jusqu’au jour oĂč la dispensation de la grĂące se changera pour toi en gloire. Oh ! puisses-tu ĂȘtre du nombre de ces Ăąmes simples et confiantes, desquelles on peut dire avec vĂ©ritĂ© Elles suivent l’Agneau oĂč qu’il aille ». Ses brebis le suivent, car elles connaissent sa voix » Jean 104. 8° Jour — Le vrai consolateur Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Je prierai le PĂšre, et il vous donnera un autre consolateur, pour ĂȘtre avec vous Ă©ternellement » Jean 1416. Lorsqu’un ami bien-aimĂ© nous a Ă©tĂ© enlevĂ©, avec quelle force le cƓur ne se sent-il pas attirĂ© vers ceux qui restent ! JĂ©sus, sur le point de quitter ses disciples affligĂ©s, veut les adresser Ă  quelqu’un » qui puisse remplir par sa prĂ©sence le vide que son dĂ©part va laisser. Le nom de cet ami est le consolateur » ; sa mission est de demeurer Ă©ternellement avec eux ». En consĂ©quence, aussitĂŽt que le Seigneur JĂ©sus fut remontĂ© au ciel, dix jours aprĂšs son Ă©lĂ©vation dans la gloire, le Saint Esprit vint sur les disciples et les revĂȘtit de la puissance d’En-haut. Si je m’en vais, je vous l’enverrai », avait dit JĂ©sus. Lecteurs, jouissez-vous de l’immense privilĂšge de vivre sous la dispensation du Saint Esprit ? Êtes-vous bien pĂ©nĂ©trĂ©s de cette pensĂ©e que toute votre vie d’enfant de Dieu dĂ©pend de son action dans votre esprit et dans votre cƓur ; vos priĂšres, vos cantiques, vos mĂ©ditations de la Parole de Dieu, votre marche, votre service, votre espĂ©rance ? N’oubliez pas, chers rachetĂ©s du Seigneur, que vous ĂȘtes le temple du Saint Esprit » et que l’Esprit de Dieu habite en vous ». Ne l’attristez pas ; restez humblement soumis Ă  son action et vous expĂ©rimenterez qu’il est un Esprit de lumiĂšre et d’amour, de grĂące et de vĂ©ritĂ©, de justice et de saintetĂ©, de paix et de joie ineffable. Vous ne pouvez vivre sans l’Esprit de Dieu ; pas une sainte inspiration, pas un soupir d’amour, pas un regard de foi qui ne vienne de sa misĂ©ricordieuse influence. Sans lui point d’efficace dans la Parole sainte, point de bĂ©nĂ©diction dans les assemblĂ©es chrĂ©tiennes, point de fruit permanent de justice au temps de l’affliction. De mĂȘme que l’ange dirigea Agar vers la source cachĂ©e, de mĂȘme le Saint Consolateur, fidĂšle Ă  son nom et Ă  sa mission, conduit son peuple aux eaux rafraĂźchissantes, faisant briller les promesses divines d’une gloire nouvelle et revĂȘtant l’Ɠuvre et la personne du Sauveur d’une grĂące et d’une beautĂ© nouvelles aussi. Qu’il est prĂ©cieux le nom que lui donne ici JĂ©sus le Consolateur » ! Quelle parole pour son peuple affligĂ© ! L’Église Ă©trangĂšre dans ce monde a sa tente plantĂ©e dans une vallĂ©e de larmes », et le nom du divin conducteur qui s’est chargĂ© d’elle, comme autrefois ÉliĂ©zer s’était chargĂ© de Rebecca, et veut pourvoir Ă  tous ses besoins est le Consolateur ». Grande est la famille des affligĂ©s ; mais il a pour tous un baume bienfaisant. Il en a pour le faible, pour celui qui est aux prises avec la tentation, pour le malade, pour le cƓur brisĂ©, pour le pauvre, pour le mourant. Que ce Consolateur est diffĂ©rent des autres ! Les amis humains, un regard peut les aliĂ©ner, l’adversitĂ© peut les dĂ©sunir, la mort les sĂ©parer pour toujours. Mais JĂ©sus nous parle d’un ami dont l’attribut et l’office particulier sont de demeurer Ă©ternellement avec nous. Lui vous enseignera toutes choses et vous rappellera toutes les choses que je vous ai dites » Jean 1426. 9° Jour — Le juge misĂ©ricordieux Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Moi non plus, je ne te condamne pas ; va, — dorĂ©navant ne pĂšche plus » Jean 811. Combien JĂ©sus est plus compatissant que le plus compatissant des amis terrestres ! Dans un moment d’irritation, les disciples veulent faire descendre le feu du ciel sur des pĂ©cheurs obstinĂ©s, mais le MaĂźtre reprend leur coupable emportement. Pierre, le disciple si fervent pour son MaĂźtre et qui, cependant, le renia, Pierre ne pouvait s’attendre Ă  recevoir de lui que de sĂ©vĂšres reproches pour son manque de foi ; mais Celui qui connaĂźt le fond des cƓurs et savait le profond repentir de son disciple, lui envoie tout d’abord le plus tendre des messages Marc 167, et ensuite lui adresse le plus doux des reproches M’aimes-tu ? ». Les gardes, au livre des Cantiques 57, frappent l’épouse, lui arrachent son voile et la couvrent d’injures ; mais lorsqu’elle retrouve l’Époux qu’elle avait perdu, celui-ci ne fait entendre ni plainte, ni reproche ! Dieu est si lent Ă  s’irriter et si prompt Ă  pardonner, disait un chrĂ©tien distinguĂ©, qu’alors mĂȘme que les prophĂštes perdaient toute patience avec le peuple d’IsraĂ«l et le vouaient Ă  la malĂ©diction divine, le Seigneur continuait pourtant Ă  user de support envers ce peuple qu’il avait Ă©lu pour l’amour de son nom ». La pĂ©cheresse Ă  laquelle JĂ©sus adressait les paroles consolantes que nous dĂ©sirons mĂ©diter aujourd’hui Ă©tait repoussĂ©e avec mĂ©pris par ses accusateurs ; mais, tandis que ces derniers rĂ©clamaient contre elle la rigueur de la loi, JĂ©sus lui dit Je ne te condamne pas ». Quel bonheur que de tomber entre les mains de ce Dieu Sauveur, si plein de misĂ©ricorde, et dont les compassions sont sans bornes ! Mais devons-nous en conclure que JĂ©sus ferme les yeux sur le pĂ©chĂ© ? Loin de nous une telle pensĂ©e. Son sang et son Ɠuvre, BethlĂ©hem et le Calvaire, rĂ©futent une supposition aussi impie ! Avant que le crime d’une seule Ăąme ait pu ĂȘtre lavĂ©, le Fils de Dieu a dĂ» quitter le trĂŽne Ă©ternel de la gloire et venir endurer la mort et le jugement sur un bois infĂąme. Mais cette parole de JĂ©sus est une parole d’encouragement pleine de douceur pour le cƓur sincĂšre et repentant ; elle lui dit que quand ses pĂ©chĂ©s seraient rouges comme le cramoisi, ils seront blancs comme la neige, et quand ils seraient comme l’écarlate, ils seront comme la laine » ; car il n’y a pas de limites au pardon libre, entier et Ă©ternel qui lui est offert. De mĂȘme que les anciens IsraĂ©lites, au milieu de leur agonie, devaient regarder au serpent d’airain pour vivre », de mĂȘme Dieu nous dit encore Vous tous les bouts de la terre, regardez Ă  moi et soyez sauvĂ©s ». À cĂŽtĂ© de la croix de JĂ©sus s’élĂšve un autre monument glorieux de la grĂące de Dieu ; c’est le bois oĂč expira le brigand et sur lequel sont gravĂ©es ces paroles adressĂ©es Ă  tout pĂ©cheur qui se sent perdu C’est une chose certaine et digne de toute acceptation que JĂ©sus Christ est venu dans le monde pour sauver les pĂ©cheurs ». — Quels que soient nos pĂ©chĂ©s, dit Rutherford, lorsqu’ils tombent dans l’ocĂ©an de la misĂ©ricorde divine, ils ne sont plus que comme une goutte de sang qui, tombant dans le vaste OcĂ©an, s’y perdrait aussitĂŽt ». Lecteur, tu es peut-ĂȘtre le premier des pĂ©cheurs. Semblable au banqueroutier qui craint de regarder ses livres, tu redoutes peut-ĂȘtre de sonder ton cƓur, tu es prĂšs de tomber dans le dĂ©sespoir ; ta conscience et le souvenir de tes pĂ©chĂ©s sans nombre s’élĂšvent contre toi et te crient Je te condamne ». Mais prends courage, pauvre Ăąme ; JĂ©sus te fait entendre une parole plus douce, une dĂ©claration plus rĂ©jouissante Je ne te condamne pas », te dit-il en cet instant mĂȘme ; va, et ne pĂšche plus Ă  l’avenir ». Et tous lui rendaient tĂ©moignage et s’étonnaient des paroles de grĂące qui sortaient de sa bouche » Luc 422. 10° Jour — La plus Ă©tonnante des relations Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Quiconque fera la volontĂ© de Dieu, celui-lĂ  est mon frĂšre, et ma sƓur, et ma mĂšre » Marc 335. Il semble qu’une seule comparaison empruntĂ©e Ă  la terre ne suffisant pas Ă  nous dĂ©peindre l’amour de JĂ©sus, ce bon Sauveur ait dĂ» rĂ©unir dans cette seule parole tout ce qu’il y a de plus tendre dans nos relations terrestres. Et dans toute la Bible, il en est ainsi. Les affections les plus puissantes que l’homme puisse ressentir sont employĂ©es tour Ă  tour par l’Esprit saint pour nous peindre la profondeur et l’intensitĂ© de l’amour de JĂ©sus. TantĂŽt il est comparĂ© Ă  une mĂšre qui console son enfant », tantĂŽt il appelle son peuple ma sƓur », mon amie », mon Ă©pouse ». Un tel langage nous surprend-il ? Ne serait-ce lĂ  qu’une simple figure plus expressive que rĂ©elle ? Mais JĂ©sus n’a-t-il pas donnĂ© sa vie pour nous ? Oh ! devant ce gage de Son amour, cessons de nous Ă©tonner qu’il ait pu s’exprimer en ces termes. ChrĂ©tien, es-tu triste ou solitaire ? Les liens les plus chers qui t’attachaient Ă  la vie viennent-ils de se rompre ? La tombe a-t-elle fait des vides autour de toi et brisĂ© tes plus intimes affections ? Oh ! s’il en est ainsi, regarde Ă  JĂ©sus, tu trouveras en lui un amour qui surpasse toute connaissance. Il est l’Ami plus attachĂ© qu’un frĂšre », dont la prĂ©sence et la douce sociĂ©tĂ© compensent toutes les pertes et remplissent tous les vides. Il fait habiter en famille celui qui Ă©tait seul ». Es-tu orphelin, sans consolation ? Souviens-toi que tu as au ciel un tendre ami qui t’aime d’un amour aussi profond que l’OcĂ©an, aussi incommensurable que l’éternitĂ©. Et pour qui sont les bĂ©nĂ©dictions prĂ©sentĂ©es sous cette Ă©tonnante image ? À qui JĂ©sus prodigue-t-il ces tĂ©moignages d’un amour sans bornes ? Pour avoir accĂšs Ă  ces grĂąces, il ne suffit pas de faire une profession extĂ©rieure de christianisme, d’appartenir Ă  telle ou telle Église, de suivre tel ou tel ministre, d’observer certains rites ou de porter telle dĂ©nomination religieuse ; non, les paroles de JĂ©sus ne s’appliquent qu’à celui seul qui est revĂȘtu de saintetĂ©, qu’à celui qui fait la volontĂ© du PĂšre ». Oui, l’ñme qui cherche Ă  reflĂ©ter, pour ainsi dire, l’esprit de Christ, l’ñme qui est remplie de l’Esprit, qui prend sa Parole pour rĂšgle de sa conduite journaliĂšre et fait de la gloire de Dieu le grand but de son existence ; l’ñme qui vit pour Dieu, avec Dieu et en Dieu, en un mot, l’ñme croyante, douce et humble qui cherche Ă  vivre de la vie de Christ et en vue du ciel, cette Ăąme, — et celle-lĂ  seule, — peut goĂ»ter les joies et les bĂ©nĂ©dictions de la famille de Dieu. Si l’amitiĂ© des puissants et des vertueux de la terre est chose dĂ©sirable, qu’est-ce donc que de possĂ©der cet amour divin auprĂšs duquel l’affection terrestre d’un frĂšre ou d’une sƓur, celle d’un pĂšre, d’une mĂšre, ou d’un ami ne sont que comme de pĂąles Ă©toiles Ă  cĂŽtĂ© du soleil resplendissant ! JĂ©sus ne craint pas de nous appeler ses frĂšres. Jetant les yeux sur de pauvres vermisseaux tels que nous, il dit Voici mon frĂšre, ma sƓur et ma mĂšre ! » N’est-il pas plein de beautĂ© et d’amour ce premier message du Christ ressuscitĂ© Va dire Ă  mes frĂšres Je monte vers mon PĂšre et votre PĂšre, et vers mon Dieu et votre Dieu ? » Jean 2017. Et ce doux langage qu’il tient Ă  son PĂšre aprĂšs les souffrances endurĂ©es pour faire de nous une famille d’adorateurs J’annoncerai ton Nom Ă  mes frĂšres ; au milieu de l’assemblĂ©e je chanterai tes louanges » Ps. 2222 ; HĂ©b. 212. J’écrirai sur eux, dit-il ailleurs, mon nouveau nom ». Comme nous Ă©crivons notre nom sur un livre pour montrer qu’il nous appartient, de mĂȘme JĂ©sus Ă©crira son nom sur nous, — merveilleux ouvrage de sa grĂące, — afin que ce nom soit lu et connu des principautĂ©s et des puissances cĂ©lestes. Avons-nous connu et cru l’amour que Dieu a pour nous » ? Ah ! que notre gratitude est faible ! Qui ne pourrait souscrire Ă  ces mots d’un chrĂ©tien dont le nom est restĂ© en vĂ©nĂ©ration dans l’Église Ton amour a Ă©tĂ© pour moi comme une ondĂ©e abondante ; mais ma reconnaissance n’est que comme une goutte de rosĂ©e, et cette goutte elle-mĂȘme est souillĂ©e par le pĂ©chĂ© ». Puis au matin de l’éternitĂ©, bienheureux celui qui aura gardĂ© la parole du Seigneur et n’aura pas reniĂ© son Nom. Il verra s’accomplir la promesse donnĂ©e en Apoc. 312 Celui qui vaincra, je le ferai une colonne dans le temple de mon Dieu, et il ne sortira plus jamais dehors ; et j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la citĂ© de mon Dieu, de la nouvelle JĂ©rusalem qui descend du ciel d’auprĂšs de mon Dieu, et mon nouveau nom ». Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon PĂšre l’aimera, et nous viendrons Ă  lui, et nous ferons notre demeure chez lui » Jean 1423. 11° Jour — L’ami des orphelins Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Je ne vous laisserai pas orphelins, je viens Ă  vous » Jean 1418. Le chrĂ©tien est-il destinĂ© Ă  marcher toujours dans les sentiers de la joie ? Non, il a Ă©tĂ© averti au contraire qu’il doit s’attendre Ă  beaucoup de tribulations. Il a ses Maras aussi bien que ses Élims, ses vallĂ©es de Baca comme ses heures de repos. Il est souvent seul pour rĂ©sister Ă  la fureur de l’orage ; souvent son kikajon se flĂ©trit au moment oĂč il en aurait besoin ; son soleil se voile quand il est encore jour. Sa demeure et son cƓur, autrefois si joyeux, sont soudain obscurcis par une douleur qu’aucun Ă©tranger, qu’un frĂšre mĂȘme peut-ĂȘtre ne saurait partager. Mais nous avons quelqu’un qui, venu ici-bas pour souffrir, est toujours prĂȘt Ă  nous soulager. Que de fois sa voix d’amour n’a-t-elle pas fait entendre ses doux accents dans la triste chambre d’un malade ou auprĂšs d’un lit de mort Je ne vous laisserai pas orphelins ! » — C’est comme si JĂ©sus nous disait Le monde, les amis pourront vous abandonner ; les sĂ©parations douloureuses, la mort pourront vous atteindre ; mais ne craignez rien, moi je ne vous abandonnerai pas. Vous pourrez ĂȘtre solitaires, mais non pas seuls ; car moi, votre Seigneur et votre Dieu, je suis avec vous ! » JĂ©sus semble avoir une tendresse toute particuliĂšre pour ses enfants orphelins et affligĂ©s. Un pĂšre aime d’autant plus tendrement son enfant qu’il le voit malade et abattu ; de tous ceux de sa maison, c’est celui sur lequel se concentrent le plus ses pensĂ©es. De mĂȘme Christ semble trouver ses dĂ©lices Ă  prodiguer la plus tendre sympathie Ă  celui qui n’a personne qui l’aide. C’est aux jours de l’affliction que son peuple sent le plus vivement combien il lui est prĂ©cieux ; c’est lorsqu’il traverse le dĂ©sert » que JĂ©sus lui parle selon son cƓur » ; c’est de lĂ , chose merveilleuse, qu’il lui donne ses vignes et la vallĂ©e d’Acor [ou vallĂ©e du trouble] pour une porte d’espĂ©rance » OsĂ©e 215. LĂ  mĂȘme oĂč il s’y Ă©tait le moins attendu, il voit jaillir sous ses pas les sources de ses consolations cĂ©lestes. Comme autrefois Jonathan, faible et las, sentit renaĂźtre ses forces en prenant du miel coulant au milieu de la forĂȘt, ainsi il y a pour les enfants de Dieu, fatiguĂ©s et attristĂ©s, un miel rafraĂźchissant, — consolations Ă©ternelles dĂ©coulant de l’arbre de vie et qui viennent adoucir leurs plus dures Ă©preuves. Ô vous, Ăąmes affligĂ©es, soyez donc consolĂ©es ! Si JĂ©sus vous a retranchĂ© votre portion ici-bas, c’est afin de vous amener Ă  lui comme Ă  votre portion Ă©ternelle. S’il a tari les ruisseaux et la source de vos bĂ©nĂ©dictions temporelles, il l’a fait pour vous amener Ă  dire Toutes mes sources sont en toi ». Dieu semble vouloir remplir tous les vides que son amour a dĂ» creuser dans nos cƓurs, disait un fidĂšle, parlant d’aprĂšs sa propre expĂ©rience ; son but de grĂące est de guĂ©rir les cƓurs brisĂ©s ». Quelle admirable peinture le Seigneur nous donne de la profondeur, de la tendresse et de l’immuable certitude de ses consolations, quand il nous dit Comme quelqu’un que sa mĂšre console, ainsi moi, je vous consolerai ; et vous serez consolĂ©s » ! ÉsaĂŻe 6613. Ah ! qui ne voudrait voir se transformer ainsi toutes ses Ă©preuves, ses tristesses, ses amertumes, en tĂ©moignages de sympathie et d’amour du Consolateur des orphelins, de ce Consolateur puissant et tendre dont le seul regard dissipe les plus sombres douleurs ! Comme une brillante constellation jette sa clartĂ© la plus vive Ă  l’heure de minuit, de mĂȘme les paroles de JĂ©sus, vĂ©ritables messagĂšres, rĂ©pandent leur douce clartĂ© dans la sombre nuit de nos douleurs terrestres. Nous pouvons ne pas en discerner la beautĂ© lorsque l’horizon nous apparaĂźt brillant et lumineux, mais Dieu nous les tient en rĂ©serve pour les jours oĂč notre ciel est couvert de sombres nuages. Je vous ai dit ces choses, afin que, quand l’heure sera venue, il vous souvienne que moi je vous les ai dites » Jean 164. 12° Jour — La victoire sur le monde Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Vous avez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage, moi, j’ai vaincu le monde » Jean 1633. Qu’aurai-je Ă  craindre d’un monde dĂ©jĂ  vaincu ? Le Triomphateur tout-puissant, prĂšs de recevoir la couronne de gloire, se tourne vers ses faibles et timides soldats et leur dit de prendre courage. Ils n’ont pas Ă  combattre des ennemis inconnus. L’Homme-Dieu, notre MĂ©diateur, connaĂźt leurs Ă©preuves. Il a Ă©tĂ© tentĂ© en toutes choses ». Il marche devant nous et nous crie Ă  nous, pauvres pĂšlerins Je vous ferai connaĂźtre le chemin de la vie. Et ce chemin, il l’a ouvert lui-mĂȘme ; il en sait par expĂ©rience toutes les difficultĂ©s. Pas une Ă©pine douloureuse qui ne l’ait blessĂ©, pas une offense qu’il n’ait supportĂ©e, pas de larmes qu’il n’ait aussi rĂ©pandues ! Une chose, il est vrai, manque Ă  cette parfaite identitĂ© entre Christ et les siens il a Ă©tĂ© sans pĂ©chĂ© » ; mais cette horreur du pĂ©chĂ© qu’éprouvait sa nature sainte prĂȘte peut-ĂȘtre Ă  sa sympathie envers ceux qui ne sont que corruption au dedans et assaillis de tentations au dehors, quelque chose de plus intense et de plus profond. Lecteur ! es-tu prĂšs de succomber Ă  la tentation ? le monde a-t-il dĂ©ployĂ© devant toi ses appĂąts sĂ©ducteurs, ou ton cƓur serait-il inconstant et lĂ©ger ? ConsidĂšre Celui qui a souffert ! Ă©coute ton RĂ©dempteur adorable, te disant du haut de son trĂŽne J’ai vaincu le monde » ! Il a triomphĂ© des ruses de l’ennemi ; par trois fois, avec les mĂȘmes armes dont il veut que tu te revĂȘtes, il a repoussĂ© le tentateur en disant IL EST ÉCRIT. Serais-tu sous le poids de quelque peine Ă©crasante ou de quelque dĂ©tresse extrĂȘme ? Il sait ce que c’est que la langueur ». Lui, le vrai Cep, connaĂźt jusqu’aux moindres fibres de ses sarments ; la serpe qui les blesse le blesse aussi. Il a parcouru, disait un affligĂ©, toutes les phases de l’école de douleur par laquelle nous avons Ă  passer ». Il aime Ă  mettre son peuple dans des positions exceptionnelles et difficiles, pour le contraindre Ă  s’appuyer sur lui et Ă  se confier en sa puissance. S’il nous laisse ballotter au grĂ© des vagues, c’est pour nous faire sentir le besoin de la lumiĂšre conductrice qui Ă©mane de lui-mĂȘme et qui peut seule nous guider au milieu de la tempĂȘte. Soyez assurĂ©s qu’il n’y a qu’amour dans toutes ses voies. Celui qui nous connaĂźt infiniment mieux que nous ne nous connaissons nous-mĂȘmes, met souvent une Ă©pine sur notre chemin pour nous contraindre Ă  prendre notre essor vers le ciel et Ă  nous Ă©lever au-dessus de la terre oĂč nous rampons. Nous glissons sur une glace unie, dit Evans ; les chemins raboteux sont les plus sĂ»rs ». Ne nous attendons pas Ă  ne point verser de larmes sur cette terre ; ce bonheur est rĂ©servĂ© pour le ciel. Qui pourrait dire combien sont nĂ©cessaires Ă  l’enfant de Dieu les afflictions qu’il trouve dans le monde ? La vraie semence spirituelle de Christ c’est-Ă -dire le peuple qu’il s’est acquis est d’ordinaire dĂ©posĂ©e bien profondĂ©ment dans le sol et doit se frayer sa voie Ă  travers des difficultĂ©s sans nombre avant d’atteindre la surface ; mais ses racines n’en sont que plus fortes ; et si ces plantes du jardin de Dieu n’étaient sorties de ces profondeurs cachĂ©es, comme l’arbrisseau elles auraient Ă©tĂ© dĂ©racinĂ©es par le premier coup de vent. JĂ©sus aime conduire ses disciples, comme il le fit autrefois, sur une haute montagne Ă  l’écart », c’est-Ă -dire en un lieu bien Ă©levĂ© au-dessus des choses du monde ; mais lui-mĂȘme, vainqueur du monde, leur adresse, tout en les conduisant, ses consolations ineffables en attendant de les introduire dans sa gloire. Les souffrances du temps prĂ©sent ne sont pas dignes d’ĂȘtre comparĂ©es avec la gloire Ă  venir qui doit nous ĂȘtre rĂ©vĂ©lĂ©e » Rom. 818. 13° Jour — Le petit troupeau Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Ne crains pas, petit troupeau, car il a plu Ă  votre PĂšre de vous donner le royaume » Luc 1232. Encore la voix du bon Berger ! Encore une parole de consolation, et quelle tendre parole ! Son troupeau est petit, faible, craintif ; mais il est aimĂ© du PĂšre, il jouit de son bon plaisir » et il sera bientĂŽt un troupeau glorifiĂ© », abritĂ© dans la bergerie cĂ©leste et dans une sĂ©curitĂ© Ă©ternelle et parfaite ! Et comment le bon Berger apaise-t-il les craintes et les angoisses de ses brebis ? S’il les voit haletantes et fatiguĂ©es au penchant de la montagne, il leur montre de sa houlette les portes brillantes du royaume de gloire, en leur disant Le bon plaisir de votre PĂšre est de vous le donner ! » Quelles paroles rĂ©jouissantes ! Quelle bienheureuse perspective ! Sauveur misĂ©ricordieux, ton amour fait mon bonheur ! Le royaume de Dieu appartient aux fidĂšles en vertu d’une charte inaliĂ©nable et irrĂ©vocable. Je vous confĂšre un royaume », leur dit JĂ©sus dans une autre occasion, comme mon PĂšre m’en a confĂ©rĂ© un » Luc 2229. Ce royaume est aussi sĂ»r que l’amour Ă©ternel et que la toute puissance de Dieu. Satan, le grand ennemi du royaume, peut jeter dans vos Ăąmes des doutes, des mĂ©fiances et des craintes pour troubler votre paix, mais il ne peut vous dĂ©pouiller de votre propriĂ©tĂ©. Il faudrait qu’il arrachĂąt la couronne du front de Celui qui est assis sur le trĂŽne avant de pouvoir affaiblir ou altĂ©rer en quoi que ce soit cette promesse certaine. S’il a plu Ă  Dieu de frapper le pasteur du troupeau, il lui plaira aussi de donner la joie Ă  son peuple rachetĂ©. S’il a dit Ă  l’épĂ©e de se rĂ©veiller contre son compagnon, alors que le troupeau Ă©tait dispersĂ© », il mettra certainement son plaisir, pour l’amour du bon Berger, Ă  tourner sa main avec amour sur les petits de ce troupeau Zach. 137. ChrĂ©tiens, songez Ă  cette parole C’est la volontĂ© de votre PĂšre ». Le bon Berger, tout en vous conduisant Ă  travers les montagnes qui vous sĂ©parent encore de son heureux bercail, vous montre de toutes parts sur la route des signes et des gages de l’amour de son PĂšre. Il peut, il est vrai, vous conduire dans votre patrie par une voie qui vous est inconnue. AprĂšs avoir fait sortir son peuple d’IsraĂ«l hors d’Égypte, comment le fit-il entrer dans la terre promise ? En le faisant passer par quarante ans d’épreuves et de privations au dĂ©sert. Souvent il en agit encore ainsi ; mais confiez-vous en lui, ĂŽ croyants ; ne le dĂ©shonorez pas par vos doutes et vos craintes coupables. Ne regardez pas Ă  vos sentiers obscurs ou Ă  votre cƓur capricieux et vacillant, mais regardez plutĂŽt au but qui est devant vous. Avec quelle ardeur Dieu dĂ©sire votre salut ! Combien d’autres paroles, tout aussi tendres que celles-ci, ne vous a-t-il pas adressĂ©es ! Que la douce voix du bon Berger vous redise Il a plu Ă  votre PĂšre ». Je vous ai donnĂ©, semble-t-il nous dire, la meilleure preuve que telle est aussi ma volontĂ©, car pour ouvrir les portes de ce royaume, j’ai donnĂ© ma vie pour vous ; mais c’est aussi la volontĂ© de mon PĂšre ». Comme un berger prend soin de son troupeau au jour oĂč il est au milieu de ses brebis dispersĂ©es, a dit le Seigneur l’Éternel, ainsi je prendrai soin de mes brebis et je les sauverai de tous les lieux oĂč elles ont Ă©tĂ© dispersĂ©es au jour de la nuĂ©e et de l’obscuritĂ© profonde » ÉzĂ©ch. 3412. Or c’est ici la volontĂ© de Celui qui m’a envoyĂ©, c’est que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donnĂ©.. » Jean 639. Mes brebis Ă©coutent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, et moi, je leur donne la vie Ă©ternelle, et elles ne pĂ©riront jamais ;et personne ne les ravira de ma main. Mon PĂšre qui me les a donnĂ©es est plus grand que tous, et personne ne peut les ravir de la main de mon PĂšre. Moi et le PĂšre, nous sommes un » Jean 1027-30. Ne crains donc point, petit troupeau ! quoique tu aies Ă  traverser pendant quelques jours encore une terre aride et dessĂ©chĂ©e, quoique ta toison soit peut-ĂȘtre mise en lambeaux par les ronces du chemin et tes pieds ensanglantĂ©s par les cailloux, ne crains point, te dis-je, car Ce n’est pas la volontĂ© de votre PĂšre qui est dans les cieux qu’un seul de ces petits pĂ©risse » Matt. 1814. 14° Jour — La grĂące Ă  la portĂ©e de tous Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Si quelqu’un a soif, qu’il vienne Ă  moi et qu’il boive » Jean 737. N’est-ce pas une des paroles les plus rĂ©jouissantes qui soient jamais sorties de la bouche du Seigneur » ? Le jour oĂč elle fut prononcĂ©e Ă©tait des plus solennels ; c’était le dernier, le grand jour » de la fĂȘte des Tabernacles, et la foule Ă©tait plus considĂ©rable encore qu’elle ne l’avait Ă©tĂ© pendant les sept autres jours de la fĂȘte. Le bassin d’or venait probablement, selon la coutume, d’ĂȘtre rempli des eaux de SiloĂ« et apportĂ© au temple au bruit des acclamations du peuple, lorsque le Sauveur du monde saisit cette occasion pour proclamer la bonne nouvelle du salut. Nombreuses, sans doute, furent les paroles que JĂ©sus prononça en ces jours particuliĂšrement solennels, mais il semble avoir rĂ©servĂ© la plus importante de toutes pour la derniĂšre. Quelle est donc cette vĂ©ritĂ© capitale sur laquelle il veut attirer l’attention de son nombreux auditoire ? C’est celle-ci Si quelqu’un a soif, qu’il vienne Ă  moi et qu’il boive ». Lecteur, doutez-vous de la rĂ©alitĂ© de cette misĂ©ricordieuse promesse ? Vos pĂ©chĂ©s sans nombre s’élĂšvent-ils comme une barriĂšre entre vous et la misĂ©ricorde gratuite du Sauveur ? Croyez-vous ne pas pouvoir venir Ă  lui tel que vous ĂȘtes, et qu’une guĂ©rison partielle, une rĂ©forme prĂ©paratoire doivent s’opĂ©rer en vous avant que vous osiez vous approcher de la source de vie ? Si vous le croyez, grande est votre erreur, car JĂ©sus vous dit Quiconque a soif » ; il ne fait aucune exception. Quoi de plus gratuit que l’eau ? Le plus pauvre mendiant peut se dĂ©saltĂ©rer, sans argent et sans aucun prix », Ă  la fontaine du chemin. Telle est l’image du salut glorieux que vous offre le Seigneur. Il vous invite Ă  venir Ă  lui avec votre misĂšre et votre pĂ©nurie, votre faiblesse et votre indignitĂ©. Souvenez-vous de l’entretien du RĂ©dempteur avec la Samaritaine. Elle Ă©tait une grande pĂ©cheresse, perdue, endurcie, dĂ©gradĂ©e, mais il n’exige d’elle aucune condition ; croire et croire seulement voilĂ  tout ce qu’il lui demande. Si tu connaissais le don de Dieu, lui dit-il, toi tu lui eusses demandĂ©, et il t’eut donnĂ© de l’eau vive ». Mais n’y a-t-il pas cependant une condition requise dans cette parole de JĂ©sus Si quelqu’un a soif » ? Peut-ĂȘtre ĂȘtes-vous abattu en pensant combien peu vous recherchez la saintetĂ©, combien peu vous sentez le besoin d’un Sauveur. Mais cette conviction mĂȘme de votre misĂšre n’est-elle pas un signe que vous soupirez Ă  quelque degrĂ© aprĂšs JĂ©sus Christ ? et quelque faible que soit ce soupir, si vous dites Je n’ai rien pour puiser, et le puits est profond », Celui qui vous offre l’eau du salut remplira lui-mĂȘme vos vaisseaux dessĂ©chĂ©s. Car Il a rassasiĂ© l’ñme altĂ©rĂ©e et a rempli de biens l’ñme affamĂ©e » Psaume 1079. JĂ©sus se tint lĂ , et cria ». — C’est le seul trait de ce genre qui nous soit racontĂ© dans la vie de Celui dont il Ă©tait dit Il ne criera pas et il n’élĂšvera pas sa voix, et il ne la fera pas entendre dans la rue » És. 422. Mais la vĂ©ritĂ© qu’il avait Ă  faire entendre Ă  la foule Ă©tant d’un intĂ©rĂȘt et d’une importance de premier ordre, il tenait particuliĂšrement Ă  la proclamer devant tous. Et c’est par une invitation semblable que le Seigneur JĂ©sus a voulu sceller le livre inspirĂ© Que celui qui a soif vienne et que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie », nous rĂ©pĂšte-t-il encore Ă  la derniĂšre page de l’Apocalypse. Puissent ces paroles misĂ©ricordieuses rĂ©sonner jusqu’aux extrĂ©mitĂ©s du monde, en sorte qu’on puisse dire aujourd’hui comme autrefois Comme il disait ces choses, plusieurs crurent en lui » Jean 830. 15° Jour — Une douce servitude Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Mon joug est aisĂ© et mon fardeau est lĂ©ger » Matt. 1130. Pourrait-on en dire autant du joug de Satan et du joug du pĂ©chĂ© ? Combien ne serait-il pas plus vrai de dire Son joug est dur et son fardeau pesant » ? Le service de Christ est un service heureux et le seul heureux. Mon joug, dit-il. Ce joug nous est imposĂ© par un ami Ă©prouvĂ©, par un ami qui a portĂ© lui-mĂȘme le fardeau qu’il veut nous donner. Il s’est chargĂ© de nos douleurs ». Quelle bĂ©nĂ©diction que de se sentir sous la sainte servitude d’un MaĂźtre aussi bon ! Il n’en est pas de nous comme des esclaves que l’on frappait pour les faire travailler, mais nous sommes conduits » d’autant plus tendrement que JĂ©sus a mis son joug et son fardeau sur nous. Le grand apĂŽtre Paul, en parlant de lui-mĂȘme, emploie toujours les plus humbles Ă©pithĂštes ; ce n’était pas cependant qu’il n’eĂ»t bien des sujets de se glorifier il avait pris la parole devant des rois, avait pĂ©nĂ©trĂ© dans le palais des CĂ©sars et comparu devant CĂ©sar lui-mĂȘme ; il avait Ă©tĂ© ravi jusqu’au troisiĂšme ciel ; mais le seul titre qu’il se donne dans toutes ses Ă©pĂźtres, le seul qu’il soit heureux de prendre, est celui-ci Serviteur ou littĂ©ralement esclave » de JĂ©sus Christ » ! Lecteur ! connais-tu cette douce servitude ? Peux-tu dire aussi avec joie Ô Seigneur, je suis vĂ©ritablement ton serviteur » ? JĂ©sus n’est pas un maĂźtre dur ; et si jamais Satan cherchait Ă  te le persuader, rĂ©ponds hardiment Il m’a aimĂ© et il s’est donnĂ© lui-mĂȘme pour moi ». — Il est vrai, le joug est la discipline dont il se sert pour prĂ©parer ses enfants Ă  une glorieuse immortalitĂ©. Mais ne craignez pas ! C’est sa main toujours tendre qui a mis sur vous son joug, et qui l’y maintient. Il a proportionnĂ© lui-mĂȘme son joug Ă  vos forces ; mon fardeau est lĂ©ger », dit-il ; il vous accordera ses grĂąces dans la mesure exacte de vos besoins. Mieux encore, il vous amĂšnera Ă  aimer vos Ă©preuves, parce qu’elles vous feront apprĂ©cier toutes les richesses de la fidĂ©litĂ© et de la misĂ©ricorde de Dieu. Ah ! que son peuple a besoin de se sentir ainsi sous le joug, au milieu des tentations sans nombre qui l’environnent, pour rester soumis et humble. L’amour de Dieu use de tous les moyens pour subjuguer nos cƓurs, pour nous humilier et nous Ă©prouver, pour nous faire sortir de nous-mĂȘmes, de nos goĂ»ts, de nos relations, de notre bien-ĂȘtre, en un mot pour nous charger de son joug ! Et qui a jamais regrettĂ© cette heureuse servitude ? Parmi les mille regrets qui entourent souvent un lit de mort, et qui ont mouillĂ© plus d’une fois de larmes amĂšres l’oreiller du mourant, y en a-t-il jamais eu un seul qui ait eu pour objet de s’ĂȘtre soumis Ă  ce joug ? ChrĂ©tien dans l’épreuve, JĂ©sus t’a-t-il jamais fait dĂ©faut ? Son joug t’a-t-il jamais paru trop lourd ? Tes larmes n’ont-elles pas toujours Ă©tĂ© essuyĂ©es, et tes douleurs apaisĂ©es ? Tes tentations ont-elles jamais Ă©tĂ© au-dessus de tes forces ? Ah ! ne dois-tu pas bien plutĂŽt t’écrier Oui, la parole de l’Éternel est bonne » ; je lui ai remis mon fardeau et il m’a soutenu ? Comme tous les obstacles se sont dissipĂ©s ! Comme le joug a perdu sa pesanteur et la croix son amertume dans la pensĂ©e que tu les portais pour l’amour de JĂ©sus ! Un repos est promis dĂšs ici-bas Ă  celui qui accepte franchement ce joug ; mais un repos meilleur encore attend l’ñme fatiguĂ©e et chargĂ©e qui atteint le terme de sa course, car ainsi a dit JĂ©sus Prenez mon joug sur vous et apprenez de moi, car je suis dĂ©bonnaire et humble de cƓur, et vous trouverez le repos de vos Ăąmes » Matthieu 1129. 16° Jour — L’amour de Dieu Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Comme le PĂšre m’a aimĂ©, moi aussi je vous ai aimĂ©s » Jean 159. N’est-ce pas le plus Ă©tonnant des versets de la Bible ? Qui peut sonder la profondeur incommensurable de l’amour qui Ă©tait dans le sein du PĂšre de toute Ă©ternitĂ© pour le Fils de ses dilections ? Et cependant c’est cet amour qui sert de terme de comparaison au Sauveur, quand il veut exprimer sa tendresse pour ses disciples. Rien de plus mystĂ©rieux que la communion qui existe entre la premiĂšre et la seconde personne de la TrinitĂ© adorable dĂšs avant la crĂ©ation du monde. L’Écriture ne nous donne Ă  ce sujet que quelques rĂ©vĂ©lations, mais qui doivent nous suffire. J’étais alors Ă  cĂŽtĂ© de lui son nourrisson », nous dit la Parole, j’étais ses dĂ©lices tous les jours, toujours en joie devant lui ». Nous savons que nos affections terrestres sont susceptibles de croĂźtre en profondeur et en intensitĂ©. La grandeur de l’amitiĂ© d’hier n’est pas encore ce qu’elle pourra devenir, alors qu’elle aura Ă©tĂ© consacrĂ©e et mĂ»rie par des annĂ©es de rapports mutuels. Mais quelle perfection dans ce mutuel amour du PĂšre et du Fils qui est de toute Ă©ternitĂ© ! cet amour qui n’est pas comme le nĂŽtre, capricieux, passager, vacillant, sujet Ă  mille fluctuations, mais qui est, au contraire, pur, immuable, sans ombre de changement ! —Et cependant Ă©coutez ce que dit JĂ©sus Comme le PĂšre m’a aimĂ©, moi aussi je vous ai aimĂ©s ». AssurĂ©ment, s’il nous eĂ»t dit Comme mon PĂšre a aimĂ© les anges, moi je vous ai aimĂ©s », c’eĂ»t Ă©tĂ© dĂ©jĂ  infiniment plus que nous n’étions en droit d’attendre. Mais le vrai symbole de l’amour ne pouvait ĂȘtre qu’un amour infini. Bien avant que les jours et les mondes fussent créés, cet amour existait. L’amour du PĂšre, et son propre amour pour les pĂ©cheurs tels sont les deux sujets de la joie Ă©ternelle du Sauveur. Pour complĂ©ter l’image que nous montre notre texte, regardons Ă  la description de l’amour du PĂšre pour nous. À cause de ceci le PĂšre m’aime », dit ailleurs JĂ©sus, c’est que je laisse MA VIE » ! Dieu possĂ©dait en lui-mĂȘme un amour entier, parfait ; il n’avait pas besoin de l’amour de ses crĂ©atures pour ajouter Ă  sa gloire ou Ă  son bonheur ; nĂ©anmoins il semble dire que son amour pour nous est si intense, qu’il en aime davantage son Fils bien-aimĂ© si un amour infini est susceptible de s’accroĂźtre, parce qu’il a donnĂ© sa vie pour les coupables enfants d’Adam ! C’est en parlant des rachetĂ©s qu’il est dit Il se reposera dans son amour ; — il s’égayera en toi avec chant de triomphe ». En vĂ©ritĂ©, cette assertion Dieu est amour », nous a Ă©tĂ© surabondamment prouvĂ©e, et il ne nous est plus possible dĂ©sormais de considĂ©rer l’amour comme une perfection abstraite de la nature divine. Par ceci », nous dit l’apĂŽtre Jean, nous avons connu l’amour, c’est que Lui a laissĂ© sa vie pour nous » 1 Jean 316. AprĂšs cette preuve de la tendresse de JĂ©sus, aucune autre ne peut nous Ă©tonner. Ah ! qu’elles sont faibles nos plus tendres affections, comparĂ©es Ă  celle qu’il nous a tĂ©moignĂ©e ! Notre amour n’est qu’un pĂąle reflet de celui de Dieu, aussi froid que les rayons de la lune comparĂ©s Ă  ceux du soleil. — Nous refuserions-nous donc Ă  aimer davantage Celui qui nous a aimĂ©s le premier » et qui nous a tant aimĂ©s » ? Voyez de quel amour le PĂšre nous a fait don, que nous soyons appelĂ©s enfants de Dieu » 1 Jean 31. 17° Jour — Le rĂ©sumĂ© de l’Évangile Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Crois seulement » Marc 536. Cette parole est Ă  la fois la plus brĂšve et la plus consolante peut-ĂȘtre des paroles de JĂ©sus. Elle contient le rĂ©sumĂ© et l’essence mĂȘme de la vĂ©ritĂ© qui sauve. Lecteur, es-tu assailli par les terreurs de Satan ? La pensĂ©e de tes pĂ©chĂ©s, de ta vie de misĂšres, s’élĂšve-t-elle en tĂ©moignage contre toi, menaçant de te jeter dans le dĂ©sespoir ? Ne crains rien ! Une douce voix murmure Ă  ton oreille Crois seulement ». Tes pĂ©chĂ©s sont nombreux, il est vrai, mais ma grĂące et mes mĂ©rites les surpassent encore. Crois seulement » que je suis mort pour toi, que j’intercĂšde pour toi, et que cette parole est certaine et digne d’une entiĂšre croyance. — As-tu honteusement dĂ©sertĂ© la bonne voie ? As-tu reniĂ© ton Sauveur ? et par suite de cette coupable dĂ©faillance, Celui qui Ă©tait pour toi tout amour et dont le service faisait autrefois tes dĂ©lices, a-t-il cachĂ© sa face de toi ? Ton cƓur brisĂ© soupire-t-il en songeant aux jours bĂ©nis oĂč tu marchais avec Dieu, et t’écries-tu avec angoisse Oh ! que ne suis-je comme aux jours d’autrefois,
 quand la clartĂ© de Dieu luisait sur ma tĂȘte » ? Job 292, 3. S’il en est ainsi, crois seulement ». Change tes plaintes en priĂšres. Crois la parole de Celui dont les voies ne sont pas nos voies, et qui a dit Ă  des pĂ©cheurs tels que toi Revenez, fils infidĂšles, et je guĂ©rirai vos infidĂ©litĂ©s » JĂ©r. 322. — Ou bien encore, es-tu accablĂ© sous quelque lourde Ă©preuve ? tes plans les plus chers ont-ils Ă©tĂ© renversĂ©s ? tes plus belles fleurs se sont-elles flĂ©tries, Ă  peine Ă©closes ? Le Seigneur aurait-il oubliĂ© d’avoir compassion » ? Alors Ă©coute cette parole de JĂ©sus qui rĂ©sonne jusque dans la plus sombre nuit de l’épreuve, et qui retentit mĂȘme au delĂ  des portes de la mort Crois, crois seulement ». Toutes tes Ă©preuves, n’en doute pas, ont leur raison d’ĂȘtre. C’était peut-ĂȘtre une Ă©pine qu’il fallait enlever de ton sentier, ou une leçon pleine de misĂ©ricorde qu’il fallait t’enseigner. Le coup terrible qui a fondu sur toi t’a Ă©tĂ© envoyĂ© par amour ; la gloire de Dieu et le salut de ton Ăąme exigeaient que tu fusses ainsi frappĂ©. Ici-bas, tu dois accepter avec foi ce qu’Il permet Ă  ton Ă©gard. Maintenant la parole que JĂ©sus t’adresse est celle-ci Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » Es-tu craintif et agitĂ© Ă  la pensĂ©e de la mort ? As-tu Ă©tĂ© toute ta vie » assujetti Ă  la servitude », dans la crainte du dernier ennemi ? Crois seulement ». Tel sera ton jour, telle sera ta force ». À l’heure de la mort il te sera accordĂ© une grĂące toute particuliĂšre. Un bras protecteur te soutiendra lorsque tu traverseras la sombre riviĂšre, et ce bras est plus puissant que les plus hautes vagues. Avant mĂȘme que tu t’en sois aperçu, l’obscuritĂ© sera passĂ©e et la vraie lumiĂšre brillera ; le murmure de la foi qui te rĂ©pĂ©tera dans la sombre vallĂ©e Crois seulement », sera soudain remplacĂ© par le rassasiement de joie devant la face de ton Sauveur. Alors la foi sera changĂ©e en vue, et l’espĂ©rance en rĂ©alitĂ©. JĂ©sus lui-mĂȘme n’a pas de remĂšde plus puissant contre le pĂ©chĂ©, l’épreuve et la souffrance, que celui renfermĂ© dans ces deux mots Crois seulement ». À l’heure suprĂȘme de sa propre agonie et Ă  la vue de l’affliction de ses disciples, quelles sont les paroles qui sortent de ses lĂšvres ? Que votre cƓur ne soit pas troublĂ© ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi » Croyez, oh ! croyez seulement » ! Je crois, Seigneur, viens en aide Ă  mon incrĂ©dulitĂ© » Marc 924. 18° Jour — Le grand calme Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit C’est moi, n’ayez point de peur » Marc 650 ; Jean 620. C’est moi, ou, comme le porte le texte original, JE SUIS ! n’ayez point de peur. — JĂ©sus vit ! JĂ©sus est lĂ  ! Que son peuple chasse donc toute crainte. Le Dieu tout-puissant marche sur les vagues. La raison humaine peut, il est vrai, juger autrement des choses ; elle peut dire que l’aveugle hasard, des circonstances imprĂ©vues rĂšglent les destinĂ©es de l’homme ; mais le chrĂ©tien sait qu’il n’en est pas ainsi. La voix de l’Éternel est sur les eaux ». Assis prĂšs du gouvernail, il dirige la barque ballottĂ©e sur les vagues, et la conduit en sĂ»retĂ© dans le port. Que de fois n’est-il pas venu Ă  nous comme il vint vers ses disciples, lorsque tout semblait perdu, — Ă  la quatriĂšme veille de la nuit », lorsque nous y pensions le moins ! Que de fois lorsque, comme l’apĂŽtre Paul Actes 2720, nous Ă©tions sur le point de faire naufrage, que ni le soleil ni les Ă©toiles ne paraissaient autour de nous », et que la tempĂȘte Ă©tait si violente que nous perdions toute espĂ©rance de nous sauver », — que de fois, dans de pareils moments, n’avons-nous pas entendu la parole de JĂ©sus, s’élevant au-dessus du bruit des vagues pour nous dire C’est moi, n’ayez point de peur ! » ChrĂ©tien dans l’épreuve, Ă©coute la voix qui te crie du milieu de l’orage Ne crains point, C’EST MOI » ; cette voix, comme celle de Joseph lorsqu’il s’adressait Ă  ses frĂšres, peut te sembler Ă©trange, rude mĂȘme, mais les paroles qu’elle prononce n’en sont pas moins pleines d’amour. C’est moi », semble-t-il dire, qui soulĂšve cette mer en furie, et c’est moi qui, lorsqu’elle aura accompli son Ɠuvre, l’apaiserai en lui disant Tais-toi, sois tranquille ». Chacune de ses vagues obĂ©it Ă  ma parole, chacune de tes Ă©preuves est voulue par moi dans un but misĂ©ricordieux ; elles ne sont pas destinĂ©es Ă  te jeter sur la cĂŽte aride et rocailleuse, mais Ă  t’amener plus prĂšs du ciel. Est-ce la maladie qui t’atteint ? Mais j’ai connu ces douleurs, cet Ă©puisement, ces nuits d’insomnie, et c’est moi qui te les ai envoyĂ©s pour te bĂ©nir. Est-ce la solitude et le deuil qui font couler tes larmes ? Mais ne suis-je pas ton consolateur, venu au monde pour souffrir avec toi ? Les ĂȘtres bien-aimĂ©s que tu as perdus, c’est moi qui les ai recueillis. Est-ce la mort qui t’effraie ? Mais je suis le vainqueur de la mort. Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi, et par les riviĂšres elles ne te submergeront pas ». BientĂŽt c’est moi qui viendrai te chercher, et qui t’introduirai dans la maison du PĂšre pour toujours ». Lecteur, tu auras sujet, n’en doute pas, de rendre grĂąces Ă  ton Dieu, pendant l’éternitĂ©, de chacune des tempĂȘtes qui t’assaillent ici-bas, car les tempĂȘtes mĂȘmes font avancer le voyageur chrĂ©tien vers le port dĂ©sirĂ©. La tourmente et l’obscuritĂ© vont passer et l’aurore inonder bientĂŽt de ses glorieux rayons les rivages de l’éternitĂ© ! Quelle doit donc ĂȘtre l’attitude de l’enfant de Dieu ? Il doit regarder constamment Ă  JĂ©sus, et non plus Ă  lui-mĂȘme, ni au pĂ©chĂ©, ni aux hommes ; il doit fixer le regard ferme et assurĂ© de la foi sur le Sauveur. Ah ! comme la contemplation vivante et vraie de JĂ©sus Christ Ă©loigne toute crainte coupable ? Les gardes romains, Ă  la rĂ©surrection de JĂ©sus, furent tellement effrayĂ©s qu’ils en devinrent comme morts », mais les pauvres femmes juives ne craignirent pas ; pourquoi cela ? parce qu’elles cherchaient JĂ©sus ». Il arrĂȘte la tempĂȘte, la changeant en calme, et les flots se taisent ; et ils se rĂ©jouissent de ce que les eaux sont apaisĂ©es, et il les conduit au port qu’ils dĂ©siraient » Psaume 10729, 30. Lecteur, que ton esprit fatiguĂ© se repose Ă  l’ombre de ces paroles d’un Sauveur misĂ©ricordieux, en disant J’ai attendu l’Éternel ; mon Ăąme l’a attendu, et j’ai eu mon attente en sa parole » Ps. 1305. 19° Jour — Un legs Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix, je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne » Jean 1427. Quel trĂ©sor pour nous que les derniĂšres paroles d’un mourant qui nous est cher ! Comme ses derniers mots, ses derniers regards nous sont particuliĂšrement prĂ©cieux ! Or, voici les derniĂšres paroles, le legs sacrĂ© du Sauveur allant Ă  la mort pour nous Je vous laisse la paix ». De quelle paix s’agit-il ? de celle qu’il nous a acquise, d’une paix qui provient du pardon gratuit par son sang prĂ©cieux. Il a fait la paix par le sang de la croix ». C’est cette paix que peut seule donner la grĂące infinie de Dieu en vertu du grand sacrifice de son Fils unique et bien-aimĂ© ». JĂ©sus, notre Seigneur, lequel a Ă©tĂ© livrĂ© pour nos fautes et a Ă©tĂ© ressuscitĂ© pour notre justification » Romains 425. L’ñme humaine a besoin de paix. L’existence n’est qu’une longue aspiration aprĂšs le repos, et ce repos ne se trouve que dans le sang de la croix ! Ayant donc Ă©tĂ© justifiĂ©s sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur JĂ©sus Christ » Romains 51. — Il donne du repos Ă  ses bien-aimĂ©s ». AprĂšs avoir dit Je vous laisse la paix », JĂ©sus ajoute Je vous donne MA PAIX », la sienne propre, douce, profonde, parfaite paix dans la communication intime de son Ăąme avec le PĂšre, et Ă  laquelle il nous donne part avec lui ; paix de Dieu qui surpasse toute intelligence et qui gardera nos cƓurs et nos pensĂ©es dans le Christ JĂ©sus » Philippiens 47. Qu’elle est diffĂ©rente, cette douce paix, de la fausse et trompeuse sĂ©curitĂ© dans laquelle tant d’hommes vivent et meurent, Ce n’est pas ici un lieu de repos », dit le prophĂšte MichĂ©e. Paix, paix » — crie le monde, et il n’y a point de paix ». — Il n’y a pas de paix, dit l’Éternel, pour les mĂ©chants » ÉsaĂŻe 4822. Quand ils diront Paix et sĂ»retĂ© », alors une subite destruction viendra sur eux » 1 Thess. 53. Mais la paix de JĂ©sus n’est pas celle que le monde donne ! la paix du croyant est vĂ©ritable, profonde, solide, Ă©ternelle. Le monde avec tous ses appas, toutes ses sĂ©ductions, ne peut la donner ; le monde avec toutes ses vicissitudes, toutes ses fluctuations ne peut nous l’îter ! Elle brille d’un nouvel Ă©clat Ă  l’heure de l’épreuve, et Ă©claire la sombre vallĂ©e de la mort Prends garde Ă  l’homme intĂšgre et regarde l’homme droit, car la fin d’un tel homme est la PAIX » Ps. 3737. — Tu garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car il se confie en toi » ÉsaĂŻe 263. Que de fois, en effet, le lit de mort du chrĂ©tien n’a-t-il pas Ă©tĂ© aussi paisible que le plus beau ciel d’un soir d’étĂ©, alors que tout repose dans le silence ? Que de fois l’ñme qui s’envolait pour l’éternitĂ© n’a-t-elle pas disparu comme le soleil Ă  son dĂ©clin, pour briller d’un nouvel Ă©clat dans une hĂ©misphĂšre plus belle ? Il me semble », disait un chrĂ©tien Ă©minent sur son lit de mort, il me semble n’avoir plus rien Ă  faire qu’à attendre tout est paix, douce paix ! » Lecteurs, connaissez-vous cette paix qui surpasse toute intelligence ? Pouvez-vous rĂ©pĂ©ter chaque matin Ă  l’heure du rĂ©veil J’ai la paix avec Dieu » ? Les flots de l’adversitĂ© peuvent mugir autour de l’enfant de Dieu, mais ils ne l’atteindront jamais, car il est Ă  l’abri dans le creux du rocher, et les plus violentes tempĂȘtes ne sauraient l’en arracher. Oh ! n’attendez pas votre derniĂšre heure pour possĂ©der une telle paix ! Comment sera-t-il possible d’adoucir les angoisses de cette heure solennelle, si vous n’avez pas reçu avant ce moment-lĂ  la grĂące et la paix » que Dieu vous offre ? Et souvenez-vous que toutes les paroles du Seigneur JĂ©sus sont autant de ruisseaux destinĂ©s Ă  grossir le fleuve de votre paix. Oh ! si tu avais fait attention Ă  mes commandements, ta paix aurait Ă©tĂ© comme un fleuve
 » És. 4818. — Il a dit lui-mĂȘme Je vous ai dit ces choses afin qu’en moi vous ayez la paix » Jean 1633. J’écouterai ce que dira Dieu, l’Éternel ; car il dira paix Ă  son peuple et Ă  ses saints. Mais qu’ils ne retournent pas Ă  la folie ? » Ps. 858. 20° Jour — Le pouvoir suprĂȘme Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Toute autoritĂ© m’a Ă©tĂ© donnĂ©e dans le ciel et sur la terre » Matt. 2818. Quel empire que celui-ci, comprenant les cieux et la terre. Les anges dans le ciel et les saints sur la terre sont soumis Ă  JĂ©sus. À sa voix, les flots s’apaisaient, les dĂ©mons s’enfuyaient avec terreur, la tombe rendait sa proie. Il porte sur la tĂȘte plusieurs diadĂšmes. Toutes choses lui sont assujetties voir HĂ©b. 1 et 2, et il a Ă©tĂ© donnĂ© pour ĂȘtre chef sur toutes choses Ă  l’Église qui est son corps Éph. 120-23. Oui, au-dessus de toutes choses », des plus petites comme des plus grandes. Il tient les sept Ă©toiles en sa main droite ; il marche au milieu des sept lampes d’or, alimentant celles-ci de l’huile de sa grĂące », et maintenant celles-lĂ  dans leur vĂ©ritable orbite. Grande, sans doute, est la puissance du prince des tĂ©nĂšbres ; mais Dieu en soit louĂ©, ce n’est pas Ă  lui qu’appartient la toute-puissance. Christ le retient captif ; il lui oppose une barriĂšre infranchissable. Nous lisons dans l’Évangile que Satan ne put pas mĂȘme entrer dans le troupeau de pourceaux avant que Christ le lui eĂ»t permis. Nous lisons aussi qu’il demanda Ă  cribler Pierre, mais le Seigneur dit Ă  son disciple J’ai priĂ© pour toi afin que ta foi ne dĂ©faille pas ». ChrĂ©tien, que de fois cette grĂące de JĂ©sus ne t’a-t-elle pas dĂ©livrĂ© du piĂšge de l’ennemi ? La clef de Satan n’ouvrait que trop bien, hĂ©las ! la porte de ton mauvais cƓur, mais celui qui est plus fort que l’homme fort », s’opposa victorieusement Ă  son entrĂ©e ; le pouvoir de l’adversaire attisait le feu, mais la toute-puissance de JĂ©sus l’éteignait. En ce moment mĂȘme, es-tu oppressĂ© par le sentiment de la grandeur de ta corruption, de la faiblesse de ton cƓur, ou bien serais-tu aux prises avec quelque tentation extĂ©rieure ou intĂ©rieure ? Regarde Ă  Celui qui t’a promis que sa grĂące suffirait. À lui est la toute puissance, Ă  lui est l’amour infini ! La mĂȘme main qui tient le sceptre de l’empire universel conduit doucement son peuple fatiguĂ© et chargĂ©. Celui qui compte les Ă©toiles aime aussi Ă  compter les Ă©preuves de ses enfants ; rien n’est trop grand, rien n’est trop petit Ă  ses yeux. Il met nos larmes dans ses vaisseaux, il fait Ă  son peuple un sentier uni dans son amour. Ô Sauveur bien-aimĂ© ! nos intĂ©rĂȘts Ă©ternels ne pourraient ĂȘtre en mains plus sĂ»res et meilleures que les tiennes. Je puis me reposer en paix sur ta toute-puissance ; je puis me rĂ©jouir de la tendre sympathie que tu nous as tĂ©moignĂ©e par ton humanitĂ© ; je puis avoir toute confiance en la parfaite sagesse de tes voies. Quelquefois », disait un chrĂ©tien, nous attendons une bĂ©nĂ©diction de notre façon, mais Dieu juge bon de nous en donner une de la sienne ». Quoi qu’il en soit, ses voies et sa volontĂ© sont toujours les meilleures. — Amour infini, puissance infinie, sagesse infinie, voilĂ  autant de garanties infaillibles de notre bonheur. Ses desseins sont immuables, ses promesses sont fidĂšles, et pas un seul iota de sa parole ne tombera en terre sans ĂȘtre accompli. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point ». 21° Jour — L’office de l’Esprit Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Celui-lĂ  me glorifiera, car il prendra de ce qui est Ă  moi et vous l’annoncera » Jean 1614. Le Saint Esprit glorifie JĂ©sus dans sa personne, dans son caractĂšre, dans son amour et devant son peuple. Il est en quelque sorte le lien qui unit le chef glorieux dans le ciel et son Église ici-bas ; c’est lui qui prĂ©sente au grand Intercesseur assis sur le trĂŽne les besoins et les priĂšres incessantes des saints selon Dieu Rom. 826, 27, et qui est chargĂ© de leur communiquer en retour des trĂ©sors de consolation pour leurs Ă©preuves, de force contre leurs tentations, de sympathie pour leurs larmes, de richesse pour leur misĂšre, — le tout couronnĂ© par cette parole sublime qui nous dĂ©voile le but de l’Ɠuvre de l’Esprit Il me glorifiera ». Oui, l’Esprit glorifie JĂ©sus ; il ne parle pas de par lui-mĂȘme, mais il dit tout ce qu’il a entendu » ; il rappelle au croyant la toute-puissante intercession du Sauveur, ses paroles de sympathie, les messages pleins de tendresse d’un cƓur qui, bien qu’humain, ne saurait ĂȘtre sujet Ă  aucune ombre de changement Il ne vous parlera », dit un vieux thĂ©ologien en commentant le passage qui nous occupe [Goodwin], il ne vous parlera que de mon amour, il trouvera ses dĂ©lices ineffables Ă  me glorifier dans l’Église, Ă  me rendre toujours plus cher au cƓur de mes rachetĂ©s ; et il est digne de toute croyance, car il est l’ESPRIT DE VÉRITÉ ». Et quelle n’a pas Ă©tĂ© la fidĂ©litĂ© de l’Esprit dans tous les siĂšcles Ă  glorifier, JĂ©sus ! Voyez la premiĂšre manifestation de sa puissance dans l’Église chrĂ©tienne le jour de la PentecĂŽte ; quelle fut en ce jour Ă  jamais mĂ©morable la grande vĂ©ritĂ© sur laquelle se concentra l’intĂ©rĂȘt de ces milliers de pĂ©cheurs qui flĂ©chirent le genou devant Dieu ? Ce fut l’Ɠuvre de JĂ©sus. L’Esprit de vĂ©ritĂ© mit cette Ɠuvre en lumiĂšre et glorifia ainsi le Sauveur devant les hommes qui jusqu’alors n’avaient vu en lui rien qui le fĂźt dĂ©sirer. Écoutez la dĂ©claration que le Saint Esprit inspira Ă  l’apĂŽtre Pierre, — admirable rĂ©sumĂ© de cette merveilleuse prĂ©dication qui fut accompagnĂ©e d’une dĂ©monstration d’esprit et de puissance » Que toute la maison d’IsraĂ«l sache certainement que Dieu a fait et Seigneur et Christ ce JĂ©sus que vous avez crucifiĂ© ». Et c’est toujours cette sublime vĂ©ritĂ© que l’Esprit saint se plaĂźt Ă  prĂ©senter au pĂ©cheur abattu ; cette vĂ©ritĂ© qui, seule, peut lui donner la force de renverser les forteresses de Satan. Toutes les beautĂ©s intimes et glorieuses de l’Ɠuvre et du caractĂšre de Christ sont invisibles Ă  l’Ɠil naturel. C’est l’Esprit qui vivifie ». Personne ne peut dire Seigneur JĂ©sus, si ce n’est par l’Esprit saint ». Il est le grand annonciateur du Christ et c’est par lui que Jean Baptiste pouvait dĂ©clarer Ă  son peuple VoilĂ  l’agneau de Dieu ! » L’Esprit de Christ qui Ă©tait dans les prophĂštes de l’Ancien Testament rendait par avance tĂ©moignage des souffrances qui devaient ĂȘtre la part de Christ et des gloires qui suivraient 1 Pierre 111. C’est le Saint Esprit qui a rappelĂ© aux apĂŽtres toutes les choses que JĂ©sus a dites pour nous les rapporter Jean 1426. C’est par l’Esprit Saint que JĂ©sus, avant son Ă©lĂ©vation au ciel, a donnĂ© des ordres aux apĂŽtres qu’il avait choisis Actes 12. C’est le Saint Esprit qui a communiquĂ© toute la vĂ©ritĂ© » aux Ă©crivains inspirĂ©s du Nouveau Testament afin de complĂ©ter la parole de Dieu » Jean 1613. — Richesses insondables ! Ô merveilleux dons de la grĂące infinie de Dieu envers l’homme Christ la vĂ©ritĂ©, l’Esprit la vĂ©ritĂ©, sa Parole la vĂ©ritĂ© Jean 146 ; 1717 ; 1 Jean 56. Lecteur, si la saintetĂ©, la gloire et l’amour de JĂ©sus ont Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©s Ă  votre Ăąme, c’est au Saint Esprit que vous le devez. Si, Ă  l’heure de l’épreuve, vous avez puisĂ© de grandes consolations dans la pensĂ©e de la profonde sympathie de votre RĂ©dempteur et de son amour toujours vivant ; ou bien si, Ă  la perspective d’une mort prochaine, vous Ă©prouvez la puissance de ses promesses magnifiques, qui est-ce qui a produit cette Ɠuvre en vous, sinon le Saint Esprit, qui, fidĂšle Ă  sa mission de paix, prend de ce qui est Ă  Christ pour vous le donner, vous rendant ainsi capable de le bĂ©nir, soit dans la vie, soit dans la mort. Puisse votre devise ĂȘtre toujours celle-ci Rien que Christ ; mais pour croĂźtre dans la connaissance et dans la grĂące de Christ, ne nĂ©gligez pas de rechercher les communications de Celui qui peut seul vous rĂ©vĂ©ler l’excellence de cette connaissance ». L’Esprit de vĂ©ritĂ© qui procĂšde du PĂšre, celui-lĂ  rendra tĂ©moignage de moi » Jean 1526. 22° Jour — Une heureuse transformation Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Votre tristesse sera changĂ©e en joie » Jean 1620. Le peuple de Christ est un peuple affligĂ©. L’épreuve est son hĂ©ritage ; la tribulation est sa discipline. Mais si vous ĂȘtes affligĂ©s maintenant de diverses maniĂšres, c’est afin que l’épreuve de votre foi, bien plus prĂ©cieuse que celle de l’or qui pĂ©rit et qui toutefois est Ă©prouvĂ© par le feu, soit trouvĂ©e tourner Ă  louange, et Ă  gloire, et Ă  honneur, dans la rĂ©vĂ©lation de JĂ©sus Christ » 1 Pierre 17. Vos Ă©preuves vous sont mesurĂ©es par une main compatissante. Il vous connaĂźt trop bien, il vous aime trop tendrement pour faire de ce monde un monde sans Ă©preuve et sans larmes. Il faut de la pluie, de la grĂȘle, des orages, au ciel des saints », disait Rutherford. Si votre chemin terrestre Ă©tait semĂ© de fleurs et que les rayons du soleil se jouassent sans cesse autour de votre demeure, vous risqueriez d’oublier que votre existence n’est qu’une existence nomade », et que vous n’ĂȘtes ici-bas qu’étrangers et voyageurs. Il faut que la tente soit parfois Ă©branlĂ©e, il faut que les liens qui retiennent ce tabernacle terrestre se relĂąchent les uns aprĂšs les autres, afin de vous amener Ă  sentir que vous n’ĂȘtes vĂ©ritablement qu’un pĂšlerin, et Ă  soupirer aprĂšs une meilleure patrie. Mais encore une fois soyez consolĂ©s ; et tandis que l’affliction est votre partage, pensez Ă  Celui qui dit Ă  chacun de vous Je connais tes afflictions ». Les anges ne pourraient comprendre vos douleurs, ils ne sauraient sympathiser avec vous, car la douleur est chose inconnue pour eux. Mais il y a un Être plus puissant que les anges qui compatit Ă  toutes vos peines, Ă  toutes vos tristesses. L’amour est au fond de tout ce qu’Il dispense Ă  votre Ă©gard. Il a un but cachĂ© dans toute Ă©preuve qu’il vous envoie, en sorte qu’épreuve et bĂ©nĂ©diction sont pour son peuple des mots synonymes. Pourquoi me demandez-vous ce que j’aime ? » disait un fervent serviteur de Dieu sur son lit de mort, je suis le malade du Seigneur, je ne puis que tout aimer ». Quand vos dispositions seront telles, alors votre tristesse sera changĂ©e en joie ». Le matin s’approche, — ce brillant matin oĂč la rosĂ©e amassĂ©e durant des nuits de larmes brillera Ă  l’éclat du soleil de justice. À ce moment bienheureux, tout le travail, toutes les Ă©preuves du temps prĂ©sent seront oubliĂ©s, ou si le souvenir en subsiste encore, il ne servira qu’à Ă©tablir un contraste plus frappant entre cette vie de douleur et la plĂ©nitude des joies de l’éternitĂ©. Quelle rĂ©vĂ©lation ineffable ! Voici, la carte du temps est dĂ©roulĂ©e, et je dĂ©couvre que toute Ă©preuve, de quelque nature qu’elle fĂ»t, — faible ruisseau ou fleuve impĂ©tueux, — se dirigeait vers le ciel, et que chaque rafale, chaque souffle de la tempĂȘte a contribuĂ© Ă  pousser ma barque dans le port ! Et le Seigneur lui-mĂȘme prendra part Ă  mon bonheur. Car si nos tristesses sont ses tristesses, nos joies sont aussi ses joies. Lecteur, puisse une telle joie ĂȘtre la vĂŽtre ! DĂ©tachez-vous de celles du monde. ApprĂ©ciez avec reconnaissance les joies lĂ©gitimes que Dieu vous accorde et qu’Il peut sanctifier et bĂ©nir, mais prenez garde de ne pas y mettre votre cƓur, ou de leur attribuer une permanence qu’elles n’ont pas. Souvenez-vous que JĂ©sus avait les regards fixĂ©s non sur la terre, mais vers le ciel, lorsqu’il ajouta Personne ne vous ĂŽte votre joie » Jean 1622. 23° Jour — Une priĂšre toute puissante Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit PĂšre, je veux, quant Ă  ceux que tu m’as donnĂ©s, que lĂ  oĂč moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire » Jean 1724. Il n’y a qu’une seule requĂȘte » que Christ ait jamais faite, qui fĂ»t rejetĂ©e par son PĂšre c’est celle que lui arracha la violence de son agonie surhumaine PĂšre, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! ». Si cette priĂšre eĂ»t Ă©tĂ© exaucĂ©e, nous n’eussions pas reçu une seule parole de consolation de JĂ©sus. S’il est possible » — sans cette parenthĂšse pleine d’amour nous Ă©tions perdus Ă  jamais ! Mais la coupe amĂšre, JĂ©sus l’a bue jusqu’à la lie avec une entiĂšre soumission ; les chĂątiments terribles prononcĂ©s par la loi, il les a supportĂ©s ; l’expiation a Ă©tĂ© complĂšte, la justice parfaite de Dieu est satisfaite, et maintenant, comme prix de son obĂ©issance et de sa mort, le grand vainqueur demande ses trophĂ©es. Et quels sont-ils ? Ceux que lui a donnĂ©s le PĂšre, — les multitudes sans nombre rachetĂ©es par son sang. Pour ceux-lĂ , son dĂ©sir est qu’ils soient pour toujours avec lui, lĂ  oĂč il est » afin qu’ils soient spectateurs de sa gloire. Paroles et dĂ©sirs Ă©tranges de la part d’un testateur mourant ! Ses derniers mots sur la terre sont un ardent plaidoyer pour la gloire des siens ; son dernier souhait, de les retrouver dans le ciel ; comme si ces joyaux terrestres pouvaient ajouter Ă  l’éclat de sa couronne ; comme si leur bonheur et leur joie devaient ĂȘtre le complĂ©ment nĂ©cessaire du sien. Il verra du fruit du travail de son Ăąme et sera satisfait » Ès. 5311. Lecteur ! apprends de lĂ  que le grand Ă©lĂ©ment de ton bonheur dans ta condition Ă  venir sera la prĂ©sence de Christ » avec moi, lĂ  oĂč je suis ». Nous le verrons tel qu’il est ». C’est lĂ  ce qui constitue la bienheureuse espĂ©rance du chrĂ©tien. Le ciel ne serait pas le ciel sans JĂ©sus ; son absence serait comme la disparition du soleil dans le firmament. Mais, ĂŽ bonheur ! il a stipulĂ© lui-mĂȘme dans la priĂšre qu’il nous a laissĂ©e comme legs, que nous passerions l’éternitĂ© tout entiĂšre dans l’union et la communion avec lui, contemplant les mystĂšres insondables de son amour, rendus conformes Ă  sa ressemblance glorieuse, et buvant Ă  longs traits dans l’ocĂ©an sans bornes de ses dĂ©lices. Si quelque chose peut encore rehausser la grandeur de ces bĂ©nĂ©dictions promises, ce sont les mots qui terminent ce verset et par lesquels JĂ©sus motive en quelque sorte son dĂ©sir Afin qu’ils voient ma gloire ». Et pourquoi ? Car tu m’as aimĂ© avant la fondation du monde ! » ChrĂ©tien, te rĂ©jouis-tu d’ĂȘtre avec ton Sauveur comme Lui se rĂ©jouit de t’avoir dans sa prĂ©sence ? Et peux-tu chanter avec bonheur et adoration Toi-mĂȘme tu verras ce que ton cƓur rĂ©clame, De ton Ɠuvre Ă  la croix le fruit mĂ»r et parfait. Tu jouiras, Seigneur, du travail de ton Ăąme, Et ton amour divin en sera satisfait. Nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous donc l’un l’autre par ces paroles » 1 Thess. 417, 18. 24° Jour — Un gage immuable Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez » Jean 1419. Dieu choisit quelquefois les objets les plus stables du monde matĂ©riel pour nous faire comprendre sa fidĂ©litĂ© et son amour envers son Église JĂ©rusalem ! — des montagnes sont autour d’elle, et l’Éternel est autour de son peuple ». Mais ici le RĂ©dempteur nous prĂ©sente un argument tirĂ© de son essence divine. Il lie pour ainsi dire la vie de ses rachetĂ©s Ă  la sienne Parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez ! » ChrĂ©tien, ne vois-tu pas dans cette parole de JĂ©sus le gage assurĂ© de ta gloire ? Ton Sauveur vit », et sa vie est la garantie infaillible de la tienne. Sa vie, voilĂ  ce qui nous sauve d’une ruine Ă©ternelle. Mais si Christ est Ă  nous pour la vie, de quelle inviolable sĂ©curitĂ© la nĂŽtre n’est-elle pas entourĂ©e ? La grande source de la vie aurait Ă  tarir avant que le plus petit ruisseau fĂ»t dessĂ©chĂ©. Le grand soleil aurait Ă  s’éteindre avant qu’un seul des satellites qu’il Ă©claire de sa splendeur pĂ»t perdre sa clartĂ©. Satan aurait Ă  arracher la couronne du front divin avant de toucher au plus petit joyau du peuple de Dieu. Il ne pourrait Ă©branler un pilier sans Ă©branler le trĂŽne. Si nous pĂ©rissons », dit Luther, Christ pĂ©rit avec nous ». Lecteur, ta vie est-elle cachĂ©e maintenant avec Christ en Dieu » ? Connais-tu le bonheur d’une union vivante avec le Sauveur qui a la vie en lui-mĂȘme et qui la donne Ă  qui il veut ? Peux-tu dire avec une confiance humble et joyeuse, au milieu des phases si mobiles de ta vie spirituelle Je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi » ? — JÉSUS VIT ! telle est la plus rĂ©jouissante dĂ©claration qu’une Ăąme et un monde perdus par le pĂ©chĂ© puissent entendre. Job s’était rĂ©joui dans cette consolante assurance quatorze cents ans Ă  l’avance, puisqu’il s’était Ă©criĂ© Je sais que mon RĂ©dempteur est vivant ». Jean, exilĂ© dans Patmos, fut rĂ©confortĂ© par cette parole Ne crains point moi, je suis le premier et le dernier, et le vivant ; et j’ai Ă©tĂ© mort ; et voici, je suis vivant aux siĂšcles des siĂšcles » Apoc. 117 — parole sublime, adressĂ©e Ă  son serviteur par le RĂ©dempteur lui-mĂȘme quand il lui apparut tout rayonnant de la splendeur de son humanitĂ© glorifiĂ©e. C’est ici le tĂ©moignage que Dieu a rendu au sujet de son Fils », dit Jean, rĂ©sumant dans une parole tout l’Évangile, c’est que Dieu nous a donnĂ© la vie Ă©ternelle et cette vie est dans son Fils Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » 1 Jean 511, 12. Paul, au chapitre 8 de l’épĂźtre aux Romains, oĂč il trace la peinture la plus sublime du caractĂšre et des privilĂšges du chrĂ©tien, commence par ces mots Point de condamnation, et finit par ceux-ci Point de sĂ©paration. Pourquoi n’y a-t-il rien qui puisse sĂ©parer le chrĂ©tien de l’amour de Dieu ? Parce que sa vie est en quelque sorte incorporĂ©e Ă  celle de son Chef et de son Garant adorable. Le cƓur divin et infini d’un Christ vivant fait vibrer ses pulsations dans chaque membre de son corps, en sorte qu’avant que la vie spirituelle du croyant puisse ĂȘtre dĂ©truite, la toute-puissance aurait Ă  devenir faiblesse et l’immutabilitĂ© inconstance ! Mais bĂ©ni sois-tu, ĂŽ JĂ©sus ! ta parole est bien affinĂ©e, et ton serviteur l’aime ». Dieu a tant aimĂ© le monde qu’il a donnĂ© son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne pĂ©risse pas, mais qu’il ait la vie Ă©ternelle » Jean 316. Ô Dieu ! tu l’as donnĂ© dans ton amour immense ! Il a tout accompli pour notre dĂ©livrance ; Il est notre justice et notre saintetĂ©, Sa vie est notre vie, — et pour l’éternitĂ©. 25° Jour — JĂ©sus toujours prĂ©sent Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Voici, moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du siĂšcle » Matt. 2820. Telles sont les paroles que JĂ©sus adressa Ă  ses disciples lorsqu’il se prĂ©parait Ă  les quitter pour remonter au ciel. DĂ©jĂ  il voyait le trĂŽne de misĂ©ricorde oĂč il allait reprendre sa place ; mais toutes ses pensĂ©es Ă©taient pour l’Église qu’il allait laisser dans la lutte et la souffrance ; ses bĂ©nĂ©dictions et ses derniĂšres paroles sont pour elle. Je suis sorti d’auprĂšs du PĂšre, et je suis venu dans le monde ; et de nouveau je laisse le monde, et je m’en vais au PĂšre », avait-il dit avant sa mort ; mais au moment de son dĂ©part, avec quel amour il laisse aux siens cette prĂ©cieuse promesse Et voici, moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du siĂšcle ». Combien les apĂŽtres n’en Ă©prouvĂšrent-ils pas la rĂ©alitĂ© ! Écoutez le tĂ©moignage que rendait longtemps aprĂšs la glorification du Seigneur le disciple bien-aimĂ© qui avait coutume de reposer sa tĂȘte sur le sein de son MaĂźtre, qui l’avait entendu, vu et contemplĂ© ». Peut-ĂȘtre ne va-t-il parler de son Seigneur et de sa divine sociĂ©tĂ© que comme d’un prĂ©cieux souvenir des temps passĂ©s ? Non, il s’écrie avec joie Nous avons communion avec JĂ©sus Christ ! » L’apĂŽtre Paul eut plusieurs fois l’occasion de voir le Seigneur Ă  ses cĂŽtĂ©s et de l’entendre lui donner ses directions et ses encouragements. Le Seigneur s’est tenu prĂšs de moi et m’a fortifiĂ© », dit-il aprĂšs sa comparution devant CĂ©sar, alors que tous ses compagnons l’avaient abandonnĂ© et qu’il n’avait personne pour le soutenir. Oh ! combien, du sein des choses fugitives d’ici-bas, le cƓur s’attache Ă  cette certitude de la prĂ©sence Ă©ternelle du Sauveur ! Quelques semaines suffisent, hĂ©las ! pour changer le cƓur de nos meilleurs amis ; mais siĂšcles aprĂšs siĂšcles s’écouleront, et Christ sera toujours le mĂȘme. Combien il est doux de penser que si je suis rĂ©ellement un enfant de Dieu, il n’y a pas un seul instant oĂč je ne sois gardĂ© par lui ! Quand les rayons du matin Ă©clairent ma chambre, les rayons plus brillants d’un plus brillant soleil resplendissent sur moi. Quand les ombres du soir m’entourent, il n’y a pas de nuit pour moi si JĂ©sus, le Soleil immuable de mon Ăąme, est auprĂšs de moi. Il est prĂ©sent Ă©galement aux jours de la prospĂ©ritĂ© et aux jours de l’adversitĂ©. Il ne peut changer. Il est le mĂȘme dans la maladie et dans la solitude, dans la joie et dans l’épreuve, dans la vie et dans la mort. De mĂȘme que la colonne de feu ou la nuĂ©e des enfants d’IsraĂ«l les accompagnĂšrent jusqu’à la frontiĂšre de Canaan, de mĂȘme JĂ©sus, dans son amour, conduit son peuple pas Ă  pas dans les sentiers de la vie. Sa parole a-t-elle jamais Ă©tĂ© trouvĂ©e fausse ? Que la nuĂ©e de tĂ©moins qui sont maintenant dans la gloire rĂ©pondent. Tous diront d’un commun accord Il n’est point tombĂ© un seul mot de toutes les bonnes paroles que l’Éternel notre Dieu a dites ». — Oui, la parole du Seigneur est bonne » ; comme il avait aimĂ© les siens, qui Ă©taient dans le monde, il les aima jusqu’à la fin » . ChrĂ©tien ! es-tu assailli ou troublĂ© par des tentations ? Des choses permises par Dieu, impĂ©nĂ©trables et de sĂ©vĂšres afflictions semblent-elles te dĂ©rober la vĂ©ritĂ© et la rĂ©alitĂ© des promesses misĂ©ricordieuses de Dieu ? Es-tu sur le point de dire comme GĂ©dĂ©on Si l’Éternel est avec nous, pourquoi donc toutes ces choses nous sont-elles arrivĂ©es ? » Ne crains pas ; il a des vues de misĂ©ricorde Ă  ton Ă©gard. En t’enlevant tes espĂ©rances terrestres, en te privant des appuis auxquels tu attachais tant de prix, il a dĂ©ployĂ© envers toi toute sa tendresse. Au sein du naufrage de ton bonheur, que la tombe peut-ĂȘtre a cachĂ© Ă  tes yeux, un Ami plus prĂ©cieux, plus cher, plus tendre que celui dont tu pleures la perte, t’invite Ă  lui dire avec confiance L’Éternel est vivant et mon rocher est bĂ©ni ; que le Dieu de mon salut soit exaltĂ© ». GrĂąces Ă  Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur JĂ©sus Christ » ; et jamais nous ne jouissons plus complĂštement de cette victoire qu’au moment oĂč, dĂ©pouillĂ©s de tout objet digne d’affection, nous restons, comme les disciples sur la montagne, avec JĂ©sus seul ! » ; en attendant la victoire dĂ©finitive sur la mort au jour de la rĂ©surrection et de la gloire. MĂȘme quand je marcherais par la vallĂ©e de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi » Ps. 234. 26° Jour — La rĂ©surrection et la vie Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Je suis la rĂ©surrection et la vie celui qui croit en moi, encore qu’il soit mort, vivra » Jean 1125. Quelle voix que celle qui retentit sur un monde plongĂ© depuis six mille ans dans le sommeil du pĂ©chĂ© et de la mort ! Pendant quatre mille ans, le paganisme ne put jeter aucune lumiĂšre sur les sombres rĂ©gions de la tombe ; ses oracles restĂšrent muets sur la grande doctrine de la vie Ă  venir et plus particuliĂšrement sur ce qui concerne la rĂ©surrection des corps. Le peuple juif lui-mĂȘme, sous la dispensation de l’Ancien Testament, ne pouvait guĂšre jouir Ă  cet Ă©gard que d’une lumiĂšre incomplĂšte. Il fallait la mort du grand Vainqueur pour faire briller aux yeux d’un monde aveuglĂ© le lumineux chemin de la vie ». C’est lui qui a introduit une meilleure espĂ©rance », qui a dĂ©chirĂ© le voile mystĂ©rieux Ă©tendu depuis des siĂšcles sur toutes les gĂ©nĂ©rations humaines. Merveilleuse rĂ©vĂ©lation ! Ce corps mortel, qui doit se dĂ©composer et se dissoudre dans la poussiĂšre, renaĂźtra de ses cendres et ressuscitera en gloire ! Il ne sera plus un tabernacle terrestre, une tente fragile, mais il sera incorruptible, immortel ! La belle transformation de la chrysalide en insecte, celle de la graine qui meurt au printemps pour s’élancer de sa tombe en Ă©pi fertile ou en fleur splendide, sont autant de voix muettes de la nature qui proclament Ă  leur maniĂšre cette grande vĂ©ritĂ©. Mais l’Évangile a pleinement rĂ©vĂ©lĂ© ce que la raison, dans ses plus sublimes conceptions, n’avait pu rĂȘver, — JĂ©sus a fait luire la vie et l’incorruptibilitĂ© par l’évangile » 2 Tim. 19. Sa rĂ©surrection est le gage de la rĂ©surrection de son peuple. Il est le premier fruit de la moisson immortelle qui doit ĂȘtre recueillie dans les greniers cĂ©lestes. PrĂ©cieuse vĂ©ritĂ© ! cette parole de JĂ©sus brille comme un cĂ©leste arc-en-ciel Ă  l’entrĂ©e de la sombre vallĂ©e ; la mort perd son aiguillon. La tombe retient, comme un dĂ©pĂŽt prĂ©cieux, les cendres de tout enfant de Dieu, parce qu’il a Ă©tĂ© rachetĂ©. Dieu le fera sortir au jour oĂč il mettra dehors tous ses prĂ©cieux joyaux » ; alors il sera revĂȘtu d’une beautĂ© impĂ©rissable Ă  la ressemblance du corps glorieux du RĂ©dempteur. En attendant, ceux qui se sont endormis en JĂ©sus » sont absents du corps et prĂ©sents avec le Seigneur » 2 Cor. 58. L’apĂŽtre avait le dĂ©sir de dĂ©loger et d’ĂȘtre avec Christ, car cela est de beaucoup meilleur » Phil. 223. ChrĂ©tien affligĂ© et dĂ©pouillĂ© de toute joie, toi qui peut-ĂȘtre pleures amĂšrement ceux qui ne sont plus, rĂ©jouis-toi au milieu de tes larmes, Ă  cause de cette espĂ©rance immortelle. La corde d’argent » est relĂąchĂ©e, mais non rompue. Tandis que tu es dans la chambre mortuaire, ou sur le bord d’une tombe Ă  peine fermĂ©e, ou sous le poids d’une affreuse solitude et d’un morne silence, souviens-toi de ces paroles Tes morts vivront, mes corps morts se relĂšveront. RĂ©veillez-vous et exultez avec chant de triomphe, vous qui habitez dans la poussiĂšre ; car ta rosĂ©e est la rosĂ©e de l’aurore, et la terre jettera dehors les trĂ©passĂ©s » És. 2619. Ne vous Ă©tonnez pas de cela ; car l’heure vient en laquelle tous ceux qui sont dans les sĂ©pulcres entendront sa voix ; et ils sortiront, ceux qui auront pratiquĂ© le bien en rĂ©surrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal en rĂ©surrection de jugement » Jean 528, 29. 27° Jour — Encore un peu de temps Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Un peu de temps et vous ne me verrez pas, et encore un peu de temps et vous me verrez, parce que je m’en vais au PĂšre » Jean 1616. Qu’elles nous paraissent longues les heures qui nous sĂ©parent d’un ĂȘtre aimĂ© ! oh ! que le moment du retour d’un frĂšre absent est impatiemment attendu ! Or, voici, le RĂ©dempteur vivant envoie un message Ă  son Église qui l’attend, — message de consolation et de paix, — lui disant que bientĂŽt, dans peu de temps », il reviendra pour ne plus la quitter. Le fidĂšle jouit Ă  la vĂ©ritĂ©, dĂšs Ă  prĂ©sent, de prĂ©cieux moments de communion avec son Sauveur bien-aimĂ© ; mais hĂ©las ! qu’ils sont courts et passagers ! Aujourd’hui, la vie est un court voyage oĂč l’ñme jouit de la prĂ©sence d’un Sauveur invisible, mais il arrive parfois que le cƓur solitaire se demande Ă  lui-mĂȘme d’un accent plaintif OĂč est ton Dieu ? ». Et lors mĂȘme que le fidĂšle n’aurait pas Ă  passer par ces jours d’obscuritĂ© et d’abattement, que de choses dans le monde qui l’entoure sont propres Ă  le remplir de tristesse ! son Sauveur rejetĂ© et mĂ©connu ; — son amour comptĂ© pour rien ; — ses voies providentielles mĂ©prisĂ©es ; son saint nom blasphĂ©mĂ© ; — la crĂ©ation tout entiĂšre opprimĂ©e et gĂ©missante ; la dĂ©sunion parmi le peuple mĂȘme de Dieu ; — le cƓur aimant de JĂ©sus blessĂ© dans la maison de ses amis ». Mais encore un peu de temps », et tout ce mystĂšre d’iniquitĂ© prendra fin. Les pas du Bien-aimĂ© se font dĂ©jĂ  entendre. Le voici qui vient » Cant. des cant. 28 chercher les siens pour les conduire dans les demeures Ă©ternelles que son amour leur a prĂ©parĂ©es. Et quel jour bĂ©ni que celui oĂč toute cette crĂ©ation en souffrance sera aussi dĂ©livrĂ©e de la servitude de la corruption pour jouir de la libertĂ© de la gloire des enfants de Dieu Rom. 8. Alors le Seigneur, si longtemps mĂ©connu, rĂ©gnera enfin au milieu des hosannas de l’univers, des cantiques et des actions de grĂąces des rachetĂ©s ! Et l’Ɠuvre de la justice sera la paix, et le travail de la justice, repos et sĂ©curitĂ© Ă  toujours » Ès. 3217. Oui, encore trĂšs peu de temps, et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas ». Il n’attendra pas un moment de plus qu’il n’est nĂ©cessaire », dit un auteur chrĂ©tien. Avec quelle joie ne fera-t-il pas entendre le cri de commandement » annonçant que ce peu de temps » est enfin passĂ©, et nous appelant Ă  sa rencontre sur les nuĂ©es pour nous introduire au festin Ă©ternel de son amour et de sa gloire. Enfants de Dieu dans l’épreuve, pensez souvent Ă  ce peu de temps ». Les jours de votre deuil seront bientĂŽt passĂ©s. Il y a un terme mis aux Ă©preuves du temps prĂ©sent. — AprĂšs que vous aurez souffert un peu de temps », Dieu vous appellera Ă  sa gloire Ă©ternelle par JĂ©sus Christ. Chacune des vagues qui vous sĂ©parent encore du port sont comptĂ©es, et lorsque vous aurez atteint ce port dĂ©sirĂ©, oh ! quelles rĂ©vĂ©lations glorieuses luiront Ă  vos yeux ! le peu de temps » sera pour jamais absorbĂ© dans les jours sans fin de l’éternitĂ© ! vous serez pour toujours avec le Seigneur », avec ce Sauveur immuable qui n’a pas changĂ© et ne peut changer ! Encore un peu de temps et vous me verrez ! ». Oh ! si les yeux de la foi pouvaient ĂȘtre plus constamment dirigĂ©s sur cette apparition glorieuse ! mais, hĂ©las ! le monde et ses coupables sĂ©ductions s’efforcent de voiler et d’obscurcir cette bienheureuse espĂ©rance. Le cƓur est prompt Ă  jeter ici-bas ses filets et Ă  les fixer sur des objets pĂ©rissables. Lecteur ! cherche Ă  vivre plus constamment dans la pensĂ©e de cette rĂ©alisation de tes vƓux les plus chers ; que ton Ăąme soit toujours comme la colombe prĂȘte Ă  prendre son vol. Attendant la bienheureuse espĂ©rance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur JĂ©sus Christ » Tite 213. 28° Jour — Une contemplation bienheureuse Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Bienheureux ceux qui sont purs de cƓur, car c’est eux qui verront Dieu » Matt. 58. Voici le ciel ! Cette parole de JĂ©sus reprĂ©sente le bonheur futur des saints glorifiĂ©s comme dĂ©pendant, non des lieux qu’ils habitent, mais de leur position devant Dieu ; l’essence de ce bonheur est la prĂ©sence et la vue de Dieu. Notre attention est parfois attirĂ©e vers des thĂ©ories vagues et indĂ©finies sur les accessoires de la fĂ©licitĂ© Ă  venir ; mais le seul grand objet digne de notre contemplation, la gloire par excellence, c’est la face du Seigneur lui-mĂȘme » ! La grande leçon pratique donnĂ©e ici par JĂ©sus Ă  son peuple est la nĂ©cessitĂ© d’un cƓur pur sans lequel personne ne verra Dieu. Poursuivez la paix avec tous et la saintetĂ© sans laquelle nul ne verra le Seigneur » HĂ©b. 1214. Il faut que le cƓur soit purifiĂ© par le sang de JĂ©sus et sanctifiĂ© par sa Parole. Lecteur ! connais-tu quelque chose de cette puretĂ© et de cette saintetĂ© du cƓur ? On a dit les rues du ciel commencent sur la terre ». DĂšs ici-bas, nous pouvons jouir de cette saintetĂ©, avant-goĂ»t des bĂ©nĂ©dictions Ă  venir. Qui n’a senti que les plus heureux moments de la vie sont ceux oĂč nous marchons le plus prĂšs de Dieu, oĂč, renonçant Ă  nous-mĂȘmes, nous dirigeons nos regards vers JĂ©sus glorifiĂ© comme vers notre seul but ? Que sera le ciel, sinon la communion constante de l’ñme avec Dieu, la dĂ©livrance de tout penchant au mal et de toute crainte de cĂ©der aux tentations extĂ©rieures ? Ne sera-ce pas un Ă©tat de l’ñme oĂč tout sera dans une parfaite harmonie avec toute la pensĂ©e et toute la volontĂ© de Dieu, avec ses voies rĂ©alisĂ©es et son amour satisfait ; oĂč notre intelligence sera rendue capable de connaĂźtre Ă  fond comme nous avons Ă©tĂ© connus et de sonder tous les glorieux mystĂšres qui sont encore voilĂ©s Ă  nos yeux. Car nous voyons maintenant au travers d’un verre, obscurĂ©ment, mais alors face Ă  face » 1 Cor. 1312, dans le plein Ă©clat de la LumiĂšre et dans la parfaite jouissance de l’Amour. En ta lumiĂšre nous verrons la lumiĂšre » Ps. 369. Ta face est un rassasiement de joie ; il y a des plaisirs Ă  ta droite pour toujours » Ps. 1611. Le cƓur sera changĂ©, pour ainsi dire, en une fontaine limpide dont aucune impuretĂ© ne viendra souiller la transparence, dont aucune douleur ne viendra troubler les eaux calmes. La longue nuit de la vie est passĂ©e, et voici la gloire du matin Ă©ternel qui lui succĂšde ! Je verrai ta face en justice ; quand je serai rĂ©veillĂ©, je serai rassasiĂ© de ton image » Ps. 1715. Oui, c’est bien lĂ  le ciel puretĂ© du cƓur », Dieu tout en tous ! », face adorable du Sauveur », hymne Ă©ternel Ă  la gloire de l’Agneau immolĂ© ». Sans doute, dans cette fĂ©licitĂ© des rachetĂ©s il y aura, pour ainsi dire, bien des sujets de joie. C’est ainsi, par exemple, qu’ils jouiront de se trouver dans la communion des saints et la compagnie des anges, et d’ĂȘtre rĂ©unis aux bien-aimĂ©s dont la mort les avait sĂ©parĂ©s. Mais toutes ces joies secondaires ne seront que comme dĂ©pendantes de la grande et suprĂȘme joie d’ĂȘtre ensemble pour toujours avec le Seigneur et de le voir comme il est » 1 Jean 32. Et il n’y aura plus de malĂ©diction ; et le trĂŽne de Dieu et de l’Agneau sera en elle ; et ses esclaves le serviront et ils verront sa face » Apoc. 224. Lecteur, puissiez-vous, pendant toute l’éternitĂ©, connaĂźtre par expĂ©rience le sens de ces admirables paroles de l’apĂŽtre Nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est ». Quiconque a cette espĂ©rance en lui se purifie comme lui est pur » 1 Jean 33. Ô lumiĂšre ineffable ! Splendeur inaltĂ©rable ! Quand de leur Dieu les saints jouiront Ă  jamais ; Bonheur incomparable ! Quand sa face adorable Resplendira sur eux dans l’éternelle paix. Toujours dans la lumiĂšre De la maison du PĂšre ! Toute ombre a disparu devant l’éclat du jour. Et, bien loin de la terre, Notre Ăąme tout entiĂšre GoĂ»tera, prĂšs de Lui, le repos de l’amour. 29° Jour — Plusieurs demeures Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Dans la maison de mon PĂšre, il y a plusieurs demeures » Jean 142. Quelle touchante allusion Ă  la vie de famille, que celle renfermĂ©e dans ces paroles de JĂ©sus ! Il console son Église en lui annonçant que bientĂŽt elle aura atteint les limites du dĂ©sert, que le tabernacle temporaire, bon pour le pĂšlerinage terrestre, va ĂȘtre changĂ© en une demeure » permanente. Ce ne sera pas un asile Ă©tranger, mais une demeure paternelle oĂč nous attend un accueil paternel. LĂ , il y aura place pour tous. Des milliers de bienheureux ont dĂ©jĂ  franchi ces portes resplendissantes de gloire, des patriarches, des prophĂštes, des saints, des martyrs, des jeunes et des vieux, — et il y a encore de la place. La devise du pĂšlerin sur la terre est celle-ci Nous n’avons point ici-bas de citĂ© permanente ». Les joies les plus douces, les heures les plus bĂ©nies prendront fin. Levez-vous et allez, car ce n’est pas ici un lieu de repos ! ». Tel est l’appel qui vient souvent interrompre les moments de repos de l’Église ici-bas. — Mais dans le ciel, tout fidĂšle devient une colonne dans le temple de Dieu et il ne sortira plus jamais dehors » Apoc. 312. Cette terre n’est que le gĂźte oĂč le voyageur s’arrĂȘte pour passer une nuit. Nous-mĂȘmes ne sommes que des Ă©trangers en passage ; rien ne nous appartient en propre ; ce qui est Ă  nous aujourd’hui, un autre peut le possĂ©der demain. Mais ces demeures qui nous sont promises seront un hĂ©ritage incorruptible et qui ne se peut flĂ©trir. Aucune vicissitude ne peut atteindre le patrimoine cĂ©leste. Une fois entrĂ©s dans la maison paternelle, nous y serons Ă  toujours. Pensons aussi Ă  l’amour de JĂ©sus, qui a Ă©tĂ© lui-mĂȘme nous prĂ©parer une place dans une telle demeure. Je vais », a-t-il dit, vous prĂ©parer une place ». Et il a ajoutĂ© Je reviendrai et je vous prendrai auprĂšs de moi ». Quelle sublime pensĂ©e ! JĂ©sus s’occupant dans le ciel du bonheur de son Église ! Lecteur, que l’espĂ©rance de ce lieu bĂ©ni que le Seigneur tient en rĂ©serve pour les siens, te rĂ©concilie avec les aspĂ©ritĂ©s et les difficultĂ©s de la vie prĂ©sente, avec la rude carriĂšre du pĂšlerin. Laisse-toi conduire Ă  la clartĂ© de ce phare qui parle Ă  ton cƓur d’une demeure incomparablement plus belle que la plus somptueuse des habitations terrestres ; oublie ces vagues qui t’en sĂ©parent encore, ou plutĂŽt ne les considĂšre que comme devant servir Ă  te pousser de plus en plus vers le port ! Je voudrais », disait un fidĂšle entrĂ© maintenant dans son repos, qu’on pĂ»t lire, Ă©crire, prier, manger, boire et s’endormir avec cette pensĂ©e toujours prĂ©sente Ă  l’esprit Je serai bientĂŽt dans le ciel, dans le ciel pour l’éternitĂ© ! » La maison du PĂšre ! » Que d’ñmes Ă  l’heure du dĂ©logement ont Ă©tĂ© rĂ©jouies et consolĂ©es par la vue de ces demeures glorieuses qu’elles entrevoyaient au travers des tĂ©nĂšbres de la sombre vallĂ©e ! que de larmes versĂ©es par des amis affligĂ©s ont Ă©tĂ© sĂ©chĂ©es Ă  l’ouĂŻe de ce tendre reproche Si vous m’aviez aimĂ©, vous vous seriez rĂ©jouis de ce que je m’en vais au PĂšre ! » — Oui, la mort pour le chrĂ©tien n’est rĂ©ellement que l’entrĂ©e dans la maison paternelle. Et que sera-ce lorsque le Seigneur accomplira sa promesse en venant Lui-mĂȘme Ă  la rencontre de sa chĂšre Église et la fera entrer au lieu qui lui est destinĂ©, pour la joie de son cƓur et des nĂŽtres ! Car le Seigneur lui-mĂȘme, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront premiĂšrement ; puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuĂ©es Ă  la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » 1 Thess. 416-17. Lieu de repos, sainte patrie, SĂ©jour heureux des rachetĂ©s, Ô ville d’or, citĂ© chĂ©rie, J’aspire Ă  tes fĂ©licitĂ©s. Repos, repos, prĂšs de JĂ©sus, Peines, douleurs ne seront plus. LĂ , j’entrerai sauvĂ© par grĂące, LĂ , tu m’attends aux saints parvis. Viens, me dis-tu, j’acquis ta place Par ma croix, dans le Paradis. Repos, repos, prĂšs de JĂ©sus, Peines, douleurs ne seront plus. 30° Jour — Le royaume de l’Étoile du matin H. Rossier Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Je suis l’Étoile brillante du matin » Apoc. 2216. Sur la sainte montagne, Pierre avait eu la merveilleuse vision du fils de l’homme venant dans son royaume » Matt. 1628. C’est lĂ  que les gloires qui devaient accompagner cette venue, lui avaient Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©es ; elles Ă©taient restĂ©es gravĂ©es dans son cƓur jusqu’au moment de dĂ©poser sa tente. D’abord il avait contemplĂ© la majestĂ© du fils de l’homme, dĂ©clarĂ© Fils de Dieu par la gloire magnifique ». Il avait vu son visage resplendissant comme le soleil et ses vĂȘtements blancs comme la lumiĂšre. Ses regards s’étaient arrĂȘtĂ©s ensuite sur les saints cĂ©lestes qui l’accompagnaient. Il avait Ă©tĂ© tĂ©moin des entretiens que l’on a dans la gloire et s’était familiarisĂ© avec eux. De ses propres oreilles il avait entendu la voix du PĂšre lui parler du Fils de son amour. Ses compagnons et lui, reprĂ©sentant pour ainsi dire la scĂšne infĂ©rieure et terrestre du royaume, avaient Ă©tĂ© illuminĂ©s des rayons du soleil de justice qui se levait sur la montagne. Cette vision confirmait la prophĂ©tie tout entiĂšre, car le sujet auquel aboutit toute prophĂ©tie c’est le royaume du Christ et surtout dans sa partie terrestre. En mentionnant la parole prophĂ©tique, l’apĂŽtre ajoute À laquelle vous faites bien d’ĂȘtre attentifs, comme Ă  une lampe qui brille dans un lieu obscur ». La prophĂ©tie, dans sa portĂ©e pour nos consciences, est une chose trĂšs importante et trĂšs nĂ©gligĂ©e. Tout en nous parlant du royaume, elle nous renseigne sur la maniĂšre dont il sera Ă©tabli. Il ne pourra l’ĂȘtre que par le jugement. Pourquoi ? Parce que le monde est entiĂšrement corrompu, et que ce n’est pas la corruption que le Seigneur prendra comme sphĂšre de son royaume dans ce monde. Le monde est un lieu obscur » et tĂ©nĂ©breux ; la prophĂ©tie est une lampe qui nous permet de constater son Ă©tat actuel et qui projette sa lumiĂšre sur la condition finale des hommes, lorsque le Seigneur viendra et tous les saints avec lui ». Les fidĂšles Ă©taient en danger de se laisser gagner par le sommeil au milieu de ces tĂ©nĂšbres. La lampe prophĂ©tique leur en faisait voir l’horreur et discerner les piĂšges cachĂ©s ; elle les sĂ©parait du monde par la crainte. Comment s’associer Ă  ce qui allait ĂȘtre balayĂ© par le jugement ? Comment faire des plans d’avenir dans un monde qui n’a pas d’avenir ? Comment s’établir dans un lieu oĂč tout allait ĂȘtre Ă©branlĂ© et dĂ©truit ? Oui, nous faisons bien d’y ĂȘtre attentifs », et je crois que la nĂ©gligence actuelle des chrĂ©tiens au sujet de la prophĂ©tie a portĂ© ses tristes fruits en abaissant les barriĂšres qui les sĂ©paraient autrefois du monde. Mais dĂ©jĂ  maintenant nous avons mieux que la lampe. L’apĂŽtre ajoute Jusqu’à ce que le jour ait commencĂ© Ă  luire ». Nous sommes fils de la lumiĂšre, et fils du jour. Enfants du royaume, nous sommes rendus capables d’avoir part au lot des saints dans la lumiĂšre. En attendant, nous sommes dĂ©jĂ  dĂ©livrĂ©s du pouvoir des tĂ©nĂšbres et, si nous n’avons pas encore Ă©tĂ© transportĂ©s dans le royaume du roi de justice, de paix et de gloire sur la terre, nous l’avons Ă©tĂ© dans un royaume infiniment plus grand et plus glorieux, dans le royaume cĂ©leste du Fils de son amour. DĂ©jĂ  nous jouissons en Christ des relations de fils et de tout l’amour du PĂšre qui repose sur lui. Le jour se lĂšvera bientĂŽt ; puissions-nous marcher comme des fils du jour ! La prophĂ©tie Ă©claire la terre ruinĂ©e ; le soleil de justice Ă©clairera la terre renouvelĂ©e. Il n’a pas encore paru ; cependant dĂ©jĂ  nous en connaissons la splendeur, comme Pierre qui la contempla sur la sainte montagne. Mais l’apĂŽtre mentionne encore une autre lumiĂšre, celle de l’étoile du matin Et que l’étoile du matin se soit levĂ©e dans vos cƓurs ». Si le soleil Ă©claire la terre, l’étoile du matin a le ciel pour domaine. Elle attire les yeux vers elle-mĂȘme et vers ces espaces infinis oĂč brille sa pure lumiĂšre. L’étoile du matin est un astre gracieux et plein d’une fraĂźcheur merveilleuse. Il est levĂ© bien avant l’aube, et celui qui veille toute la nuit a seul le privilĂšge de le voir. L’étoile du matin, c’est le Christ cĂ©leste quand il apparaĂźtra aux yeux des siens. Nous ne le voyons pas encore, mais nous sommes au moment prĂ©cis oĂč il va paraĂźtre ; car la nuit est fort avancĂ©e, et le jour s’est approchĂ© » Rom. 1312. DĂ©jĂ  cette Ă©toile s’est levĂ©e dans nos cƓurs, dĂ©jĂ  l’espĂ©rance cĂ©leste occupe nos pensĂ©es et remplit nos affections, et cette espĂ©rance c’est notre Sauveur en personne. Celui qui rend tĂ©moignage de ces choses dit Oui, je viens bientĂŽt. — Amen ; Viens, Seigneur JĂ©sus ! » Apoc. 2220. 31° Jour — La servitude et l’attente H. Rossier Souvenez-vous des paroles du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Bienheureux sont ces esclaves que le MaĂźtre, quand il viendra, trouvera veillant » Luc 1237. Le Seigneur allait quitter les siens ; car dĂ©finitivement le monde le rejetait. Un complot qui devait aboutir Ă  la croix, s’était dĂ©jĂ  formĂ© contre lui Luc 1153-54. Sans doute les apparences contredisaient encore ce que Satan tramait dans les tĂ©nĂšbres, car jamais sa popularitĂ© » n’avait brillĂ© d’un tel lustre Les foules se rassemblaient par milliers autour de JĂ©sus, de sorte qu’ils se foulaient les uns les autres 121. Mais lui voyait et connaissait ce que recouvrait de son hypocrisie le cƓur humain. C’est Ă  ce moment, qu’en prĂ©sence de la multitude, il se met Ă  parler Ă  ses disciples. Il s’isole avec ce pauvre rĂ©sidu angoissĂ©, sur lequel son dĂ©part projette dĂ©jĂ  son ombre, et, ouvrant tout son cƓur Ă  ses bien-aimĂ©s, les exhorte, les encourage, leur adresse consolation sur consolation. Un volume ne suffirait pas pour mĂ©diter ce chapitre divin ; mais une parole y domine Ne craignez pas ». Devant tout ce qui pourrait abattre ce faible troupeau, que son Berger allait laisser comme Ă  la merci des loups, il leur rĂ©pĂšte Ne craignez pas ». La puissance et la haine des hommes qui va jusqu’à tuer le corps, votre propre insignifiance, ne doivent pas vous inquiĂ©ter ; Dieu a soin de vous et vous aime. Vous courrez des dangers en me confessant, mais je vous confesserai devant les anges de Dieu. On vous traĂźnera devant les synagogues et devant les juges ; ne craignez pas, car la puissance du Saint Esprit vous enseignera. Les hommes seront contre vous Dieu lui-mĂȘme, et le Fils, et le Saint Esprit sont pour vous. Ne soyez pas en souci pour la vie, ne soyez pas en peine de ce que vous mangerez et de ce que vous boirez et comment vous serez vĂȘtus ; vous avez un PĂšre qui sait que vous avez besoin de ces choses ! Il les exhorte aussi Tenez-vous en garde, dit-il, contre le levain des pharisiens qui est l’hypocrisie ». Voyez, et gardez-vous de toute avarice » ; et certes, nous avons besoin de ces tendres exhortations, mais il veut avant tout remplir de confiance ces cƓurs troublĂ©s et craintifs ; Ne craignez pas ; ne craignez pas ! » Puis il introduit le passage de ce chapitre que nous dĂ©sirons mĂ©diter Recherchez son royaume » 531. Le royaume de qui ? Du PĂšre ! Ce royaume du PĂšre n’est pas celui du fils de l’homme. Il n’a pas, comme ce dernier, une sphĂšre terrestre oĂč resplendira sa gloire. C’est le royaume cĂ©leste oĂč le PĂšre a son domicile. Ce nom de PĂšre, comme il parle au cƓur d’ĂȘtres craintifs, faibles, sans dĂ©fense et sans connaissance ! Ne renferme-t-il pas sa protection, ses soins journaliers, son amour, tout son amour pour ceux qu’il a engendrĂ©s, qu’il appelle ses enfants ? — C’est aux lieux oĂč ces choses se trouvent que le Seigneur veut Ă©lever l’ñme de ses disciples. Oh ! comme nous serons portĂ©s au-dessus des craintes, des soucis dessĂ©chants de cette vie, si nous cherchons le royaume du PĂšre ! Toutes les choses terrestres dont nous avons besoin nous seront donnĂ©es par-dessus », car nous aurons le PĂšre ; elles nous seront donnĂ©es Ă  titre de supplĂ©ment, pour parfaire le poids des choses Ă©ternelles que nous trouverons dans son royaume ! Le Seigneur rĂ©sume encore une fois toutes les exhortations qui prĂ©cĂšdent, par un mot Ne crains pas, petit troupeau ». AprĂšs avoir dĂ©taillĂ© tous nos sujets de crainte, il dit Ne crains pas ! » Vous ĂȘtes le petit troupeau au milieu de cette multitude hostile. Cela convient bien Ă  son amour que les enfants de Dieu ne soient que cela. Nous ne pouvons nous confier dans notre nombre, dans notre force ou notre intelligence, mais nous pouvons nous confier en lui. Et voyez quelles grandes choses le PĂšre a faites pour le petit troupeau ! Il a plu » — entiĂšrement en dehors de nous, qui sommes sans mĂ©rite pour l’obtenir — il a plu au PĂšre » — qui nous a mis en relation avec lui-mĂȘme comme ses bien-aimĂ©s — de nous donner » — non pas de nous prĂȘter pour un temps, en nous accordant une jouissance passagĂšre, mais — de nous donner », de nous donner en propre le royaume », — le royaume du PĂšre, le ciel ! Comme cette libre et pure grĂące de Dieu, comme cet intĂ©rĂȘt et cet amour du PĂšre sont faits pour remplir de confiance le cƓur du petit troupeau ! Le royaume est Ă  nous, nous le possĂ©dons, nous pouvons y entrer aujourd’hui et demain et chaque jour. Mais, pour en jouir, j’ai quelque chose Ă  faire. Pour entrer dans ma maison, il me faut en avoir la clef. Le Seigneur place cette clef dans la main de ses disciples ; il leur rĂ©vĂšle le secret par lequel ils peuvent prendre aujourd’hui possession de ce qu’ils auront Ă  jamais. Vendez ce que vous avez, et donnez l’aumĂŽne ; faites-vous des bourses qui ne vieillissent pas, un trĂ©sor qui ne dĂ©faille pas, dans les cieux, d’oĂč le voleur n’approche pas, et oĂč la teigne ne dĂ©truit pas ; car lĂ  oĂč est votre trĂ©sor, lĂ  aussi sera votre cƓur ». Le secret qu’il me confie est de n’avoir ici-bas rien que je possĂšde en propre, de rompre tous les liens qui me rattachent aux choses terrestres en les considĂ©rant comme des entraves, et d’employer ces choses, dont il laisse l’administration entre mes mains, Ă  donner l’aumĂŽne, — Ă  faire du bien aux pauvres et aux dĂ©shĂ©ritĂ©s, devenant ainsi comme la main du PĂšre qui sait qu’ils ont besoin de ces choses. Alors nous nous faisons un trĂ©sor dans les cieux ; nous montrons par nos actes que les biens incorruptibles ont seuls de la valeur, et quand nous avons, pour ainsi dire, constituĂ© notre trĂ©sor, nos cƓurs le suivent. Ces trois choses se lient le renoncement, l’acquisition du trĂ©sor, et le cƓur suivant le trĂ©sor. Si je me fais des bourses qui vieillissent », mon cƓur s’y attachera nĂ©cessairement. Un beau jour, elles pĂ©rissent et me sont dĂ©robĂ©es. Alors, pauvre cƓur misĂ©rable, que deviens-tu, quand ton trĂ©sor a disparu ? Mais, notre cƓur ayant suivi notre trĂ©sor, nous avons encore une chose Ă  faire. Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumĂ©es ; et soyez vous-mĂȘmes semblables Ă  des hommes qui attendent leur maĂźtre, Ă  quelque moment qu’il revienne des noces, afin que, quand il viendra, et qu’il heurtera, ils lui ouvrent aussitĂŽt ». Nous avons Ă  prendre ici-bas une certaine attitude en attendant celui qui nous a quittĂ©s, mais qui est sur le point de revenir. On peut avoir les reins ceints pour le service, pour la marche, pour le combat et pour le culte. Dans ce passage, ils doivent ĂȘtre ceints pour l’attente. Nous avons Ă  veiller sur nos pensĂ©es, sur nos affections, sur tout ce qui pourrait nous distraire et nous empĂȘcher d’entendre les pas de l’époux qui s’approche. C’est bien l’attitude d’un serviteur, mais d’un serviteur qui se tient prĂšs de la porte, attentif au moindre bruit, pour ouvrir aussitĂŽt que la main du maĂźtre heurtera. Les lampes allumĂ©es ne sont pas ici le tĂ©moignage, mais la vigilance qui combat contre le sommeil. Que nos reins soient donc ceints et nos lampes allumĂ©es, en sorte qu’il nous trouve veillant, car avec ces deux choses nous attendrons le Seigneur. Cette expression est bien frappante À quelque moment qu’il revienne des noces ». Sans doute, la relation de l’Époux avec son Église ne fut rĂ©vĂ©lĂ©e qu’à la suite de l’exaltation du Seigneur et de la descente du Saint Esprit, et cela peut en quelque mesure expliquer le vague intentionnel de cette parole. Mais ne pouvons-nous pas y voir encore autre chose ? L’évĂ©nement capital de la maison, c’est le mariage du maĂźtre et le moment oĂč il vient, ramenant son Ă©pouse. Cela introduit et Ă©tablit un tout nouvel Ă©tat de choses, en contraste avec ce qui a prĂ©cĂ©dĂ©. Le gouvernement et l’ordre de la maison sont dĂ©sormais complets et dĂ©finitifs. C’est aussi le moment de la joie du maĂźtre, son cƓur satisfait ayant obtenu ce qu’il dĂ©sire et se reposant enfin sur celle qu’il possĂšde comme l’objet de ses affections. Il amĂšne son Ă©pouse dans le lieu oĂč elle habitera dĂ©sormais, lieu ornĂ© par lui et prĂ©parĂ© pour elle. Ce jour est aussi celui de la joie des serviteurs qui voient leur maĂźtre rĂ©pandant sur tous ceux qui lui appartiennent l’expression de son bonheur et de sa satisfaction. VoilĂ  ce qui occupe le cƓur d’un esclave fidĂšle. Comment penser Ă  autre chose ? Fera-t-il attendre Ă  la porte ce maĂźtre chĂ©ri et respectĂ© ? Il tient Ă  lui prouver que tout est prĂȘt pour le recevoir en ce jour de fĂȘte joyeuse et solennelle. Aussi espĂšre-t-il son arrivĂ©e de moment en moment. Le temps s’écoule et ne lui paraĂźt pas long ; son affection donne des ailes Ă  la marche des heures. Que son Seigneur vienne Ă  la seconde ou Ă  la troisiĂšme veille, bienheureux sont ces esclaves, que le maĂźtre, quand il viendra, trouvera veillant. En vĂ©ritĂ©, je vous dis qu’il se ceindra et les fera mettre Ă  table, et s’avançant, il les servira ». Il leur donne plus que le royaume, plus que ses biens, plus mĂȘme que la joie de leur Seigneur. Ce qu’il fait pour eux dĂ©passerait la mesure, s’il y avait une mesure Ă  l’amour. Nous le verrons, revĂȘtant, lui, le MaĂźtre, les insignes du serviteur, de ce qu’il a toujours Ă©tĂ©, de ce qu’il veut toujours rester pour nous ; nous le verrons s’abaissant, aimant Ă  s’abaisser dans la gloire ! Pourquoi ? Pour servir lui-mĂȘme ses esclaves. Et comment nous servira-t-il ? Comme lui, le serviteur par excellence, sait servir. Ce ne sera plus la rĂ©demption, ni le lavage de nos pieds Marc 1045 ; Jean 134 ; il nous aura devant lui, parfaits nous-mĂȘmes dans l’amour. Nous comprendrons cet amour sans limite et nous le laisserons faire. Nous ne dirons pas comme Pierre Tu ne t’abaisseras jamais Ă  de telles fonctions. Nous ne nous Ă©tonnerons pas de l’entendre nous dire Mon service est la rĂ©ponse au tien. La rĂ©ponse Ă  mon service !
 Une telle parole ne peut que m’humilier profondĂ©ment aujourd’hui, mais dans la gloire je comprendrai, en adorant, que son service glorifie Ă©ternellement son amour, et je le laisserai m’aimer avec dĂ©lices, lui donnant en Ă©change tous les mouvements d’un cƓur capable de sonder l’amour parfait de mon Seigneur et de mon Sauveur. Ô profondeur des richesses, et de la sagesse, et de la connaissance de Dieu !
 Ă  lui soit la gloire Ă©ternellement ! Amen » Romains 1133, 36. Épilogue — Le jour de Dieu 2 Pierre 311-14 Souvenez-vous du Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme a dit Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point Luc 2133 Cette derniĂšre parole sert d’épilogue Ă  nos mĂ©ditations. Elle nous parle de l’établissement des temps Ă©ternels. Nous en avons besoin au milieu de ce monde rĂ©voltĂ© contre Dieu, et qui court Ă  sa dissolution. L’apĂŽtre Pierre prend la lampe prophĂ©tique pour nous Ă©clairer sur l’état moral des hommes de la fin, en nous rappelant les paroles dites Ă  l’avance Ă  leur sujet par les saints prophĂštes », qui nous ont annoncĂ© que les impies se moqueraient de la promesse de sa venue ». Cette venue est pour eux une fable de vieilles femmes. Ils disent que toutes choses demeurent dans le mĂȘme Ă©tat depuis le commencement de la crĂ©ation ». Ils professent l’immutabilitĂ© de la matiĂšre, et ignorent volontairement que l’existence et la destruction du monde dĂ©pendent d’une parole de Dieu. Le monde fut créé HĂ©b. 113, subsiste et sera dĂ©truit par cette parole 2 Pierre 35-7. DĂ©jĂ  le dĂ©luge l’a submergĂ© une fois. Ces hommes ne veulent pas le croire, et ne voient pas que les cieux et la terre de maintenant sont rĂ©servĂ©s par sa parole pour le jour du jugement et de la destruction des hommes impies ». Or le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; et, dans ce jour-lĂ , les cieux passeront avec un bruit sifflant, et les Ă©lĂ©ments embrasĂ©s seront dissous, et la terre et les Ɠuvres qui sont en elles seront brĂ»lĂ©es entiĂšrement ». Cette vĂ©ritĂ© est un motif puissant pour notre conduite chrĂ©tienne Toutes ces choses devant donc se dissoudre, quelles gens devriez-vous ĂȘtre en sainte conduite et en piĂ©tĂ© ? ». AttachĂ©s Ă  cette parole, nous ne pourrons vivre avec le monde et comme lui, ni conserver des liens avec ce que nous savons devoir ĂȘtre entiĂšrement brĂ»lĂ©. Mais la crainte de nous trouver liĂ©s Ă  cet Ă©tat de choses ne peut ĂȘtre notre seul, ni mĂȘme notre principal motif. Le jour du Seigneur sera suivi d’un autre, le jour de Dieu. C’est Ă  cause de lui que les cieux en feu seront dissous et que les Ă©lĂ©ments embrasĂ©s se fondront ». Ce sera le jour de la pleine et dĂ©finitive stabilitĂ© de toutes choses. Nous l’attendons, car le jour du jugement ne peut ĂȘtre l’objet de notre espĂ©rance. Le jour du Seigneur introduira le rĂšgne de la justice sur la terre purifiĂ©e par le jugement ; aprĂšs ce rĂšgne, quand il aura dĂ©truit le premier ciel et la premiĂšre terre », il introduira le jour de Dieu, qui resplendira dans de nouveaux cieux et sur une nouvelle terre dans lesquels la justice habite. Nous attendons ce jour, mais nous sommes exhortĂ©s Ă  hĂąter sa venue. Comment donc pouvons-nous le hĂąter ? En manifestant dĂšs maintenant dans toute notre conduite les caractĂšres stables de justice et de saintetĂ© qui appartiennent Ă  ce jour. Quelles gens devrions-nous donc ĂȘtre ! C’est pourquoi, bien-aimĂ©s, en attendant ces choses, Ă©tudiez-vous Ă  ĂȘtre trouvĂ©s sans tache et irrĂ©prochables devant lui, en paix ; et estimez que la patience de notre Dieu est salut ». FrĂšres bien-aimĂ©s ! le Seigneur vient. Nous allons le voir comme Étoile du matin, comme Sauveur, comme MaĂźtre, comme Seigneur, comme Époux ; nous reviendrons avec lui en gloire pour rĂ©gner avec lui comme Roi, puis le jour de Dieu apparaĂźtra. En attendant, le mal rĂšgne dans le monde et nous en souffrons, si nous ne souffrons aussi de nos propres et humiliantes expĂ©riences. Ne craignons pas et ne perdons pas courage. Estimons que la patience de notre Dieu est salut que cette pensĂ©e nous soutienne. N’avons-nous pas, au milieu du bouleversement de toutes choses, les plus puissants motifs pour renier l’impiĂ©tĂ© et les convoitises mondaines, et vivre dans le prĂ©sent siĂšcle, sobrement et justement, et pieusement, attendant la bienheureuse espĂ©rance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur JĂ©sus Christ » ?
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PourJaccottet l'air, l'espace quand il n'est encore que milieu et souffle, impalpable inachevé, soutient nature et écriture, les renvoie l'un vers l'autre, fait de la création un suspens dans le passage : « Parole-passage, ouverture laissée au souffle. Aussi aimons-nous les vallées, les fleuves, les chemins, l'air.
Ensemble Vocal L'AllianceBéatrice GobinStéphane Audoin Durée 0416 Auteur Michel ScouarnecCompositeur Jo Akepsimas
\n \n \n \ncelui qui aime a déjà franchi la mort paroles
48 Jn 1, 3. 9 2 Co 13, 13. 10 Jn 6, 40. 11 Jn 11, 25c. 12 Jn 11, 24. 13 Dn 12, 13. 14 Dn 12, 2. 15 On pourra consulter, parmi bien d’autres, l’article sur l’ Âme du PĂšre M. Birollet, de l’Oratoire, dans le Dictionnaire thĂ©ologique du PĂšre Louis Bouyer, DesclĂ©e 1963, p. 31-33. 16 Notamment le Livre de la Sagesse, 3, 1-7 ; 8, 19-20. 17 Notamment Mt 10, 28 : « Ne Entrez le titre d'une chanson, artiste ou parolesMusixmatchPROPalmarĂšs de parolesCommunautĂ©ContribuerConnexionParolesCelui qui aime a dĂ©jĂ  franchi
DerniĂšre mise Ă  jour le 9 novembre 2021Paroles limitĂ©esMalheureusement, nous ne sommes pas autorisĂ©s Ă  afficher ces place, for music moreCompagnieÀ propos de nousCarriĂšresPresseContactBlogProduitsFor Music CreatorsFor PublishersFor PartnersFor DevelopersFor the CommunityCommunautĂ©Vue d'ensembleRĂšgles de rĂ©dactionDevenir un CurateurAssistanceAsk the CommunityMusixmatchPolitique de confidentialitĂ©Politique de cookiesCLUFDroit d'auteur🇼đŸ‡č Fait avec amour & passion en Italie. 🌎 ApprĂ©ciĂ© partoutTous les artistesABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ
Lapartition, les enregistrements et les paroles du chant Celui qui aime a dĂ©jĂ  franchi la mort - S89 - Jo Akepsimas du compositeur Jo Akepsimas et de l’auteur Michel Scouarnec.
Culte Ă  l'Oratoire du Louvre Dimanche 17 avril 2022Dimanche de PĂąques53Ăšme jour de la guerre en Ukraine Pourquoi chercher parmi les morts celui qui est vivant ? » Culte prĂ©sidĂ© par la Pasteure AgnĂšs Adeline-Schaeffer A l'orgue Sarah Kim, organiste co-titulaireAu violon Camille ThĂ©veneau AccĂšs direct aux textes des chants, cliquer iciAccĂšs direct Ă  la lecture biblique, cliquer iciAccĂšs direct au texte de la prĂ©dication, cliquer iciAffichage de la prĂ©dication pour impression, cliquer ici Musique Sarah Kim Ă  l'orgue Salutation Christ est ressuscitĂ© ! Il est vraiment ressuscitĂ© ! Accueil C’est avec cette salutation de l’Église ancienne que nous vous souhaitons la bienvenue dans ce temple protestant de l’Église protestante unie de l'Oratoire du Louvre, Ă  l’occasion de la fĂȘte de PĂąques. Ce culte est placĂ© sous le signe de la rĂ©surrection de JĂ©sus-Christ. Aujourd’hui, avec la fĂȘte de PĂąques, nous cĂ©lĂ©brons la fĂȘte du passage de la mort Ă  la vie. Cette fĂȘte se veut ĂȘtre un signe d’espĂ©rance au sein de notre monde bouleversĂ© et, dans la nuit du doute et de la mort, elle est une lumiĂšre de foi, d’espĂ©rance et d’amour. Bienvenue Ă  celles et ceux qui franchissent le seuil de ce temple, peut-ĂȘtre pour la premiĂšre fois. Bienvenue Ă  celles et ceux qui nous rejoignent pour ce culte, par le biais d’internet, des rĂ©seaux sociaux. Nous sommes en communion les uns avec les autres. Bienvenue Ă  Camille ThĂ©veneau au violon et Ă  Sarah Kim Ă  l’orgue. Elles nous accompagnent musicalement pour ce culte. Nous avons aussi une pensĂ©e fraternelle interreligieuse et ƓcumĂ©nique Catholiques et protestants cĂ©lĂšbrent aujourd’hui la fĂȘte de PĂąques. La PĂąque orthodoxe sera cĂ©lĂ©brĂ©e le 24 avril, selon un calendrier lĂ©gĂšrement diffĂ©rent. La fĂȘte de la PĂąque juive, Pessa'h, commĂ©morant la sortie d’Égypte, tombe cette annĂ©e du 15 au 23 avril. Elle coĂŻncide pendant une semaine avec le jeune du Ramadan, dans lequel sont entrĂ©s les musulmans, depuis le 2 avril et qui se terminera le 2 mai. Cette coĂŻncidence des cĂ©lĂ©brations des trois religions monothĂ©istes est inhabituelle, car les dates changent d’une annĂ©e Ă  l’autre, en fonction du calendrier lunaire ou du calendrier solaire. Elle nous rappelle que nous sommes frĂšres et sƓurs en humanitĂ© avec cette vocation d’Ɠuvrer ensemble pour le bien et le vivre ensemble. PriĂšrePrions ensemble PriĂšre pour le jour naissant Dieu, Seigneur, Éternel, quel que soit le nom que nous te donnions, Dans le silence de ce jour naissant, Je viens te demander la paix, la sagesse, la force. Je veux regarder aujourd’hui le monde Avec des yeux tout remplis d’amour, Être patient, comprĂ©hensif, doux et sage. Voir, au-delĂ  des apparences, tes enfants Comme tu les vois toi-mĂȘme. Et ainsi ne voir que le bien en chacun. Ferme mes oreilles Ă  toute calomnie, Garde ma langue de toute malveillance, Que seules les pensĂ©es qui bĂ©nissent Demeurent dans mon esprit, Que je sois si bienveillant et si joyeux Que tous ceux qui m’approchent Sentent ta prĂ©sence. RevĂȘts-moi de ta beautĂ©, Seigneur, Et qu’au long de ce jour, je te rĂ©vĂšle. Amen. [Anselme de Cantorbery] RĂ©pons O Seigneur ta fidĂ©litĂ© remplit les cieux et ta bontĂ© DĂ©passe toute cime. Ta justice est pareille aux monts Tes jugements sont plus profonds, Que le plus grand abĂźme. De la puissance du nĂ©ant Tu veux sauver tous les vivants, Toute chair, toute race, Les hommes se rassembleront, Autour de toi, ils trouveront, Leur paix devant ta face. Louange Qu’éclate la joie de PĂąques ! Qu’elle s’élĂšve sur toute la terre Comme une flamme dans la nuit Et qu’elle illumine la vie de tous les hommes ! Qu’éclate la joie de PĂąques ! Qu’elle ruisselle sur toute la terre Comme une eau vive qui calme la soif des chercheurs de vĂ©ritĂ© ! Qu’éclate la joie de PĂąques ! Qu’elle soit distribuĂ©e Ă  toute la terre comme du pain Qui apaise la faim de ceux qui tendent les mains ! Qu’éclate la joie de PĂąques ! Qu’elle rĂ©sonne et carillonne sur toute la terre Comme un chant d’allĂ©gresse, comme la Bonne Nouvelle Qui redonne espĂ©rance Ă  toutes et Ă  tous ! Christ est ressuscitĂ© ! Cantique Louange et PriĂšre n° 144 JĂ©sus sort de la tombe », strophes 1 Ă  3 [cliquer ici] VolontĂ© de Dieu Écoutons la volontĂ© de Dieu selon le livre de JĂ©rĂ©mie Je connais les projets que j’ai formĂ©s sur vous, dit l’Éternel. Projets de paix et non de malheur afin de vous donner un avenir et une espĂ©rance. Vous m’invoquerez et vous partirez, vous me prierez et je vous exaucerai. Vous me chercherez et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cƓur. [JĂ©rĂ©mie 2911-13] RĂ©pons Proclame ta Parole, LumiĂšre pour nos vies, Rassemble tous les membres En un seul corps, unis, Et fais de tous les hommes Tes instruments de paix Pour restaurer le monde, Selon ta volontĂ© ! Confession du pĂ©chĂ© Prions ensemble Éternel, Comment te dire ce qui nous manque ? Quelle est cette espĂ©rance qui nous manque ? Notre Ăąme est vaste, Ainsi, son exigence est immense. Il ne lui faut pas moins que toi, Éternel. Notre plus grande erreur est de croire qu’il ne nous manque jamais qu’une chose, juste une petite chose pour ĂȘtre heureux un peu d’argent, un avancement, un peu de chance, que cette maladie soit guĂ©rie, que cette attente finisse, que ce mauvais moment passe. Mais, alors, Éternel, nous ne serons jamais heureux. Car il y aura une autre maladie, une autre attente, une autre envie, une autre solitude. Éternel, comment te dire que c’est toi qui nous manques ? Ou mieux encore, c’est nous qui te manquons. En prendre conscience, c’est ĂȘtre dĂ©jĂ  sur le chemin du bonheur, et c’est tant mieux. Parce qu’il nous faut ĂȘtre heureux ici, maintenant, absolument, tout de suite ; ou bien nous ne le serons jamais. Parce que PĂąques, c’est ici, et maintenant, tout simplement. Amen. [D’aprĂšs une priĂšre de Louis Evely] RĂ©pons Mon RĂ©dempteur est vivant, C’est en lui seul que j’espĂšre, La mort le tenait gisant Dans lĂ©treinte de la terre ; Mais Dieu reste le plus fort, JĂ©sus a vaincu la mort. Annonce du pardon Mon frĂšre, ma sƓur, mon amie, " Quand deux ou trois sont rĂ©unis en mon nom, je suis au milieu d’eux " dit JĂ©sus le Christ. Le Seigneur JĂ©sus t’arrache Ă  la nuit, d’une vie pour rien. Il t’offre un lendemain, Ouvre-toi Ă  son pardon. Il t’offrira des gestes fĂ©conds Sa prĂ©sence Ă  tes cĂŽtĂ©s, Et son pain Ă  partager. Chantons Ă  Dieu notre reconnaissance ! RĂ©pons Je ne craindrai dĂ©sormais Aucun pouvoir de ce monde Car tu nous donnes la paix OĂč toute autre paix se fonde, Garde-nous dans ta clartĂ©, Ô JĂ©sus ressuscitĂ©. Confession de foi Nous affirmons notre foi Je crois en Dieu sans pouvoir le dĂ©finir. Il est la transcendance qui donne une autre dimension Ă  ma vie. Je ne connais pas son nom, je n’ai de lui aucune image, mais toujours dans ma vie il est lĂ , comme une lumiĂšre qui Ă©claire mon chemin, un vis-Ă -vis dans la solitude des jours. Je crois que si ma foi vacille, il croit en moi sans se dĂ©sespĂ©rer et c’est mon espĂ©rance. Je crois en JĂ©sus et je crois qu’il est le Christ. Dieu s’est rĂ©vĂ©lĂ© Ă  lui et l’a pris pour fils. Il a cru en l’amour de Dieu et a aimĂ© son prochain inconditionnellement. Il a Ă©tĂ© fidĂšle jusqu’au bout, loyal jusqu’à en mourir. Son exemple me conduit. JĂ©sus est pour moi un maĂźtre de sagesse. Sa rĂ©surrection a lieu chaque fois que nous marchons dans ses pas Je crois en l’Esprit Saint. Et je ressens son action entre les hommes qui veulent faire advenir le royaume de Dieu. Il nous rĂ©unit dans la communion fraternelle. Il me reprend quand je m’égare et il Ă©claire les tĂ©nĂšbres de ma vie. J’ai confiance en son souffle ; il m’a tant de fois sauvĂ©e. Je crois en l’homme, quand il transforme le monde pour le rendre plus juste, plus beau et habitable pour tous. Je crois que nous faisons ce que nous pouvons, mĂȘme si ce n’est pas assez, et j’ose croire que la foi, l’espĂ©rance et l’amour prĂ©sident Ă  l’action de beaucoup sur cette terre. Je crois qu’il me faut ressusciter chaque jour de ma vie. [Pasteure BĂ©atrice ClĂ©ro-Mazire] RĂ©pons Dans ma vie de chaque jour, Je partagerai ta gloire ; Je vivrai dans ton amour, Le bonheur de ta victoire Et dans ton Ă©ternitĂ©, Nous chanterons ta beautĂ©. Doxologie Gloire Ă  Dieu dans les cieux et sur la terre, d’éternitĂ© en Ă©ternitĂ© ! Lecture biblique Luc chapitre 24, versets 1 Ă  12 [cliquer ici][Traduction Nouvelle Bible Segond] 1 Le premier jour de la semaine, [les femmes] vinrent au tombeau de grand matin, en apportant les aromates qu'elles avaient prĂ©parĂ©s. 2 Elles trouvĂšrent la pierre roulĂ©e de devant le tombeau ; 3 elles entrĂšrent, mais elles ne trouvĂšrent pas le corps du Seigneur JĂ©sus. 4 Comme elles Ă©taient perplexes Ă  ce sujet, deux hommes survinrent devant elles, en habits Ă©clatants. 5 Toutes craintives, elles baissĂšrent le visage vers la terre ; mais ils leur dirent Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? 6 Il n'est pas ici, il s'est rĂ©veillĂ©. Souvenez-vous de quelle maniĂšre il vous a parlĂ©, lorsqu'il Ă©tait encore en GalilĂ©e 7 et qu'il disait Il faut que le Fils de l'homme soit livrĂ© aux pĂ©cheurs, qu'il soit crucifiĂ© et qu'il se relĂšve le troisiĂšme jour. 8 Et elles se souvinrent de ses paroles. 9 Elles s'en retournĂšrent du tombeau pour raconter tout cela aux Onze et Ă  tous les autres. 10 C'Ă©taient Marie-Madeleine, Jeanne, Marie de Jacques et les autres, avec elles ; elles le dirent aux apĂŽtres ; 11 mais ces paroles leur parurent une niaiserie et ils ne crurent pas les femmes. 12 Pierre cependant se leva et courut au tombeau. En se baissant il ne vit que les bandelettes qui Ă©taient Ă  terre ; puis il s'en alla chez lui, s'Ă©tonnant de ce qui Ă©tait arrivĂ©. Cantique Louange et PriĂšre n°146 Vainqueur de l’enfer et du monde », strophes 1, 3 et 4 [cliquer ici] PriĂšre d'illuminationÔ Éternel, accorde-moi le silence ; non pas le silence qui me rend prisonnier de moi-mĂȘme, mais celui qui me libĂšre et m’ouvre des espaces nouveaux ; non pas le silence de l’absence, du monologue solitaire, mais celui de l’intimitĂ© en ta prĂ©sence ; non pas le silence de la nuit ou du dĂ©sespoir, mais celui qui attend la lumiĂšre de l’aurore et de l’espĂ©rance de PĂąques, celui qui Ă©coute le murmure de ton esprit, qui Ă©claire pour nous ta parole. Amen. [Pasteur Laurent Gagnebin] Musique Sarah Kim Ă  l'orgue PrĂ©dication Pourquoi chercher parmi les morts celui qui est vivant ? Amis, frĂšres et sƓurs, Nous sommes Ă  nouveau rĂ©unis en ce dimanche pour cĂ©lĂ©brer la fĂȘte de PĂąques. Dans quel Ă©tat intĂ©rieur sommes-nous ? Quels sentiments nous traversent Ă  l’écoute de l’Évangile de Luc que nous venons d’entendre ? Un sentiment de lassitude ? Un sentiment de dĂ©couragement ? Un sentiment d’indiffĂ©rence ? Un sentiment d’incrĂ©dulitĂ© que l’on n’ose pas avouer ? Chaque annĂ©e, Ă  peu prĂšs Ă  la mĂȘme Ă©poque surgissent ces textes d’Évangile qui gardent en eux un parfum extraordinaire de miracle, alors qu’on voudrait seulement quelque chose de tangible Ă  se mettre sous la dent. Qu’on en finisse une fois pour toutes, avec ces rĂ©cits complĂštement dĂ©connectĂ©s de la rĂ©alitĂ©, qui peut-ĂȘtre ne parlent plus Ă  grand monde. Parce qu’au fond, rien ne change. La mort est toujours lĂ , avec son cortĂšge de souffrances, d’injustices et de solitude. Justement parce que rien ne change – et l’actualitĂ© est lĂ  pour nous le redire – il y a une parole qui fait irruption. Une parole qui passe les siĂšcles et qui rĂ©siste. Une parole qui titille jusqu’à l’agacement, peut-ĂȘtre, notre rationalitĂ©, notre intellect, notre dĂ©sir de tout comprendre, de tout expliquer. Et cette parole, c’est celle de l’Évangile de PĂąques Pourquoi chercher le vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici. » Pourtant, s’il y en a bien quelques-unes qui savent, ce sont les femmes. Elles savent parfaitement oĂč le corps de JĂ©sus a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©, vendredi en fin d’aprĂšs-midi. Elles y Ă©taient ! Il est lĂ , dans ce tombeau. D’ailleurs c’est lĂ  qu’elles se rendent de grand matin, en ce dimanche, en ce premier jour de la semaine. Elles savent bien, parce que dĂ©jĂ , vendredi, avant que ne commence le grand Shabbat, celui de la fĂȘte de la PĂąque juive, Pessa'h, elles ont tout prĂ©parĂ© les aromates, les parfums, tout est prĂȘt. Elles savent exactement ce qu’il faut faire, parce que c’est leur affaire. Elles savent soigner et embaumer les corps. Elles sont les gardiennes des rituels funĂšbres. Peut-ĂȘtre que cette fois-ci, leur peine est encore plus grande. Et leur fatigue aussi, car Ă  mon avis, elles n’ont pas beaucoup dormi depuis vendredi, anĂ©anties par leur chagrin. Avec la mort de JĂ©sus disparaĂźt aussi leur espĂ©rance d’un monde nouveau. Quelque part, le mal et l’injustice ont encore gagnĂ©. Alors, elles vont s’occuper du corps de JĂ©sus. C’est tout ce qui leur reste. FidĂšles parmi les fidĂšles, anonymes au dĂ©but du texte, ce sont les femmes de l’ombre qui ont marchĂ© avec JĂ©sus sur les routes de GalilĂ©e. Elles ont Ă©tĂ© les tĂ©moins discrets, pratiquement invisibles de ses paroles et des gestes de guĂ©rison qu’il a prodiguĂ©es Ă  certaines d’entre elles. D’ailleurs, l’une d’elle ne s’était pas trompĂ©e, en faisant une incursion remarquĂ©e dans la maison d’un certain Simon le lĂ©preux et en versant sur la tĂȘte et les pieds de JĂ©sus un parfum de grand prix, au grand scandale des hommes prĂ©sents dans la piĂšce, tĂ©moins de ce gaspillage innommable. Mais toutes avaient dĂ©jĂ  dĂ» percevoir quelque chose de nouveau, en sa prĂ©sence un Ă©vangile inouĂŻ. Puis elles l’ont vu ĂȘtre arrĂȘtĂ© et ĂȘtre crucifiĂ© ; elles ont tout vĂ©cu avec lui, y compris le plus horrible, le plus insoutenable. Alors, fidĂšles parmi les fidĂšles du vivant de JĂ©sus, elles le sont encore Ă  sa mort. Il leur reste le rituel funĂšbre Ă  accomplir sur le corps de leur maĂźtre, de leur rabbi. Les femmes tiennent leur place. Rien n’a changĂ©. Interrompues de fait, par le dĂ©but du Shabbat, car ce sont aussi des fidĂšles de la Loi de MoĂŻse – c’est d’ailleurs le dernier mot du chapitre 23 elles se reposĂšrent conformĂ©ment Ă  la Loi » – elles reprennent donc le chemin du cimetiĂšre pour achever ce qu’elles ont commencĂ©. Elles lui doivent bien cela. Elles se rendent au tombeau sans penser une seconde que JĂ©sus pouvait ĂȘtre ressuscitĂ©. En fait, elles ont tout oubliĂ©. Dans le rĂ©cit qu’en fait Luc l’évangĂ©liste, les femmes n’ont pas le temps de se poser la question de savoir qui va leur rouler la pierre devant le tombeau. Quand elles arrivent sur le lieu de la sĂ©pulture, la pierre est dĂ©jĂ  roulĂ©e. Le tombeau est dĂ©jĂ  ouvert. Pourquoi chercher le vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici ». Et voilĂ  la grande nouveautĂ© de l’Évangile. Voici ces quelques mots tout simples, tout ordinaires qui changent la vie de ces femmes, et qui va aussi changer la foi, la façon de croire en Dieu, pour de nombreuses personnes aprĂšs elles. Deux messagers leur dĂ©livrent les paroles qui vont les faire retourner Ă  la vie. Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici. Il s’est rĂ©veillĂ©. » C’est la phrase pour dire la rĂ©surrection. Et le premier mot important, c’est il s’est rĂ©veillĂ©. C’est le moment de se rappeler que le verbe grec que nous traduisons par rĂ©surrection, áŒ€ÎœÎŹÎ±Îč anastasis est d’abord un verbe qui veut dire se rĂ©veiller, se lever, ĂȘtre debout. Des notions qui caractĂ©risent le concret de la vie quotidienne. Des gestes que nous faisons tous les jours et tout le temps. Des images oĂč c’est la vie qui l’emporte. Mais le messager continue Rappelez-vous comment il vous a parlĂ©, lorsqu’il Ă©tait en GalilĂ©e. » Le deuxiĂšme mot important est le suivant Souvenez-vous. Souvenez-vous de quelle maniĂšre il vous a parlĂ©, souvenez-vous de ses paroles. Faites appel Ă  votre mĂ©moire, et vous allez comprendre maintenant ce qu’il a dit avant. C’est alors qu’elles se souviennent des paroles de JĂ©sus. C’est lĂ  qu’elles se rĂ©veillent Ă  leur tour. Elles reviennent vers les disciples, et revenir vers eux c’est tourner le dos Ă  la tombe et Ă  la mort, c’est abandonner tout ce qu’il faut faire, c’est ne pas terminer les gestes du rite funĂ©raire, mais c’est retourner vers la vie. C’est lĂ , la mission des femmes, dont on apprend les noms, Ă  ce moment-lĂ . Elles quittent le tombeau. Elles n’ont plus rien Ă  y faire. L’essentiel est ailleurs. Elles ne le savent pas encore, mais elles sont ressuscitĂ©es, elles aussi. Seulement, les disciples sont encore dans le noir. Ils sont encore dans la nuit. Ils ne sont pas encore sortis, de grand matin. Alors ce qu’ils entendent de la part des femmes leur semble des inepties. Sans doute pensent-ils que le chagrin Ă©gare ces pauvres femmes. Ils ne crurent pas les femmes. Sauf Pierre tout de mĂȘme, qui court Ă  son tour vers le tombeau. Il ne voit que les bandelettes. Rien d’autre. Personne d’autre. Alors, il rĂ©flĂ©chit. C’est tout ce que nous avons Ă  nous mettre sous la dent, en ce jour de PĂąques. C’est vraiment mince qu’il nous faille faire le deuil d’une explication rationnelle de la rĂ©surrection. Les femmes n’ont pas Ă©tĂ© crues, c’est vrai que leur parole ne comptait pas Ă  l’époque. Mais en retournant dire aux disciples ce qu’elles avaient vu et entendu, elles ont permis que les autres, Ă  commencer par Pierre, aillent vĂ©rifier par eux-mĂȘmes ce que tout cela voulait dire. Alors, ce matin, posons-nous la question nous qui sommes dans ce temple en ce matin de PĂąques, que signifie pour nous cette fĂȘte ? PĂąques, c’est une fĂȘte sans tapage, qui se remarque Ă  peine. Elle passe assez inaperçue, mĂȘme chez les commerçants, sauf peut-ĂȘtre chez les chocolatiers. Chaque annĂ©e, nous lisons le texte de l’Évangile de la rĂ©surrection. Chaque fois, c’est Ă  nous de l’actualiser pour notre vie personnelle. C’est nous qui nous nous retrouvons avec les femmes, puis avec Pierre, devant le tombeau vide. Comment est-ce que cela rĂ©sonne en nous, et qu’est-ce que cela veut dire pour notre vie de tous les jours ? L’Évangile nous annonce que JĂ©sus est passĂ© de la mort Ă  la vie, et l’Église dit qu’en Christ, la mort est vaincue. Et cela nous fait espĂ©rer en une vie aprĂšs la mort. Effectivement pourquoi pas ? C’est une espĂ©rance trĂšs importante pour notre foi chrĂ©tienne. Mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel c’est de rĂ©pondre, Ă  notre tour, de rĂ©pondre Ă  cette question des messagers Pourquoi chercher le vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici ». Si nous nous souvenons de PĂąques, comme un Ă©vĂ©nement du passĂ©, une sorte de happy-end qui viendrait conjurer l’horreur de la mort du vendredi saint, alors nous passons Ă  cĂŽtĂ© de la Bonne Nouvelle. Si nous sommes dans ce temple ce matin pour nous tourner vers le passĂ©, si beau soit-il, alors nous avons tout faux, parce que la fĂȘte de PĂąques rĂ©siste Ă  tout cela. Parce que l’Évangile se conjugue toujours au prĂ©sent, un peu au futur, mais d’abord au prĂ©sent. Et c’est cela que je veux dire quand l’Évangile nous parle de ressusciter avant de mourir et non pas l’inverse. C’est ce qui se passe pour les femmes de notre rĂ©cit. Elles reviennent Ă  la vie, ici et maintenant, parce qu’elles retrouvent, pendant l’espace d’un instant, la foi en l’avenir. Elles retrouvent l’optimisme de croire que le meilleur est pour demain, et qu’il est mĂȘme pour maintenant. L’Évangile nous parle d’une vie Ă  vivre avant la mort. Mais de quelle vie s’agit-il ? Celle que l’on connaĂźt n’est pas forcĂ©ment drĂŽle, ni facile. Nombreux sont celles et ceux qui vivent, Ă©crasĂ©s par le poids de la faute et de la culpabilitĂ©, ou qui vivent rongĂ©s par la honte ou l’amertume, ou encore qui restent paralysĂ©s par la haine, la rancune, les prĂ©jugĂ©s. Nombreux sont celles et ceux qui vivent pour le paraĂźtre, pour l’avoir, pour consommer. Nombreux sont celles et ceux qui vivent aussi dans le deuil des ĂȘtres, des choses, du passĂ© ressassĂ©. Nombreux sont ceux qui vivent sans aucune foi, aucun amour, aucune espĂ©rance. Le Nouveau Testament appelle tout cela la mort. Et cela nous arrive plus souvent qu’on ne le pense. Cela arrive chaque fois que la prĂ©dication du Christ reste lettre morte, chaque fois que nous ne pouvons plus croire en la valeur de l’amour et de la justice, et que nous baissons les bras Ă  force de dĂ©couragement. Les raisons ne manquent pas. L’Évangile de ce matin nous renvoie Ă  la vie, contre toute attente. Et cela aussi, nous l’expĂ©rimentons plus souvent qu’on ne l’imagine. Dans la nuit la plus noire, il y a une lueur, si infime soit-elle, un souffle tĂ©nu, si lĂ©ger soit-il, un fil de soie, si fin qu’on ne le voit pas, mais si solide pourtant. Chacun dĂ©couvre, en lui, et autour de lui, des ressorts inattendus, permettant, par une inventivitĂ© et une crĂ©ativitĂ© extraordinaire, des gestes de solidaritĂ©, d’accueil, pour aider, soigner, protĂ©ger, pour rĂ©sister pacifiquement et avec dĂ©termination contre tout ce qui dĂ©figure l’ĂȘtre humain et qui peuvent faire flĂ©chir les dictatures les plus absurdes, et elles ne sont pas forcĂ©ment politiques. » Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici. Il est ailleurs ; il est toujours ailleurs, parce qu’on ne peut enfermer la prĂ©dication du Christ dans aucun dogme, aucune dĂ©finition, aucune explication. Il sera toujours au-delĂ  de ce que nous pourrons en dire et c’est tant mieux. Il n’est pas ici, dans cette tombe ; il continue d’ĂȘtre avec nous tous les jours, dans notre quotidien et il nous aide, par son amour, sa grĂące et sa prĂ©sence invisible, Ă  rĂ©inventer notre histoire humaine toujours vers plus de beautĂ© et de confiance. La fĂȘte de PĂąques nous invite Ă  sortir nos vieilles histoires, et nous donne l’envie d’écrire la nĂŽtre en toute libertĂ©. C’est un chemin de vie, avant tout. Et si ce n’est pas encore le cas aujourd’hui, alors, permettez-moi de partager ces quelques mots, Ă©crits par AbigaĂŻl Bassac, dans un Ă©ditorial d’Évangile et LibertĂ©, toujours d’actualitĂ© Nous aussi nous avons Ă©tĂ© crucifiĂ©es. Oh, certes, ce n’était pas spectaculaire. Ce n’était pas sur une croix, dans les annĂ©es trente, en JudĂ©e. Ce n’était pas au vu et au su de centaines de passants. Nous ne sommes pas littĂ©ralement morts. Mais nous avons tout de mĂȘme Ă©tĂ© crucifiĂ©es. Par des paroles de mort, par le rejet, par l’indiffĂ©rence, par la trahison, le mensonge, l’injustice, l’incomprĂ©hension, la violence physique, la chosification, l’arrachement, la solitude et tant de souffrances encore. Oui, nous avons Ă©tĂ© crucifiĂ©es et peut-ĂȘtre n’y avait-il personne pour prendre soin de nous au pied de notre croix. Nous avons alors ressenti l’absurde, le non-sens. C’était notre vendredi saint Ă  nous. Puis est venu notre samedi de vide. Combien de temps a-t-il durĂ© ? Quelques heures, quelques jours ? Des mois, voire des annĂ©es pour ceux d’entre nous qui ont connu les plus lourdes Ă©preuves. Oui, nous avons Ă©tĂ© crucifiĂ©es
 Mais l’histoire, notre histoire, ne s’arrĂȘte pas Ă  ce samedi. La mort n’aura pas le dernier mot. Nous aussi, nous serons ressuscitĂ©es. Quand nous entendrons une parole de vie, Ă  laquelle nous accorderons du crĂ©dit, de la foi, alors nous serons ressuscitĂ©es. Quand nous cesserons de nous dĂ©battre avec la mort et que nous nous abandonnerons entre les mains de la vie, alors nous serons ressuscitĂ©es. Quand enfin nous croirons la promesse qui nous est faite, que les textes bibliques charrient et tentent de communiquer, quand quelqu’un nous l’aura prĂȘchĂ©e, qu’il soit un pasteur en chaire ou un ami autour de la table d’un dĂźner, alors nous serons ressuscitĂ©es. Et ainsi, ce sera dimanche. Ce sera le printemps Ă  nouveau. La vie aura retrouvĂ© de la saveur, du sens, de la chaleur ; les jours seront plus longs que toutes nos nuits. Nous aurons Ă©tĂ© ressuscitĂ©es et nous vivrons pour ce Ă  quoi nous avons Ă©tĂ© appelĂ©es, pour la joie et pour la vie. » Amen Pour aller plus loin - RaphaĂ«l Picon, Un Dieu insoumis, Labor et Fides, 2017 pages 67-68. - Abigail Bassac, Ă©ditorial, Évangile et LibertĂ©, n° 318, avril 2018 - AgnĂšs Adeline, Ă©ditorial, Évangile et LibertĂ©, n° 358, avril 2022. Musique Camille ThĂ©veneau au violon, DeuxiĂšme Partita de BACH Cantique Louange et PriĂšre n°147 Le Sauveur est ressuscitĂ© », strophes 1, 2 & 4 [cliquer ici] Annonces Offrande Musique Camille ThĂ©veneau au violon, DeuxiĂšme Partita de BACH Liturgie de Sainte-cĂšne PRÉFACE Louons Dieu ! PĂšre, nous te remercions de nous inviter Ă  cette table que nous avons prĂ©parĂ©e, mais que tu prĂ©sides. Nous te louons de nous accueillir Ă  ce repas que tu as voulu pour nous. Nous te bĂ©nissons de nous rassembler, avant que de nous envoyer et de nous disperser dans le monde. Avec ce pain et ce vin que nous allons partager ensemble, c’est ton amour et le don de ta vie que nous allons recevoir. Avec ce pain et ce vin, c’est une invitation aux retrouvailles pour mieux nous connaĂźtre et mieux nous comprendre. Aussi, avec tous tes enfants, celles et ceux que tu as dĂ©jĂ  appelĂ©s, ou que tu appelleras encore , qui vivent ici ou qui vivent au loin, nous cĂ©lĂ©brons ton nom ! RĂ©pons Pare-toi pour une fĂȘte O mon Ăąme, tiens-toi prĂȘte ! Monte plus haut que la terre Vers la cĂ©leste lumiĂšre Ton Seigneur t’offre une place Au grand banquet de se grĂące, Ce maĂźtre au pouvoir immense, Avec toi fait alliance. RAPPEL DE L'INSTITUTION Dans la cĂšne, le Christ est l'invitĂ© qui frappe pour que nous lui ouvrions notre porte. C'est pourtant lui qui prĂ©side le repas. Nous nous souvenons que, la nuit oĂč il fut livrĂ©, il a pris le pain, il a rendu grĂąces, il l'a rompu et il l'a donnĂ© Ă  ses disciples, en disant " prenez et mangez, ceci est mon corps. Faites ceci en mĂ©moire de moi ! " Nous nous souvenons qu'il a fait de mĂȘme avec la coupe, il l’a Ă©levĂ©e en disant " prenez et buvez, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance versĂ© pour la multitude. Faites cela en mĂ©moire de moi." PRIÈRE DE COMMUNIONPrions ensemble Éternel, Dieu de la vie, il y a des paroles et des gestes qu’on n’oublie pas. Ils rĂ©sonnent et se ressentent comme une prĂ©sence invisible, une confiance indicible, un souffle tĂ©nu. Nous te prions pour que ces paroles et ces gestes continuent Ă  avoir du sens pour nos vies aujourd’hui. S’il est vrai que tout Ă©volue et tout passe, rappelle-nous, Éternel, que le repas partagĂ©, le vin offert, le pain rompu restent toujours des signes de la rencontre et de la communion des uns envers les autres, et de nous tous envers JĂ©sus-Christ et envers toi, Éternel. Ils accompagnent la mise en commun de nos joies et de nos peines, ils soutiennent notre espĂ©rance. Ils sont le tĂ©moignage de notre vie ensemble et de l’accueil de l’autre dans sa diffĂ©rence et son originalitĂ©. Nous comprenons que ce geste, que JĂ©sus a laissĂ© Ă  ses disciples, prolonge le sens de notre existence, la raison de nos luttes et de nos engagements. Ce geste que nous transmettons de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration est un tĂ©moignage de ce que nous avons reçu et que nous ne pouvons pas garder pour nous Christ est mort et ressuscitĂ© pour que nous ayons la vie, dans le seul but que vivre ensemble, en famille, en Ă©glise, en sociĂ©tĂ© soit toujours possible, malgrĂ© les conflits, les guerres, les prĂ©jugĂ©s. Éternel, Dieu de la vie, permets qu’aujourd’hui encore, ce geste demeure toujours un signe du bonheur partagĂ©, liĂ© Ă  la dĂ©couverte personnelle que ton amour sans condition, manifestĂ© dans le Christ JĂ©sus, a brisĂ© les liens de toute mort, de tout mal, de toute solitude, de tout esclavage. MĂȘme en restant Ă  nos places, nos cƓurs sont rassemblĂ©s autour de la table, dite de communion. Au moment oĂč nous allons nous approcher de la table dite de communion », rappelle-nous que ce mot signifie non seulement partager avec l’autre, le peu que l’on a, parfois, mais partager d’abord ce que nous sommes. Éternel, dans le morceau de pain que je lui donne, je lui fais une place, Ă  mes cĂŽtĂ©s. Je lui manifeste, tout simplement qu’il est mon frĂšre, ma sƓur, non seulement en humanitĂ© mais aussi, dans la foi intime qui nous unit. Beaucoup de nos frĂšres et de nos sƓurs en Christ comptent aujourd'hui sur notre priĂšre. Nous te les nommons dans le secret de nos cƓurs. Remplis nos cƓurs de ta paix, afin que nous devenions les tĂ©moins libres et joyeux que tu espĂšres. NOTRE PÈRE Ensemble, nous te disons avec confiance Notre PĂšre qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifiĂ©, que ton rĂšgne vienne, que ta volontĂ© soit faite sur la terre comme au ciel, donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi Ă  ceux qui nous ont offensĂ©s. Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais dĂ©livre-nous du mal, car c’est Ă  toi qu’appartiennent le rĂšgne, la puissance et la gloire, aux siĂšcles des siĂšcles, amen. RĂ©pons JĂ©sus ta voix nous convie, A ce festin de la vie, En ce lieu tout me retrace Les prodiges de ta grĂące. Fais qu’aujourd’hui je contemple Tes charitĂ©s sans exemple, Avant de me nourrir d’elles, A tes tables Ă©ternelles. INVITATION Amis, frĂšres et sƓurs, Nous avons prĂ©parĂ© le repas, Nous avons rassemblĂ© le pain et le vin, Nous avons dressĂ© la table. Dans notre priĂšre nous avons demandĂ© au Christ de la prĂ©sider. C'est lui qui nous invite venez maintenant car tout est prĂȘt. Sont invitĂ©es toutes celles et tous ceux qui dĂ©sirent partager le pain et le vin. Que chacun se sente accueilli tel qu’il est, en toute simplicitĂ© et dans le respect de ses convictions. COMMUNION Le pain que nous partageons est communion au corps de notre Seigneur JĂ©sus-christ. La coupe de bĂ©nĂ©dictions pour laquelle nous rendons grĂąces est communion au sang de notre Seigneur JĂ©sus-Christ. Prenez et mangez, prenez et buvez. PRIÈRE D'ACTION DE GRÂCES Nous te disons notre reconnaissance pour ce pain et ce vin partagĂ©s. Ce repas est devenu nourriture pour notre foi, lumiĂšre dans nos nuits, force pour nos combats, sel dans notre vie. Accorde-nous maintenant d'inscrire dans notre vie, la paix et la louange, en vivant l'espĂ©rance de ta rĂ©surrection. Que nos vies soient un reflet de ton amour ! Amen. BĂ©nĂ©diction Que l’amour de Dieu, manifestĂ© en Christ, notre lumiĂšre, nous accompagne, et nous rende rayonnants et fraternels ! Christ est vivant ! Cantique Louange et PriĂšre n°150 A toi la gloire », Strophes 1 Ă  3 [cliquer ici] Sortie Musique Sarah Kim Ă  l'orgue Paroles des chants du dimanche 17 avril 2022 Cantique Louange et PriĂšre n° 144 JĂ©sus sort de la tombe », strophes 1 Ă  3. Écouter l'enregistrement en cliquant ici 1 - JĂ©sus sort de la tombe, Il vit, il est vainqueur. DĂ©jĂ  la mort succombe Devant le RĂ©dempteur. ChrĂ©tiens, chantons sa gloire, CĂ©lĂ©brons sa grandeur. OĂč donc est ta victoireSĂ©pulcre - Pourrais-je craindre encore Le sommeil du tombeau ? Non, la mort est l’aurore D’un jour pur et nouveau. Christ est la dĂ©livrance du malheureux pĂ©cheur ;Triomphante assurance Pour qui croit au - Que la ferme espĂ©rance D’un Ă©ternel bonheur Apaise ma souffrance, Et console mon cƓur ; Et qu’à ma derniĂšre heure JĂ©sus soit mon appui ! Qu'en son amour je meure, Pour revivre avec lui ! Cantique Louange et PriĂšre n°146 Vainqueur de l’enfer et du monde », Strophes 1, 3 et 4 Strophe 1Vainqueur de l'enfer et du monde, Le Fils de Dieu sort du tombeau ; Aux horreurs d'une nuit profonde SuccĂšde le jour le plus beau. La joie a fait fuir la tristesse ! Peuple heureux, peuple rachetĂ©, Qu'aujourd'hui ta saine allĂ©gresse Chante JĂ©sus 2 Oh ! Dans cet auguste mystĂšre, Quels trĂ©sors, quels divins bienfaits ! Faibles habitats de la terre, Pour nous, quelle source de paix ! La mort n'est plus de sa puissance JĂ©sus triomphe ; il est vainqueur. A sa voix, la douce espĂ©ranceRenait au fond de notre 3Il vient ce jour, joie indicible !OĂč le corps de relĂšvera,OĂč, semĂ© faible et corruptible,En gloire il de son Ă©tat mĂ©prisableIl sortira tout ton pouvoir rendu semblable,JĂ©sus, Ă  ton corps 4 O JĂ©sus, toi dont la tendresse Égale en tous temps le pouvoir,Remplis envers nous ta promesse Et mets le comble Ă  notre espoir ; Qu'un jour, ayant part Ă  ta gloire, Nos voix cĂ©lĂšbrent Ă  jamais Et ton amour et ta victoire Dans le royaume de la paix. Cantique Louange et PriĂšre n°147 Le Sauveur est ressuscitĂ© », strophes 1, 2 & 4 1. Le Sauveur est ressuscitĂ© ;AllĂ©luia ! L'enfer succombe,AllĂ©luia ! AllĂ©luia ! Plein de gloire et de majestĂ©, JĂ©sus triomphe de la tombe. AllĂ©luia ! AllĂ©luia ! AllĂ©luia ! 2. Mort, oĂč donc est ton aiguillon ?SĂ©pulcre, oĂč donc est ta victoire ?AllĂ©luia ! AllĂ©luia !Dans son rapide tourbillon,Le temps nous entraine Ă  la ! AllĂ©luia ! AllĂ©luia !3. La mort est vaincue Ă  a dĂ©livrĂ© l'Église. AllĂ©luia ! AllĂ©luia ! Elle est sauvĂ©e, elle est en paix ; Par son sang il se l'est ! AllĂ©luia ! AllĂ©luia ! 4. Gloire Ă  toi notre RĂ©dempteur ! Qu'Ă  ton nom, tout genou flĂ©chisse, AllĂ©luia ! AllĂ©luia !Et que la terre, ĂŽ mon Sauveur, Pour t'adorer au ciel s' ! AllĂ©luia ! AllĂ©luia ! Cantique Louange et PriĂšre n°150 A toi la gloire », Strophes 1 Ă  3 [Pour Ă©couter, cliquer ici] Strophe 1 À toi la gloire, O ressuscitĂ© ! À toi la victoire Pour l’éternitĂ©. Brillant de lumiĂšre, L’ange est descendu ; Il roule la pierre Du tombeau vaincu. À toi la gloire, O ressuscitĂ© ! À toi la victoire Pour l’éternitĂ©. Strophe 2 Vois-le paraĂźtre C’est lui, c’est JĂ©sus, Ton Sauveur, ton MaĂźtre ; Oh ! ne doute plus ! Sois dans l’allĂ©gresse, Peuple du Seigneur, Et redis sans cesse Que Christ est toi la gloire, O ressuscitĂ© ! À toi la victoire Pour l’éternitĂ©. Strophe 3 Craindrais-je encore ? Il vit Ă  jamais, Celui que j’adore, Le prince de paix. Il est ma victoire, Mon puissant soutien, Ma vie et ma gloire Non, je ne crains rien. À toi la gloire, O ressuscitĂ© ! À toi la victoire Pour l’éternitĂ©. Paroles des rĂ©pons du temps de PĂąques AprĂšs la salutation RĂ©pons O Seigneur ta fidĂ©litĂ© » Ps. 36, str. 1. O Seigneur ta fidĂ©litĂ© remplit les cieux et ta bontĂ© DĂ©passe toute cime. Ta justice est pareille aux monts Tes jugements sont plus profonds, Que le plus grand abĂźme. De la puissance du nĂ©ant Tu veux sauver tous les vivants, Toute chair, toute race, Les hommes se rassembleront, Autour de toi, ils trouveront, Leur paix devant ta face. AprĂšs la volontĂ© de Dieu RĂ©pons Parle, parle Seigneur, ton serviteur Ă©coute » Arc-en-Ciel n°484, Proclame ta Parole, LumiĂšre pour nos vies, Rassemble tous les membres En un seul corps, unis, Et fais de tous les hommes Tes instruments de paix Pour restaurer le monde, Selon ta volontĂ© ! AprĂšs la priĂšre de repentance RĂ©pons Mon RĂ©dempteur est vivant » L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, Mon RĂ©dempteur est vivant, C’est en lui seul que j’espĂšre, La mort le tenait gisant Dans lĂ©treinte de la terre ; Mais Dieu reste le plus fort, JĂ©sus a vaincu la mort. AprĂšs l’annonce de la grĂące RĂ©pons Mon RĂ©dempteur est vivant » L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, Je ne craindrai dĂ©sormais Aucun pouvoir de ce monde Car tu nous donnes la paix OĂč toute autre paix se fonde, Garde-nous dans ta clartĂ©, Ô JĂ©sus ressuscitĂ©. AprĂšs la confession de foiRĂ©pons Mon RĂ©dempteur est vivant » L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, Dans ma vie de chaque jour, Je partagerai ta gloire ; Je vivrai dans ton amour Le bonheur de ta victoire. Et dans ton Ă©ternitĂ©, Nous chanterons ta beautĂ©. CĂšne Pare-toi pour une fĂȘte» L&P n°205, str. 1&2 Strophe 1 Pare-toi pour une fĂȘte O mon Ăąme tiens-toi prĂȘte, Monte plus haut que la terre Vers la cĂ©leste lumiĂšre. Ton Seigneur t'offre une place Au grand banquet de sa grĂące ; Ce MaĂźtre au pouvoir immense Avec toi fait alliance. Strophe 2 JĂ©sus, ta voix nous convie A ce festin de la vie ; En ce lieu tout me retrace Les prodiges de ta grĂące ; Fais qu'aujourd'hui je contemple Tes charitĂ©s sans exemple, Avant de me nourrir d'elles A tes tables Ă©ternelles ! AprĂšs la bĂ©nĂ©diction RĂ©pons Ô Seigneur, tu nous as fait voir » Ps. 68, O Seigneur, tu nous as fait voir Et ton amour et ton pouvoir Dans mainte dĂ©livrance. Fais-nous voir encore aujourd’hui L’Ɠuvre que ton amour construit Et quelle est ta puissance. Toute la terre et tous les cieux Ensemble tournĂ©s vers leur Dieu CĂ©lĂšbrent sa prĂ©sence A toi qui fais notre bonheur, A toi, grand Dieu, soient tout honneur, Force et magnificence.
RefrainCelui qui aime a déjà franchi la mort. Rien ne pourra le séparer de lŽamour du Dieu vivant. 1 Si notre faim de ta Parole A nourri nos corps brisés, Devant toi, Seigneur, nous aurons le coeur
Jean 20, 19-29 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu oĂč se trouvaient les disciples Ă©taient verrouillĂ©es par crainte des Juifs, JĂ©sus vint, et il Ă©tait lĂ  au milieu d’eux. Il leur dit La paix soit avec vous ! » AprĂšs cette parole, il leur montra ses mains et son cĂŽtĂ©. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. JĂ©sus leur dit de nouveau La paix soit avec vous ! De mĂȘme que le PĂšre m’a envoyĂ©, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlĂ©, il souffla sur eux et il leur dit Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses pĂ©chĂ©s, ils seront remis ; Ă  qui vous maintiendrez ses pĂ©chĂ©s, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelĂ© Didyme c’est-Ă -dire Jumeau, n’était pas avec eux quand JĂ©sus Ă©tait venu. Les autres disciples lui disaient Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur dĂ©clara Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son cĂŽtĂ©, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas Ă©tait avec eux. JĂ©sus vient, alors que les portes Ă©taient verrouillĂ©es, et il Ă©tait lĂ  au milieu d’eux. Il dit La paix soit avec vous ! » Puis il dit Ă  Thomas Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon cĂŽtĂ© cesse d’ĂȘtre incrĂ©dule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit Mon Seigneur et mon Dieu ! » JĂ©sus lui dit Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Merci Thomas Merci, Thomas, d’avoir doutĂ©. Car nous doutons aussi. Et nous voulons voir et nous voulons toucher, vĂ©rifier la rĂ©alitĂ© de ce que nous croyons. Quand on a souffert personnellement, plus encore, quand on a souffert pour d’autres, rien ne peut nous guĂ©rir sinon de vĂ©rifier que la vie a triomphĂ©. Certes, les blessures restent ouvertes, ou du moins visibles, certes, le souvenir demeure brĂ»lant et douloureux. Mais les choses ont changĂ©, les puissances de mort ont Ă©tĂ© conjurĂ©es. Comme Thomas, j’ai besoin de vĂ©rifier ma foi, c’est-Ă -dire non seulement le RessuscitĂ©, mais toutes les victimes sauvĂ©es, guĂ©ries, rĂ©intĂ©grĂ©es. Ma foi m’oriente vers un avenir d’espĂ©rance oĂč les choses auront Ă©tĂ© remises Ă  l’endroit, oĂč la puissance de la brutalitĂ© n’aura plus le dernier mot, oĂč justice sera faite, oĂč l’amour aura triomphĂ©. Le RessuscitĂ©, c’est le crucifiĂ©. La victoire de la RĂ©surrection n’a pas effacĂ© les blessures de la passion. Ce sont ces mĂȘmes sƓurs, frĂšres, humiliĂ©s, persĂ©cutĂ©s, assassinĂ©s, qui formeront l’humanitĂ© vivante de l’avenir. Il ne s’agit pas de faire son deuil» en tournant la page comme si rien n’avait eu lieu. C’est sur le point prĂ©cis des traumatismes que la victoire de Dieu doit ĂȘtre constatĂ©e. Thomas a eu la chance de Le voir, de maniĂšre anticipĂ©e. Nous avons la chance d’y croire, sans L’avoir encore constatĂ©, mais sĂ»rs de Le voir bientĂŽt parce que l’EspĂ©rance qui a Ă©tĂ© rĂ©pandue en nos cƓurs ne peut pas nous dĂ©cevoir. Elle est promesse de Dieu et elle prend appui sur la rĂ©alitĂ© dĂ©jĂ  prĂ©sente de la victoire du RessuscitĂ©, constatĂ©e par Thomas Mon Seigneur et mon Dieu ! » MĂ©ditation enregistrĂ©e dans les studios de Radio RCF Bruxelles. RĂ©agir
Alorsje pense Ă  Dt 30, 19 « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bĂ©nĂ©diction ou la malĂ©diction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ». Oui c’est une question de vie ou de mort, exactement comme pour nous il a Ă©tĂ© question de vie et de mort. L’enfant que nous Ă©tions a Ă©tĂ© tuĂ©, est mort. Il a

PlanĂšte Les 100 000 morts du Covid-19 Les donnĂ©es du centre d’épidĂ©miologie sur les causes de dĂ©cĂšs de l’Inserm, plus fiables car Ă©tablies Ă  partir des certificats de dĂ©cĂšs, confirment que le bilan officiel de SantĂ© publique France est largement sous-estimĂ©. Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Le nombre est hautement symbolique mais sous-estimĂ© le cap des 100 000 dĂ©cĂšs liĂ©s au Covid-19 en France, issu du dĂ©compte quotidien de l’agence de sĂ©curitĂ© sanitaire SantĂ© publique France SPF, est en rĂ©alitĂ© franchi depuis dĂ©jĂ  des semaines. C’est ce qu’il ressort des derniĂšres donnĂ©es du centre d’épidĂ©miologie sur les causes mĂ©dicales de dĂ©cĂšs de l’Inserm CĂ©piDc. Encore partielles, celles-ci ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es par le dĂ©mographe et Ă©pidĂ©miologiste Jean-Marie Robine directeur de recherches Ă©mĂ©rite Ă  l’Inserm, vendredi 9 avril, lors d’un sĂ©minaire en ligne sur la mortalitĂ© du Covid-19. Lire aussi Covid-19 l’excĂšs de mortalitĂ© des premiĂšres semaines de 2021 tend Ă  dĂ©croĂźtre En matiĂšre de surveillance de la mortalitĂ© et de ses causes en France, les chiffres du CĂ©piDc ne sont pas les plus rapides Ă  ĂȘtre rendus publics, mais ils sont les plus fiables car rĂ©alisĂ©s Ă  partir de l’ensemble des certificats de dĂ©cĂšs remplis par les mĂ©decins. Ils permettent des Ă©tudes par sexe, tranche d’ñge, selon la zone gĂ©ographique du dĂ©cĂšs et du lieu de celui-ci hĂŽpital, domicile
. Pour la pĂ©riode allant du 1er mars au 31 dĂ©cembre 2020, il y a dĂ©jĂ  75 732 certificats mentionnant le Covid-19 comme cause initiale ou associĂ©e de la mort, rĂ©vĂšle M. Robine, Ă©galement conseiller scientifique auprĂšs de la direction de l’Institut national d’études dĂ©mographiques INED. Au 31 dĂ©cembre 2020, le tableau de bord de l’épidĂ©mie de SPF faisait, lui, Ă©tat de 64 632 dĂ©cĂšs, 44 852 dans les hĂŽpitaux et 19 780 dans les Ehpad [Ă©tablissement d’hĂ©bergement pour personnes ĂągĂ©es dĂ©pendantes] et autres Ă©tablissements mĂ©dico-sociaux. » Une usine Ă  gaz » En clair, pour les dix derniers mois de 2020 – qui correspondent aux deux premiĂšres vagues de l’épidĂ©mie sur le territoire –, l’écart est dĂ©jĂ  de plus de 11 000 dĂ©cĂšs entre les donnĂ©es de SpF et celles du CĂ©piDc. Il a sans doute continuĂ© Ă  se creuser depuis dĂ©but 2021. De son cĂŽtĂ©, l’INED avait rĂ©cemment Ă©valuĂ© Ă  68 000 le nombre de dĂ©cĂšs par Covid-19 en France en 2020, Ă  partir des donnĂ©es de l’Insee, soit un delta de prĂšs de 8 000 avec les chiffres de l’Inserm. Au total, le CĂ©piDc a rĂ©ceptionnĂ© 538 972 certificats de dĂ©cĂšs exploitables vingt ne l’étaient pas pour la pĂ©riode du 1er mars au 31 dĂ©cembre 2020, dont 75 732 avec la mention Covid-19. L’infection Ă  SARS-CoV-2 est donc impliquĂ©e dans 14 % des dĂ©cĂšs. Les hommes ont payĂ© un plus lourd tribut que les femmes 38 324 dĂ©cĂšs contre 37 408. Les tranches d’ñge 75-84 ans et 85-94 sont les plus touchĂ©es. Il vous reste de cet article Ă  lire. La suite est rĂ©servĂ©e aux abonnĂ©s. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă  la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă  consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă  lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă  des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

Lamort, le jugement dernier et la vie future sont une prĂ©ocupation fondamentale de tous les croyants. Celui qui vit sur une chose il mourra sur cette chose. Lorsque survient le moment de quitter la vie, il est dit que toutes les facultĂ©s d'action et de sensations se replient dans le mental . AprĂšs avoir interviewĂ© Christian Rodriguez DGGN, Miss Konfidentielle a l’honneur de mettre en lumiĂšre Maddy Scheurer, porte-parole de la Gendarmerie nationale. Maddy Scheurer telle que vous la connaissez en suivant les informations est une chose
 Maddy au sein de cette interview en est une autre ! En acceptant de se livrer sur son parcours personnel et professionnel en quĂȘte d’un juste Ă©quilibre
 En acceptant de partager des actualitĂ©s relatives Ă  la Gendarmerie nationale, vous dĂ©couvrirez une femme engagĂ©e, bienveillante, humble, souriante.. dotĂ©e d’une forte facultĂ© d’écoute et de soutien. Une maman aimante aussi. Respect. Bonjour Maddy, Vous avez commencĂ© vos Ă©tudes en prĂ©pa HEC destinĂ©e aux grandes Ă©coles de commerce et vous exercez aujourd’hui la fonction de porte-parole de la Gendarmerie Nationale. Que s’est-il passĂ© ? Alors que je suivais des Ă©tudes en prĂ©pa HEC Ă  LYON, j’ai ressenti le besoin de prendre une autre orientation que celle initialement choisie. A l’aube de mes 20 ans, j’étais assez impatiente d’entrer dans la vie active, et j’avais un besoin intrinsĂšque de me sentir utile. Fille d’officier marinier, habituĂ©e Ă  vivre dans des quartiers d’habitations majoritairement composĂ©s de familles de militaires, j’ai changĂ© d’environnement quand mon pĂšre a effectuĂ© sa reconversion professionnelle dans le secteur civil, l’annĂ©e de ma terminale. Nous avons quittĂ© la Bretagne pour rejoindre la rĂ©gion lyonnaise. Avec du recul, j’analyse ce changement familial comme le dĂ©clencheur d’une prise de conscience personnelle. Le besoin de servir, d’ĂȘtre tournĂ©e vers l’autre et d’éprouver de la satisfaction Ă  aider des personnes dans la difficultĂ© se sont imposĂ©s Ă  moi. J’avais hĂ©sitĂ© Ă  emprunter le chemin militaire Ă  plusieurs reprises durant ma scolaritĂ©. A ce moment prĂ©cis, j’ai franchi le pas, car c’était devenu une Ă©vidence. J’ai passĂ© le concours pour entrer en Ă©cole de sous-officiers de gendarmerie. Dans l’attente de mon intĂ©gration, j’ai poursuivi ma scolaritĂ© en classe prĂ©pa afin d’obtenir plusieurs Ă©quivalences de DEUG, puis j’ai concrĂ©tisĂ© cette rĂ©orientation, en entrant en Ă©cole de formation Ă  MONTLUÇON 03 en mai 1998, au moment oĂč mes camarades de classe passaient les concours des Ă©coles de commerce. Depuis plus de 20 ans maintenant, je suis un acteur enthousiaste du service du public. Je travaille Ă  proximitĂ© de la population, des citoyens comme des Ă©lus, et je joue un rĂŽle dans la construction des politiques publiques de sĂ©curitĂ©. Je change rĂ©guliĂšrement de mĂ©tier au sein mon institution, et j’exerce des responsabilitĂ©s croissantes. Cela suppose une remise en question cyclique des acquis professionnels. Pour l’aborder au mieux, je continue Ă  suivre des formations rĂ©guliĂšrement. Des formations internes, certes, mais j’ai aussi repris le chemin de la facultĂ© pour obtenir un Master 2 en parallĂšle de mon activitĂ© professionnelle. Actuellement, la gendarmerie me permet de suivre un cycle de formation de 18 mois dans le cadre des scolaritĂ©s alternatives Ă  l’enseignement supĂ©rieur du second degrĂ© il s’agit de l’Executive MBA de Sorbonne UniversitĂ© au CELSA. A la faveur d’un parcours atypique, je m’épanouis dans mon quotidien de Gendarme, j’interagis avec la population et je suis en prise directe avec des problĂ©matiques sĂ©curitaires concrĂštes. Tout cela est trĂšs pragmatique, ça fait sens, et c’est ce qui me plaĂźt. Maddy Scheurer Ă  la cĂ©rĂ©monie de la Remise des sabres entrĂ©e dans le corps des officiers © EOGN Vous dĂ©butez votre carriĂšre en 1999 comme gendarme en brigade territoriale. Quelle est la suite ? J’ai dĂ©couvert rĂ©ellement le mĂ©tier de gendarme Ă  travers l’engagement territorial de proximitĂ©, qui allie sens du service public, relation au citoyen et aide Ă  la victime. C’était dans le VAR 83. Une premiĂšre expĂ©rience au plus proche des attentes du terrain, au cours de laquelle on cĂŽtoie le dĂ©sarroi, l’angoisse, la peur, la mort. Être gendarme revient Ă  s’inviter dans l’intimitĂ© des gens, au moment oĂč ceux-ci sont dans la difficultĂ© voire dans la peine ou la souffrance. Être gendarme, c’est avoir le souci de l’autre. J’ai toujours mis un point d’honneur Ă  traiter chaque situation qui s’est prĂ©sentĂ©e Ă  moi avec un mot d’ordre trĂšs simple accompagner la victime comme j’aurais aimĂ© ĂȘtre accompagnĂ©e en pareille situation. Cette approche, je la cultive depuis toujours. Elle est simple et pleine de bon sens. J’ai toujours veillĂ© Ă  ce que les unitĂ©s que j’ai commandĂ©es l’entretiennent avec bienveillance. Je me retrouve d’ailleurs trĂšs bien dans les mots du directeur gĂ©nĂ©ral qui explique souvent qu’ĂȘtre gendarme, c’est aimer les gens et aimer les aider, c’est porter l’attention nĂ©cessaire au plus vulnĂ©rable. AprĂšs deux ans et demi extrĂȘmement enrichissants, j’ai rejoint l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie IRCGN Ă  ROSNY-SOUS-BOIS 93. J’ai eu la chance de participer au dĂ©veloppement d’un projet, appelĂ© Ă  prendre une grande importance pour la police judiciaire le fichier national des empreintes gĂ©nĂ©tiques. A la faveur de cette affectation, au contact des gendarmes et personnels civils scientifiques, j’ai rĂ©alisĂ© combien la science pouvait aider Ă  faire Ă©merger la vĂ©ritĂ© dans les enquĂȘtes judiciaires, combien il Ă©tait important de chercher, d’innover, pour rendre un service public de qualitĂ©, en permanence adaptĂ© Ă  l’évolution de notre sociĂ©tĂ©. Au mĂȘme moment, je prĂ©parais simultanĂ©ment le concours pour entrer Ă  l’école des officiers de la gendarmerie nationale EOGN. AprĂšs un peu plus de deux annĂ©es passĂ©es Ă  l’IRCGN, j’ai Ă©tudiĂ© deux ans Ă  l’école des officiers de la gendarmerie Ă  MELUN 77 et ai suivi un cursus de formation Ă  la fois militaire et universitaire. ArmĂ©e pour exercer de nouvelles responsabilitĂ©s, j’ai formulĂ© le vƓu de servir en sĂ©curitĂ© du quotidien, ce qui m’a ramenĂ©e sur le terrain, cette fois en tant qu’adjoint au commandant de compagnie Ă  CHATEAU-THIERRY 02. Durant quatre annĂ©es, je me suis consacrĂ©e Ă  la mission opĂ©rationnelle du service public, en faisant l’apprentissage du commandement. C’était une compagnie composĂ©e d’une centaine de gendarmes, au sud de la Picardie, mais surtout au carrefour de l’Ile de France et de la Champagne. Puis j’ai rejoint une affectation parisienne particuliĂšrement stimulante, endossant la responsabilitĂ© de chargĂ©e de mission, au sein d’une Ă©quipe pluridisciplinaire travaillant au profit du comitĂ© interministĂ©riel de prĂ©vention de la dĂ©linquance CIPD. PlacĂ©e en dehors de la gendarmerie, chargĂ©e de faire le lien avec mon institution, j’ai pu poser, pour la premiĂšre fois, un regard nouveau sur la gendarmerie, un regard enrichi par la perception des fonctionnaires, Ă©lus ou responsables des associations nouvellement rencontrĂ©s dans ce cadre. C’est Ă  cette Ă©poque, en 2009, que j’ai commencĂ© Ă  travailler sur le sujet des violences au sein du couple, au moment de l’écriture du plan national de prĂ©vention de la dĂ©linquance et d’aide aux victimes. A titre personnel, en parallĂšle de mon activitĂ© professionnelle, j’ai dĂ©cidĂ© de reprendre Ă©galement des Ă©tudes, avec l’idĂ©e d’obtenir un Master 2 en droit et stratĂ©gie de la sĂ©curitĂ©, pour enrichir mes connaissances et mon parcours. Ces quatre annĂ©es mises Ă  profit, j’ai quittĂ© cette affectation en administration centrale pour prendre le commandement d’une compagnie d’instruction, en Ă©cole de gendarmerie Ă  MONTLUÇON 03 et former les jeunes recrues, Ă©lĂšves-gendarmes ou Ă©lĂšves-gendarmes adjoints volontaires. Au-delĂ  de la symbolique, la transmission des valeurs et de l’expĂ©rience acquise est un vĂ©ritable enjeu pour l’Institution. Revenir aux fondamentaux du mĂ©tier de gendarme, savoir les expliquer avec pĂ©dagogie aux gĂ©nĂ©rations montantes, transmettre la lettre, mais surtout l’esprit de la mission, ainsi que celui de la maison, aux gendarmes appelĂ©s Ă  nous succĂ©der
. Construire et nourrir au quotidien une ambition collective, cultiver la solidaritĂ© et la fraternitĂ© dans nos rangs. A ce moment prĂ©cis, j’ai une pensĂ©e toute particuliĂšre pour le major JM HERTGEN qui nous a quittĂ©s le mois dernier. Il a Ă©tĂ© mon premier cadre quand je suis entrĂ©e en gendarmerie, a guidĂ© mes premiers pas de gendarme avec bienveillance. Je veux saluer son professionnalisme autant que ses qualitĂ©s humaines. A la suite de ce retour aux sources – pour l’anecdote, j’ai commandĂ© la compagnie dans laquelle j’avais moi-mĂȘme Ă©tĂ© Ă©lĂšve-gendarme en 1998/1999 – j’ai pris le commandement de la compagnie de gendarmerie dĂ©partementale de CERET, dans les PyrĂ©nĂ©es Orientales. Il s’agit d’une compagnie Ă  forte saisonnalitĂ©. La problĂ©matique sĂ©curitaire de communes telles qu’ARGELES, COLLIOURE, BANYULS-SUR-MER ou encore PORT VENDRES en pĂ©riode estivale, dans un contexte trĂšs marquĂ© par l’adaptation de la rĂ©ponse de l’Etat Ă  la menace terroriste a reprĂ©sentĂ© un enjeu permanent. J’ai retirĂ© Ă©normĂ©ment de satisfactions de ce commandement. J’ai vĂ©cu des moments humainement forts, certains trĂšs heureux, d’autres trĂšs douloureux. C’est le propre de notre mĂ©tier, et c’est un sentiment renforcĂ© par notre esprit de corps, et la vie en caserne associĂ©e Ă  notre statut. Maddy Scheurer sur le terrain Ă  Ceret © Thomas Anies Quelles sont vos missions en tant que porte-parole de la gendarmerie depuis 2018 ? Depuis le 1er aoĂ»t 2018, je suis porte-parole de la gendarmerie. En prise directe avec l’actualitĂ©, au plus prĂšs du directeur gĂ©nĂ©ral et en lien permanent avec le SIRPA, je rĂ©ponds aux sollicitations mĂ©diatiques, au grĂ© des besoins et des nĂ©cessitĂ©s identifiĂ©s. Mes prises de paroles consistent Ă  expliquer l’action de la gendarmerie, renseigner ou prĂ©venir, valoriser le travail des hommes et des femmes qui composent les rangs de la gendarmerie. Enfin, il m’arrive de devoir rĂ©tablir la vĂ©ritĂ© face Ă  des allĂ©gations ou des attaques infondĂ©es, voire des mises en cause extrĂȘmement rapides pour ce faire, j’apporte l’éclairage demandĂ© sur des situations prĂ©sentĂ©es comme litigieuses. Je contextualise, en toute transparence. J’explique pour permettre Ă  chacun de comprendre. C’est un nouveau mĂ©tier – dont il a fallu acquĂ©rir rapidement le fonctionnement et les usages – qui intĂšgre une dimension gestion de crise ». Cette derniĂšre est Ă  regarder, non plus sous l’angle opĂ©rationnel, mais plutĂŽt sous l’angle de la communication. AprĂšs avoir vĂ©cu sur le terrain des crises de diffĂ©rentes natures, comme gendarme et comme chef, je dois aujourd’hui expliquer comment nous travaillons dans ces situations dĂ©gradĂ©es, comment nous mettons tout en Ɠuvre pour accompagner la population en pareilles circonstances, comment nous venons en aide, tout simplement. Les sujets sont nombreux, et les occasions de prendre la parole ne manquent pas. Pour les nĂ©cessitĂ©s de la fonction, je m’exprime devant les mĂ©dias classiques de la presse audio-visuelle et Ă©crite et j’alimente un compte twitter porte-parole de la gendarmerie nationale »PorteparoleGN, dans lequel je dĂ©livre rĂ©guliĂšrement de courts messages en lien avec l’actualitĂ© de la Gendarmerie. Exercer la fonction de porte-parole et finalement incarner » la Gendarmerie nationale devant les mĂ©dias nationaux reprĂ©sente une grande responsabilitĂ©. FidĂšle Ă  mes valeurs, je multiplie les contacts avec le terrain, afin de parler avec sincĂ©ritĂ© des situations que je suis amenĂ©e Ă  dĂ©velopper et afin de trouver les mots justes. Maddy Scheurer au G7 2019 Biarritz © Florian Garcia – Sirpa Mais je ne dĂ©tiens absolument pas le monopole de la parole. Nombreux sont les gendarmes qui parlent de leur mĂ©tier. Les spĂ©cialistes sont Ă©galement trĂšs souvent sollicitĂ©s. Enfin, dans certaines situations, c’est le directeur gĂ©nĂ©ral lui-mĂȘme qui porte les sujets. Pour finir, je partage mon expĂ©rience de communicante » Ă  l’occasion de formations, tables rondes ou colloques, suivant les sollicitations reçues. C’est un exercice qui oblige Ă  revenir sur son action, Ă  l’analyser, Ă  faire du retour d’expĂ©rience un levier pour progresser. Ainsi que les Ă©vĂ©nements marquants de la gendarmerie nationale en 2020 ? L’annĂ©e 2020 a Ă©tĂ© trĂšs dense pour la Gendarmerie. Face Ă  la crise sanitaire, sous l’autoritĂ© du ministre de l’IntĂ©rieur, nous avons adaptĂ© notre posture, rĂ©organisĂ© le travail quotidien des unitĂ©s pour rendre un service public de qualitĂ©, en recherchant en permanence une adĂ©quation – dans ce contexte inĂ©dit – entre les besoins nouveaux exprimĂ©s par les Ă©lus, par la population, et les actions conduites. Je retiens donc un engagement trĂšs important sur le terrain de toutes les composantes de la gendarmerie, des personnels d’active comme de rĂ©serve, au profit de l’opĂ©ration RĂ©pondrePrĂ©sent. Cette opĂ©ration, que nous avons mise en Ɠuvre en mĂ©tropole comme en outre-mer est une illustration de la capacitĂ© d’adaptation de la gendarmerie en temps de crise, de la souplesse et de l’agilitĂ© dont nous savons faire preuve. ConcrĂštement alors que la Nation vivait des heures inĂ©dites d’inquiĂ©tude et de confinement, il s’est agi de ramener le gendarme Ă  l’essence de sa mission ; non pas tant de contrĂŽler pour rĂ©primer essentiellement le non-respect du confinement mais bien plus rassurer, donner confiance et crĂ©er des solidaritĂ©s et du lien social. Je vous donne quelques exemples Des patrouilles de gendarmerie ont portĂ© des mĂ©dicaments Ă  des personnes ĂągĂ©es isolĂ©es, ont dĂ©posĂ© des devoirs Ă  des enfants dans l’incapacitĂ© de suivre les cours Ă  distance faute de connexion internet, ont pris le soin de contacter par tĂ©lĂ©phone des personnes vulnĂ©rables pour maintenir un lien et s’assurer que tout allait bien. Nous nous sommes rapprochĂ©s des commerçants susceptibles de rencontrer des difficultĂ©s en raison de l’accĂ©lĂ©ration numĂ©rique, pour leur prodiguer des conseils de prĂ©vention. A travers l’opĂ©ration HYGIE, nous avons souhaitĂ© apporter une rĂ©ponse globale Ă  l’ensemble des problĂ©matiques touchant le milieu mĂ©dical, pour prendre soin de nos soignants ». L’opĂ©ration ZENO a permis de renforcer la sĂ©curisation aux abords des bureaux de Poste, celle du personnel mais aussi celle des allocataires. Les commandants des groupements de gendarmerie dĂ©partementale – les hommes et les femmes qui commandent les gendarmes d’un dĂ©partement – ont bĂ©nĂ©ficiĂ©, pour cela, d’une trĂšs large capacitĂ© d’initiative pour imaginer les solutions adaptĂ©es sur leur territoire d’implantation. LibertĂ© d’action et devoir d’audace c’est le souhait du directeur gĂ©nĂ©ral ! Plus de prĂ©cisions Depuis mars 2020, la crise sanitaire a Ă©voluĂ©. A chaque nouvelle phase de la pandĂ©mie, c’est-Ă -dire Ă  chacune des annonces de l’évolution des contraintes sanitaires, nous avons recherchĂ© comment protĂ©ger efficacement la population en veillant Ă  ĂȘtre utiles pour la sociĂ©tĂ©, en maintenant les nĂ©cessaires liens sociaux dans un environnement privĂ© de ses repĂšres habituels. Depuis lors, l’opĂ©ration RĂ©pondrePrĂ©sent se poursuit et continue de rythmer nos journĂ©es. Au fond, elle rĂ©vĂšle ce que nous sommes, notre ADN de gendarme une force humaine qui s’engage pour la population au quotidien, qui sait faire preuve d’adaptation et de dĂ©vouement, qui n’a pas peur de se transformer pour rester en phase avec les besoins de celle-ci. En somme, cette opĂ©ration, qui fait Ă©galement Ă©cho Ă  la façon dont est pilotĂ©e notre RSO responsabilitĂ© sociĂ©tale des organisations, qui place le citoyen au cƓur de la prĂ©occupation des gendarmes s’inscrit pleinement dans le plan stratĂ©gique de transformation de la gendarmerie, appelĂ© GEND et portĂ© par le directeur gĂ©nĂ©ral Plus de prĂ©cisions. La stratĂ©gie vise Ă  construire un nouveau modĂšle de la gendarmerie, pleinement adaptĂ© aux attentes d’aujourd’hui et, en mĂȘme temps, prĂȘt Ă  faire face aux dĂ©fis de demain. On peut en retenir les grandes lignes suivantes Tout d’abord, on ne le rappelle jamais assez la population, les Ă©lus, les partenaires sont au cƓur des prĂ©occupations du gendarme, Ă  l’image de l’énergie que nous avons dĂ©ployĂ©e pour mener l’opĂ©ration RĂ©pondrePrĂ©sent sur le terrain. Le premier des piliers de la stratĂ©gie est tournĂ© vers les usagers » de la gendarmerie. Il s’agit de construire une offre de sĂ©curitĂ© sur mesure, ambitieuse et ajustĂ©e, qui protĂšge et qui aide celles et ceux qui en ont besoin. Cette dĂ©marche va notamment jusqu’à proposer la mise en place d’outils et d’une mĂ©thodologie pour mesurer la satisfaction des personnes qui sollicitent notre intervention. Ce dispositif porte un nom le DCAS, dispositif de consultation et d’amĂ©lioration du service. Il est accueilli trĂšs favorablement dans les 22 dĂ©partements dans lesquels il est expĂ©rimentĂ©. La stratĂ©gie de transformation veille Ă©galement sur le gendarme, sur ses conditions de travail, sa gestion RH et, au-delĂ , sur l’esprit gĂ©nĂ©ral de l’institution, la cohĂ©sion qui fait sa force et l’éthique de l’action qui fonde sa lĂ©gitimitĂ© et son exemplaritĂ©. Ce sont les gendarmes qui, au quotidien, sur le terrain, Ɠuvrent pour rendre un service public de qualitĂ©. Il est important d’écouter leurs besoins, d’en prendre soin, de rĂ©pondre aux attentes du corps social de la gendarmerie, d’entretenir les valeurs et de redonner Ă  tous des clĂ©s. Nous sommes une force humaine. Enfin, la stratĂ©gie est porteuse d’innovation, de modernisation et de simplification, conditions essentielles pour piloter la conduite du changement. Les crises modifient les Ă©cosystĂšmes, transforment la sociĂ©tĂ©, modifient les usages. A titre d’exemple, la crise COVID a fait progresser le numĂ©rique Ă  une vitesse vertigineuse. Il est absolument primordial de comprendre toutes ces Ă©volutions pour se placer dans une logique d’anticipation. Nous devons progresser quant Ă  nos Ă©quipements, Ă  notre numĂ©risation, mais aussi Ă  nos processus de travail. La stratĂ©gie prĂ©sentĂ©e par le directeur gĂ©nĂ©ral quelques mois avant que nous entrions dans la crise COVID a dĂ©montrĂ©, au cours de sa premiĂšre annuitĂ© qu’elle s’adaptait Ă  des situations aussi inĂ©dites que celle-ci. Elle va continuer d’accompagner le travail du personnel de la gendarmerie au cours des quatre prochaines annĂ©es. IntĂ©grant dĂ©sormais les leçons de la pandĂ©mie, notamment celles tirĂ©es du premier confinement, cette stratĂ©gie a pour ambition que la gendarmerie sache RĂ©pondrePrĂ©sent, pour la population, par le gendarme. Avec le recul, est-il plus difficile pour une femme d’intĂ©grer puis d’évoluer au sein de la gendarmerie ? Quand je suis entrĂ©e en gendarmerie en 1998, je n’avais pas conscience de faire partie des seulement 7% de femmes gendarmes », quand bien mĂȘme je faisais rĂ©guliĂšrement le constat que nous n’étions pas nombreuses et que je ne croisais pas de camarade fĂ©minine tous les jours sur le terrain. Aujourd’hui, les choses ont beaucoup Ă©voluĂ©. En 1998, la suppression des quotas dans le recrutement des femmes aux postes d’officiers et de sous-officiers de gendarmerie a vĂ©ritablement bousculĂ© les habitudes. Aujourd’hui, la gendarmerie compte plus de 20% de femmes. Des femmes avec un statut militaire, et des femmes avec un statut civil ! Dans mes diffĂ©rentes affectations, j’ai servi sous les ordres de chefs qui m’ont fait confiance, en ma qualitĂ© de gendarme. J’ai fait la connaissance de camarades plus expĂ©rimentĂ©s qui ont partagĂ© avec moi leurs analyses, leur sagesse. Je pense spĂ©cifiquement Ă  trois d’entre eux qui m’ont tendu la main au moment des Ă©chĂ©ances importantes, qui m’ont coachĂ©e, encouragĂ©e et soutenue. Ce sont trois camarades masculins ; tous les trois ont fait leur scolaritĂ© dans des grandes Ă©coles militaires. J’ai bĂ©nĂ©ficiĂ© de leurs conseils ; ils avaient beaucoup de choses Ă  me transmettre. Ils n’avaient manifestement pas d’a priori sur ma condition fĂ©minine. Je veux croire que ce sont mon travail, mes qualitĂ©s et ma motivation qui les ont convaincus de m’accorder du temps et de m’aider Ă  progresser et Ă  monter les marches les unes aprĂšs les autres de l’escalier social. Tels des pairs, ils m’ont guidĂ©e avec bienveillance et je les en remercie chaleureusement. Le premier d’entre eux m’a d’ailleurs soutenue Ă  une Ă©poque oĂč l’on n’évoquait absolument pas les questions d’égalitĂ© professionnelle et de genre. Je n’ai pas vu passer les 23 derniĂšres annĂ©es. Elles ont Ă©tĂ© passionnantes et stimulantes, avec un engagement de chaque instant, avec une disponibilitĂ© et une mobilisation permanentes. C’est un mode de vie spĂ©cifique dans lequel la mission prime et le sens du service prĂ©vaut sur le confort personnel. Mais cela reprĂ©sente un enrichissement personnel que les personnes qui servent dans la sphĂšre publique, dans les mĂ©tiers d’aide Ă  la personne peuvent comprendre et partager. Et je le dis en pensant tout particuliĂšrement Ă  toutes celles et ceux qui ont accompagnĂ©, soulagĂ©, rassurĂ© pendant la crise sanitaire. Je voudrais donc adresser un message extrĂȘmement positif aux jeunes femmes qui lisent cette interview et hĂ©sitent Ă  s’engager dans cette voie, par peur de devoir renoncer Ă  une maternitĂ©, une vie de famille. Les jeunes femmes que je rencontre me demandent rĂ©guliĂšrement comment faire pour tout mener de front, s’interrogent sur le cĂŽtĂ© rĂ©alisable. Alors, je pense qu’il est important de le dire ĂȘtre gendarme n’empĂȘche pas d’ĂȘtre aussi une Ă©pouse et une mĂšre de famille. Une chose est certaine, il est primordial d’ĂȘtre dynamique et organisĂ©e, et de disposer de personnes ressources » sur qui compter pour faire face Ă  l’adversitĂ© et au caractĂšre imprĂ©visible de certaines interventions. NĂ©anmoins, chaque femme qui fait le choix de concilier vie professionnelle et vie personnelle est confrontĂ©e Ă  ce devoir d’organisation pour faire face aux sollicitations multiples de la sphĂšre familiale et de la sphĂšre professionnelle. Cela passe souvent aussi par le deuil du schĂ©ma familial dont on a parfois pu bĂ©nĂ©ficier en tant qu’enfant, c’est-Ă -dire la prĂ©sence d’une maman Ă  la sortie de l’école avec laquelle on fait ses devoirs. Mais cela est rĂ©alisable et notre sociĂ©tĂ© le permet de plus en plus, en offrant une pluralitĂ© d’offres et de solutions pour la garde des enfants dont les deux parents travaillent y compris dans des horaires atypiques. Je suis moi-mĂȘme la mĂšre de trois enfants. J’ai un quotidien chargĂ©. Mes enfants le savent ; nous en discutons souvent ensemble. Mais chaque fois que je dispose d’un peu de temps libre, je le leur consacre. C’est la rĂšgle et c’est de cette façon que nous trouvons notre Ă©quilibre tous les cinq. Lecture aux enfants du livre “Mon Papa est un gendarme” par Maddy Scheurer © Maddy Scheurer Note importante Il est obligatoire d’obtenir l’autorisation Ă©crite de ValĂ©rie Desforges, auteur de l’interview, avant de reproduire tout ou partie de son contenu sur un autre media. Il est obligatoire de respecter les lĂ©gendes ainsi que les copyrights des photos. Des interviews de figures de la Gendarmerie nationale susceptibles de vous intĂ©resser Jean20, 19-29. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu oĂč se trouvaient les disciples Ă©taient verrouillĂ©es par crainte des Juifs, JĂ©sus vint, et il Ă©tait lĂ  au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » AprĂšs cette parole, il leur montra ses mains et son cĂŽtĂ©.
Jeudi 4 aoĂ»t, Monseigneur Norbert Turini, administrateur apostolique du diocĂšse de Perpignan Elne, a prĂ©sidĂ© une messe de rĂ©paration en l’église Saint François d’Assise de Perpignan qui avait Ă©tĂ© profanĂ©e quelques jours auparavant. Il Ă©tait assistĂ© du PĂšre Florimond, prĂȘtre de la CommunautĂ© de Paroisses de la Sainte Famille. L’assistance Ă©tait nombreuse pour faire corps et montrer que plus que jamais les catholiques sont soudĂ©s face Ă  de tels agissements. Mercredi 3 aoĂ»t, le service diocĂ©sain de la coopĂ©ration missionnaire avait organisĂ© une journĂ©e fraternelle et de rencontre pour les prĂȘtres africains qui rĂ©sident et servent dans notre diocĂšse. C’était Ă©galement la derniĂšre journĂ©e de prĂ©sence de Mgr Tagbino, Ă©vĂȘque de Kankan en terre catalane. Il a prĂ©sidĂ© la messe dans la chapelle Saint Jean Paul II, avant de partager un repas convivial avec tous les acteurs de cette journĂ©e. Mgr Alexis Ali Tagbino, Ă©vĂȘque du diocĂšse de kankan GuinĂ©e Conakry jumelĂ© avec le notre est en visite depuis deux jours dans les PyrĂ©nĂ©es Orientales. Une maniĂšre pour le prĂ©lat de renforcer les liens et de continuer Ă  construire cette fraternitĂ© et amitiĂ© qui rattache nos deux diocĂšses. Il a passĂ© une journĂ©e Ă  Saint Martin du Canigou avec Mgr Turini, administrateur apostolique, en prĂ©sidant une messe dans l’abbatiale. Puis il a rencontrĂ© les soeurs carmĂ©lites de Vinça. Le lendemain il est parti Ă  la rencontre des communautĂ©s de paroisses Ă  travers le diocĂšse. Il explique dans une interview vidĂ©o ci dessous comment il voit et conçoit le jumelage des deux diocĂšses et comment il compte le faire fructifier avec le prochain Ă©vĂȘque. À la suite d’actes de dĂ©gradations, profanation et vols, survenus dans l’église Saint François d’Assise, quartier du Bas Vernet Ă  Perpignan ces derniers jours, une messe de rĂ©paration sera cĂ©lĂ©brĂ©e le jeudi 4 aoĂ»t Ă  18 h en ce lieu par Mgr Turini, administrateur apostolique du diocĂšse de Perpignan Elne. Toute la communautĂ© chrĂ©tienne est invitĂ©e Ă  s’associer a ce moment de recueillement. Lundi 25 juillet, la municipalitĂ© de Py, petit village de la vallĂ©e de la Rotja, fĂȘtait le millĂ©naire de l’église et de la commune instituĂ©e en l’an 1022. À cette occasion, Mgr Turini, administrateur apostolique du diocĂšse de Perpignan Elne, a prĂ©sidĂ© une cĂ©lĂ©bration eucharistique pour marquer ce bel Ă©vĂ©nement. De nombreux habitants du village Ă©taient prĂ©sents autour de Françoise Eliott, maire du village, pour participer et cĂ©lĂ©brer cet anniversaire peu commun. Reportage en images. De nouvelles nominations effectives au 1er septembre 2022 sont promulguĂ©es pou le diocĂšse de Perpignan Elne. D’une part en raison du changement de gouvernance et d’autre part pour nommer un nouveau curĂ© dans le communautĂ© de paroisses du Haut Riberal. Le pĂšlerinage diocĂ©sain Aplec ND de Font Romeu qui marque la rentrĂ©e pastorale dans notre diocĂšse aura lieu cette annĂ©e le 11 septembre Ă  l’Ermitage ND de Font Romeu Ă  partir de 9 h 30. Ce sera Ă©galement l’occasion de dire au revoir Ă  notre PĂšre ÉvĂȘque, Mgr Turini, qui vient d’ĂȘtre nommĂ© ArchevĂȘque de Montpellier. Rendez vous tous Ă  Font Romeu le dimanche 11 septembre. La trĂȘve estivale est arrivĂ©e. Le temps de souffler et de se ressourcer est venu aprĂšs une annĂ©e pastorale dense et riche. Les services de l’évĂȘchĂ© vous souhaitent de bonnes vacances que vous soyez Ă  la mer Ă  la montagne, Ă  l’étranger
 Un bel Ă©tĂ© Ă©galement pour prendre le temps. Rendez vous Ă  la rentrĂ©e, le 11 septembre lors de notre Aplec diocĂ©sain Ă  ND de Font Romeu. AprĂšs avoir passĂ© cinq jours a sillonner les routes et chemins du plateau cerdan, la soixantaine de participants au 3e PĂ©lĂ©VTT66 a achevĂ© son pĂ©riple en fanfare, dimanche, en bouclant la boucle Ă  l’Ermitage ND de Font Romeu. C’est Monseigneur Turini, tout fraichement nommĂ© archevĂȘque de Montpellier qui a clĂŽt cette Ă©dition 2022 avec une messe d’envoi dans la prairie. Il Ă©tait accompagnĂ© de deux frĂšres Ă©vĂȘques Mgrs Georges Pontier ArchevĂȘque Ă©mĂ©rite de Marseille et Michel MouĂŻsse Ă©vĂȘque Ă©mĂ©rite de Sarlat-PĂ©rigueux en vacances dans le coin. Les jeunes qui ont participĂ© Ă  cette aventure sportive et spirituelle sont tous revenus fiers d’avoir terminĂ© et raffermis dans leur foi, prĂȘts Ă  poursuivre l’oeuvre du Christ et Ă  revenir l’annĂ©e prochaine. Retrouvez le reportage photos ci-dessous.
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